« Là-haut, un coup de pied ne fait pas de poussière » (Neil Armstrong)

Les journalistes, manquant de grain à moudre entre sable des plages et poussière sur les bureaux fin août, sont toujours ravis d’un bon décès people au retour des vacances. Hier, la poudre (aux yeux) médiacosmique sur Delarue, aujourd’hui les belles cendres lunaires d’Armstrong.

il y a des médias époques (pour les) médiocres. Des endroit trompeurs, aussi.

Et il y a de grandes époques et des endroits honnêtes. Des médias, aussi (souvent en noir et blanc).

Bien sûr, il ne faut ni rire de tout, ni tout instrumentaliser. Ce serait à la fois ne pas respecter les chagrins sincères, sinon rationnels, et aller sur le terrain des politiciens et autres professionnels de la communication, qui font parler les morts et tentent de les « récupérer » pour faire de l’audimat en surfant sur leur notoriété.

Alors, pas de commentaires sur le fait que Delarue était un exemple de dérive dans l’argent aussi facile que sans gloire, la morale plus bas que terre et le moral à peine au niveau des baskets made in lowcost & lowquality -mais pas local- par les petits nenfants naveugles but sold at highprice pour les grands crétins qui ne veulent pas (sa)voir, le médiacosmisme métropolitain aussi prédateur que la finance, le foot et autres activités légales pratiquées par des voyous dopés aux mêmes poudres permettant l’acquisition de véhicules débiles, de créatures à sébile et d’immobilier délirant à Paris, Marrakech et quelques autres capitales où l’on sert des pâtes aux truffes dans des restaurants avec voituriers spécialisés en panzers et des mineur(e)s à prix d’ami même si les clients ont l’âge des Rolex, le microcosmisme aussi toxique pour la démocratie durable que l’exil des uns, l’incompétence des autres ou la rapacité des uns et des autres (à la décharge de ceux qui auraient des scrupules de n’avoir rien dit pour qui ou quoi vous savez mais n’en parlerez pas en dehors du cercle pour ne pas risquer un procès ou la perte d’une invitation à un cocktail au champagne de rentrée en ville, une chasse pas loin d’un restaurant étoilé ou un golf en bord de mer, ça ne date pas du Dr Gübler, de Clearstream ou du Carrefour du Développement, tout ça), la TV débile … toute une époque … heureusement révolue maintenant que la maison France est honnête et bien gérée sans copinage ni dogmatisme avec justice et normalitude au service de l’emploi durablement dialoguant, écologiquement correct et industriellement redressé au service de la compétitivité sociale de marché avec autant de diplomatie économique que d’amour pour la Grèce et d’humour face à l’Allemagne.

Jusqu’ici, tout va bien …

Alors, pas de long discours sur l’homme d’un bon petit (re)pas pour l’humanité.

Pas de tentative de bon (?) mot sur le (tré)pas de l’homme du vrai grand bond en avant pour l’humanité.

Pas de recherche de trucs pas glorieux dans les placards genre dopage ou photos compromettantes (byzeway, que devient Morin ? Il a été élu député ?).

Pas d’ironie facile genre « ça, c’est de la godasse d’homme, de vrai, pas de la Berluti pour trafiquant d’influence, proxénète des beaux quartiers et/ou fils à papa diplômé d’études permettant d’obtenir sans grand mérite ni trop d’effort un fromage républicain, un régime privilégié de retraite ou un pactole en paradis fiscal ». Mais une vraie admiration pour le sens de l’humour doux-amer de l’homme qui disait : « Là-haut, un coup de pied ne fait pas de poussière ».

Pas d’effet de manche facile avec photo prise dans un lieu de prestige en train de faire un truc méritant genre aider une cause comme la lutte contre le racisme.

Pas la photo pathétique pour bureau de cadre sup avec un politicien momentanément connu et souriant pour les caméras et/ou un gars important genre celui qui a marché le deuxième sur la lune et qui fait des Twits super prestigieux.

Pas de vue sur la lune avec musique grandiloquente pour ascenseur vers le 14è étage de boite qui vend des brocolis lyophilisés en gros par internet, comme sur BFMTV (nb maintenant, il n’y a presque plus de business sur BFMTV, à part l’édito de Nicolas Doze quand il n’est pas en vacances, la chaine est devenue un iTélé-bis avec sans arrêt des politiciens qui commentent l’actualité et des journalistes qui commentent la politique et un genre de Tintin qui fait le tour du monde avec un micro et un caméraman, et un gars ou une fille qui prédit la météo entre les mêmes publicités pour un site de rencontres pour célibataires exigeants que sur iTélé, et maintenant c’est sur BFM Business que ça parle sérieusement d’économie avec témoignages de devins assermentés sur la bourse, directs depuis les rendez-vous incontournables genre Planète PME ou Université d’été du Medef, explications et contre-explications de la crise ou du cours à terme de l’Euro ou de la baisse du platine ou du derniers discours de Draghi ou Bernanke par panel de clients du café d’en face de la station, interviews d’entrepreneurs souvent passionnants mais encore plus souvent rediffusés, et replay de vieux trucs genre le concours de la nouvelle boite la plus excitante entre celle qui a inventé la chaussure pour executive woman à talon amovible et celle qui vend chez Monoprix des purées de topinambours bio pour bébés de bobos, quand il ne se passe rien sur les marchés, que la perspective de faillite de l’Europe ou de disparition du monde s’éloigne un peu, et/ou qu’Edwige Chevrillon n’a plus d’idée de qui inviter entre l’apparatchik tout bronzé qui vient parler du tourisme à Paris et le politicien dont on a oublié qui c’était et de quoi il parlait mais c’était sûrement aussi innovant et émotionnant que le rappel de la date du premier pas de l’homme sur la lune et la pointure de sa chaussure).

Ou alors, juste le strict nécessaire pour quand même souligner que cet Armstrong là, c’était quand même un de ceux qu’on peut compter sur les doigts d’un seul pied qui ont fait un premier pas qui compte vraiment pour l’humanité (celui-là a coûté un peu, mais le prix s’oublie, la qualité reste dirait Audiard qui s’y connaissait en gars tournant autour de la lune).

Et pour la bonne bouche patriotique, la preuve que c’est comme pour la statue de la Liberté et la guerre d’indépendance, les Américains doivent beaucoup au pays des Galeries Lafayette puisqu’en fait toute cette histoire de conquête de l’espace pour l’humanité et contre le communisme menaçant (et avec l’aide de pas mal de scientifiques allemands émigrés assez tardivement de l’Allemagne nazie, mais c’est une autre Histoire, rien n’est tout noir, rien n’est tout blanc, comme on disait en France en ces temps-là) et touça-toussa genre les robots sur mars, la chaise pour handicapé flottant dans l’espace et même les Chinois dans le cosmos, c’est 100% copié sur notre obélisque de la Concorde (qu’on a nous même un peu emprunté à une ex grande puissance qui ne s’en servait plus, un peu comme les Anglais avec les frises du Parthénon avant que leurs banquiers ne finissent le job en Grèce, mais à l’époque ça se faisait beaucoup, même que de futurs ministres de la République quand elle était grande ont perpétué cette excellente tradition) et notre Tour Eiffel (dont les ascenseurs sont réparés maintenant que la saison touristique est presque finie et dont aucune catégorie de personnel n’est en grève pour le moment) à nous. D’ailleurs, Ariane, c’est nous (et quelques Allemands, qui sont décidément toujours dans le coup quand il s’agit de conquête de l’espace, probablement vendent-ils des trucs aux Chinois, maintenant), ce qui est … normal pour le pays qui a traversé le premier la Manche de la France vers l’Angleterre, depuis lequel l’avion solaire Solar Impulse a décollé pour la première fois au salon du Bourget, et où Lindbergh a atterri après la première traversée transatlantique en avion d’Amérique vers la France de l’histoire de l’humanité. Vive la France des faucheurs de marguerites et du patriotisme économique et historique !

A gauche, copie de notre obélisque, à droite copie de notre Tour Eiffel

Et vive 1969, Armstrong, Aldrin, Kennedy, Von Braun, la NASA, les gars qui ont fait redescendre vivants les astronautes d’Apollo 13, et tous les gens plus ou moins anonymes qui ont contribué au seul truc qui ait vraiment donné la banane à tout le monde (sauf quelques soviétiques, à l’époque) encore plus que Korolev, Sputnik, Laïka, Gagarine et, même … Serge Gainsbourg (encore un Français … Russe, byzeway).

1969, année spatial, érotique et … française, of course

Paix à leurs cendres (oui, mais de Havane), et épargnons leur Twitter ce dimanche, parce qu’entre les universités d’été diverses, les annonces d’annonces surprises de candidatures à telle ou telle candidature et les usual suspects qui déclarent avoir pris le TGV ou que leur leader maximo a bien  parlé et/ou déjeuné avec un VIP, ça bouchone plus bas que la lune dans Twitland, aujourd’hui.

* * *

Renaud Favier – 26 août 2012

Ceci écrit, on peut simplement télécharger sur Amazon quelques eBooks sur le monde tel qu’il va (ou pas) vraiment, pour se préparer avec humour mais sérieux à la France, à l’Europe et au monde tels qu’ils approchent à vitesse encore un peu plus rapide qu’une fusée spatiale, depuis que l’écologisme responsable s’est noyé à Copenhague et qu’il a fallu accélérer la dérive des dettes publiques des Club-Med à cause des subprimes et de quelques autres incongruités financières d’origine principalement anglo-saxonnes et contreperformances commerciales d’origine pas seulement chinoise ou allemande, mais what else ? Comme le dit Saint Woody Allen qui a la prudence élémentaire de ne jamais parler de politique française contemporaine : “Je hais la réalité, mais où ailleurs se faire servir un bon steak ?”.

    

On peut également lire ou télécharger ces eBooks sur la plateforme française Youscribe (nb le format pdf disponible sur Youscribe est assez pratique sur grand écran et mieux adapté que ePub à l’impression en format A4) en cliquant sur les icônes ci-dessous avec le mulot.

               
               
         
           
        
       

Whatever works, mais si on a du 3G ou du wifi, on peut aussi lire (gratuitement) le dernier billet du blog “Café du matin à Paris” (ou un résumé en anglais si on est anglophone et/ou pas trop chauvin) avec le café à n’importe quel bout du monde, et même sur la lune si on a téléchargé avant de partir.

Conclusion provisoire : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Compétitivité” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Voyage en 2012” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “France 2012” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “English Coffee” : cliquer sur l’image ci-dessous

Passage au blog “Café du matin à Paris” : cliquer sur l’image ci-dessous

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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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