Le Festival (de Cannes, mais « pas que ») se fait attendre, un petit (peu de) Godard avec le café ?

Se (re)taper un bon (forcément) Godard sur Arte un lundi soir, sans coupure publicitaire ni promo pour  des jeux et/ou téléréalités débiles à la place des génériques, comme quand il y avait un (presque toujours bon) film le lundi sur la première chaine (dans les années 70, l’ancêtre de TF1 passait alternativement un (plutôt bon en général) film comique du genre de Funes et/ou Bourvil pour la bonne humeur collective de la génération métro-boulot-dodo et mai 68 pour amuser les gosses frustrés de ne pas avoir une bonne guerre pour se vider les hormones, et un (généralement très bon) film de science-fiction avec un débat de grosses têtes bien pleines et bien faites sur « L’Avenir du Futur », au demeurant plutôt angoissant entre les extra-terrestres pas obligatoirement bienveillants et les techniques d’auto-destruction de l’humanité plus efficaces les unes que les autres, après, ça paraissait (aussi) tentant (que « Much ado about nothing » la semaine dernière), surtout qu’autant les acteurs que la bande-son sont toujours délicieux, chez Godard …

Mais Pierrot, on a beau avoir le béguin pour le cinéma intello d’avant le petit écran en couleur pour tous, un coup de coeur pour Anna chantant et Jean-Paul lisant les Pieds Nickelés sur la Côte d’Azur des années soixante, une bouteille de rouge honnête et du saussedu pour deux, c’est pas plus mal en 3 minutes bien montées et commentées par un bon gars de notre temps …

Je sais que je l’ai déjà twitté, retwitté, et reretwitté plein de fois, mais la plupart des films (de Godard, mais « pas que »), c’est comme la plupart des bouquins de maintenant et des rapports plus ou moins officiels sur ceci ou ceux-là, l’abstract en 3 minutes est souvent bien suffisant, toujours moins barbant, et parfois épatant, quand il est fait avec amour, talent, beauté, humour et/ou vices de chez Versace.

Ensuite, si on est cinéphile, chômiste (nb qu’il suffit de présenter un justificatif de chômisme pour avoir le tarif réduit, ça permet de se taper un café en terrasse avant et/ou après le film avec la « gratte », au tarif du ciné à Paris), ou professionnel d’une autre inactivité laissant du temps à tuer genre lycéen, retraité, ou … intermittent du spectacle, du numérique, de la politique, des médias, des trafics d’influence ou autres produits, services, animaux, et personnes en principe interdits à la vente, voire à la (société de) consommation, ou de tout truc cool pas fatigant permettant de ne pas rater un festival de Cannes, de Deauville ou d’Avignon (notez que les saltimbanques organisent rarement leur happenings à Roubaix ou Sarcelles), un truc potable à la TV, Roland Garros (gratos, y’a vraiment que les grands-mères de province pour payer les billets) ou un beau jour de printemps au jardin du sanatorium des vieux politiciens français Luco.

Bonne(s) toile(s) !

Reno – 3 mai 2016

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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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