C’est (toujours) la crise en France, et aussi un peu partout orbi … et ça chauffe en Syrie, maintenant

Crise

On peut faire comme Pépère 2, regarder noblement ailleurs, aussi loin que possible (mais pas au Mali où ça tourne probablement déjà bizarre), juger virilement une fuite de de gaz à Damas (à la source aussi indéterminée que la réalité, bien entendu, ça sent plus le montage un peu approximatif, voire l’enfumage sérieusement sans scrupules, que le gaz moutarde, cette histoire, mais il faut bien un prétexte pour parler çà la TV, déclencher une guerre mondiale ou justifier la facture du plombier) bien plus inacceptable que les atrocités aussi sanglantes que réciproques de depuis des années en Syrie en particulier, des décennies au Liban et chez pas mal d’autres voisins (byzeway, en Egypte, toujours la franche camaraderie entre factions se disputant le pouvoir ? Et ça baigne tranquille pour les Coptes ?), et des millénaires dans la région en général, et proposer sévèrement un conseil de défense à Paris (le dialogue social entre civils et militaires, comme au 14 juillet mais sans déjeuner avec VIPeople étranger), une intervention ciblée face caméra et toussa-touça en Syrie, et un confcall entre grands du monde (parce que personne de sérieux n’accepterait de bouger en plein ruch de rentrée pour une réunion à l’initiative du chef de la tribu des Schtroumpfs bleu-blanc-rouge sur un dossier que tout le monde connait par coeur et sur lequel tout est déjà décidé, sauf peut-être d’appuyer, ou pas, sur la détente du colt US).

PS 1 de maintenant

On peut faire comme Pépère 1, des « ménages » (bien rémunérés, délicieusement nourris, très confortablement logés, et transporté en sièges cuir, bon plan) chez d’encore plus riches, entre une rando en vélo, un clip de Stromae, et une vidéo de ses shows à lui-même quand il était aux affaires, en attendant de trouver un vrai boulot qui serve à quelque chose.

Café Fort

On peut faire comme le sous-Pépère 2 intérimaire du moment, parler mollement d’autre chose aux médiacrates parisiens, pour noyer le poisson dans une coupe de bulles à Matignon, entre un speech creux au jamboree #PS à la Rochelle, et une absence même pas remarquée à l’université d’été du Medef (amusant, d’ailleurs, que le fond flou du parc de Matignon ressemble à celui des photos prises sous la grande tente au raout du Medef à Sup de Co Jouy en Josas).

PS 2

Comme les collaborateurs de Sous-Pépère 2, raconter n’importe quoi après un déjeuner bien arrosé ou une réunion de dialogue socialiste, pour rigoler et/ou pour essayer de faire le buzz sur Twitter.

PS 38bis

Comme Full-Monty et Super-Manu, comme d’hab’, du vent sous les nuages en rigolant face objectifs avec la bonne dose d’auto-bronzant et des éléments de langage écrits par des stagiaires ENA moins besogneux que ceux des autres collaborateurs de Pépère 1.

PS 2.0 ...

Ou la manche dans les rues de France et chez les Français exilés fiscaux, comme les zozos de la boutique d’en face.

UMP ...

Ou un raout à la forêt entre amis avec bonnes bouffes, bonne humeur, et bonnes compagnies, comme les druides d’avant, les nobles d’antan, les notables de toujours et les patrons de maintenant pas (encore) exilés (mais qui n’ont plus les moyens de s’acheter des communicants chers, à l’évidence).

Medef

Sinon, on peut faire comme les traders et autres prédateurs toujours en Porsche et autres profiteurs toujours bien assis des marchés : spieler sur la volatilité de l’or et du pétrole avec les bruits de bottes en Syrie et les inquiétudes des conjoncturistes en Asie ; investir une part des profits pour spéculer à la baisse contre l’Euro fort bêtement scotché à presque 1,34 contre Dollar de combat ; et hedger le reste en bons du Trésor US et options d’achats d’actions européennes pour ne prendre aucun risque. Bref, toujours gagner au son du clairon, ne jamais perdre au son du canon, et passer/penser à autre chose en comptant les profits exemplairement acquis et bien protégés contre les fisc (honni soit qui des nouvelles de Cahuzac demanderait).

Marché

En tout cas, crise ou pas crise, frappes ou pas frappes, buzz ou pas buzz, com’ ou pas com’, prendre un café, même pas très conventionnel, est toujours préférable à avaler des couleuvres mijotées dans un bouillon amer comme un tribuable, à manger du foin de promesses comme un supporter politique inconditionnel ou un militant sportif ne croyant pas au dopage (des Français), ou à devoir dîner avec une très longue fourchette quand il n’y a pas de fondue au menu.

Café

Renaud Favier – 28 Août 2013 – Facebook Café du matin à Paris – LinkedIn

Café du Matin

           Net Land Art  Mad in France        Frenchonomics            Compétitivité 2012 couverture

Bonus : De circonstance et d’influence http://www.youtube.com/watch?v=jbhM7YRjysY

Bonus 2 : Peace Prize, Price of Peace http://www.youtube.com/watch?v=U9pxrv4OgYw

Publicités

A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
Cet article, publié dans Actualité, Humour, International, Pause Café, Politique, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s