Le ciné, c’est frais, mais est-ce plus cool en VF, VOST ou VO ?

Chabada en route pour le ciné

En route, mais trouver une salle de ciné qui accepte les chats, c’est compliqué

Aller au ciné, c’est compliqué.

Se faire une toile n’est pas obligatoirement inabordable (si on est chômiste, on a droit au tarif réduit comme les autres réputés « inactifs » genre étudiants, retraités et assimilés, et si on choisit un moment en dehors des heures de pointe, une salle pas dans un quartier de Paris à touristes provinciaux, et si possible un réseau qui propose un abonnement, le ticket est moins cher qu’un cocktail dans un bon bar), mais garer une bagnole (ou trouver un slot ou lâcher un vélib’) près d’une salle potable, à l’heure d’un film comestible, pas à des plombes à pieds d’un restau frais accessible aux non-gagnants du loto et encore ouvert après la fin des films, ou vice-versa dans l’ordre ou le désordre qu’on voudra, c’est compliqué.

Négocier où on va s’asseoir, si on arrive ensemble et qu’il y a encore le choix, c’est facile au début d’une relation, d’une amitié, ou d’un nouveau boulot, mais ça peut devenir plus compliqué que de calculer la résistance d’une cuve de centrale nucléaire quand le couple n’est plus en mode roucoulades, quand les amis en ont marre que ce soit toujours le/la même qui impose sa préférence pour la dernière rangée (en général, c’est en souvenir du temps où on allait au ciné pour se bisouter et qu’on préférait ne pas être dérangé(e) par les blaireaux atrabilaires de derrière qui viennent pour voir un film, pas des ados en rut s’entre-laver les dents du fond) ou le rang de devant (si, y’a des maniaques qui adorent ça et vont toujours au 1er rang comme les fayots à l’école, pour pouvoir allonger les jambes comme sur leur canapé, ne jamais risquer de tomber sur un géant chevelu cachant l’écran ou un crâne d’oeuf reflétant les lumières des sorties de secours, et soi-disant « être » dans le film, genre se noyer avec Di Caprio dans Titanic, être en privé avec Emmanuelle et ses lascives copines en Thaïlande, ou aider le dentiste à torturer Dustin dans Marathon Hoffman), ou quand un(e) des ami(e)s est en bordure de burnout et/ou licenciement plus ou moins abusif avec mal au dos, dépression, divorce, gosses en roue libre, avocat pour toussa-touça, et casse les bonbons pour tout en général, au ciné en particulier.

En fait, le truc compliqué, c’est de choisir si on préfère ne rien comprendre mais entendre les vraies voix des acteurs (Steve McQueen ou Marilyn Monroe doublé(e), c’est genre grave tromperie sur la marchandise) en VO pure et dure, si on veut ne rien voir mais écouter les voix en VO sans comprendre les paroles comme à l’opéra ou aux concerts -maintenant, on ne comprend plus rien même quand les yéyés du moment chantent théoriquement en français- et lire en ST les sous-titres en français comme les politiciens leurs prompteurs et les amateurs de bel canto le texte qui défile sous leur nez, ou si on accepte de reconnaître qu’on comprend l’anglais comme Besancenot comprend l’économie, Morano la diplomatie,  ou Harlem Désir quoi que ce soit, en se résignant à la VF pour au moins savoir de quoi parle le film si on ne s’endort pas trop.

Exemple (avec juste une bande annonce, parce que même les plus désoeuvrés des facebookiens n’ont pas trop le temps de surfer des plombes sur les blogs) :

  • En VO, on comprend même pas de quoi ça tchatche (mais on s’endort plus facilement)

  • En VOST, on ne voit même pas qui sont les acteurs (et on rate les beaux paysages)

  • En VF, c’est moins authentique, mais plus facile (et on comprend certaines blagues)

Et ouais, c’est compliqué, le ciné (et c’est à peine plus simple avec un DVD) …

ReNoComment – 8 octobre 2015

Ceci twitté, quand le scénario et bien ficelé et que les acteurs ont de la conversation, bref si le film est bon, peu importe la langue, les sous-titres, toussa-touça …

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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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