Pourquoi #A380 est un #Fail ?

C’est pas sorcier, comme disaient les mômes qui regardaient des trucs pas trop débile à la TV avant, de comprendre pourquoi le 380 a un coup dans l’aile (le nez ?).

Si vous voulez exprimer une opinion fondée (les mots ont un sens, l’opinion est quelque part entre la croyance aveugle et le doute raisonnable) sur l’A380, pour avoir quelque chose à dire aux dîners en ville cette semaine et/ou à gratter pour le dossier de votre boss en vue du salon du Bourget (on dit « Paris AirShow », maintenant, ça fait plus globiche), déjà il faudrait l’avoir pris au moins une fois, ce qui n’est pas mon cas pour plein de raisons aux premiers rangs desquelles je boycotte les compagnies des Émirats (pour plein de motifs réels et sérieux que lister dans une parenthèse hors sujet m’exposerait au risque d’avoir encore moins de lecteurs avant la fin de la première phrase de ce texte qu’Airbus n’a de clients pour son zinc), je n’ai rien à aller faire en Australie ni dans les autres bleds vers lesquels il y a des lignes incontournables en paquebot géant volant, et Air France n’a pas d’A380 actif vers la Réunion (ça semble pourtant une ligne naturelle pour un RER volant, hormis les questions d’aéroport pas aux normes et de compétition à favoriser) qui est de mon humble point de vue le seul endroit économiquement patriote et sympa et où aller boire une bière en slip de bain avec vue sur la mer en hiver (notons quand même que la destruction de quelques paillotes sympas sur la seule plage cool et baignable de l’île est assez démotivante). Ensuite, il faudrait brasser quelques idées et infos pas juste copiées-collées des mêmes deux ou trois articles franchouillards de base (l’un d’un gars qui sait de quoi il parle question business aéro, l’autre d’un type qui maitrise à peu près les sujets diplo, et le derniers qui comprends les enjeux industriels et technologiques), histoire de ne pas juste répéter que le pari était aussi audacieux et inévitable que la campagne de Russie pour Napoléon ou Hitler, de ne pas simplement twitter que l’ambition aéronautique de la Chine est à la fois la cause et la conséquence du #Fail d’Airbus, et de ne pas penser trop fort qu’il y a comme un air de famille entre le naufrage du TGV made in France (certes, les trains permettent à des fonctionnaires de voyager plus vite entre Paris et Bruxelles, à des skieurs de ne pas devoir dormir sur les couchettes SNCF génération bronzette au ski, et aux festivaliers subventionnés et/ou invités gratis d’arriver plus vite aux rencontres économiques -sic- d’Aix, à Vinexpo Bordeaux -en attendant sa délocalisation complète-, où au mêmorial de la Zad de Notre Dame des Landes) et celui du 747 made by Europe (honni qui « ça doit être la même espèce de hauts fonctionnaires au bras du même genre de politiciens qui a claqué notre pognon avec cette danseuse » y mépense). Enfin, il faudrait arriver à se défaire de cette furieuse nostalgie pour le Concorde 747 Paris-Mexico via Houston dont l’hôtesse (une blonde qui habitait entre deux vols long-courrier dans un village biobo près de Nice dont j’ai oublié le nom) était craquante, dont la cabine supérieure était en classe éco (une anomalie, un expérimentation et/ou une exigence d’un syndicat de navigants ne voulant pas servir les bourgeois des classes chics), dont les hublots donnaient sur les lacs bleues des banquises de l’Atlantique Nord dégelant au printemps … bref oublier que la navigation aérienne a connu son âge d’or avant les bus volants, comme l’automobile le sien avant les panzer de ville et le diesel hybride, tout le reste est littérature de stagiaire bfm copiant-collant un papier de Air & Cosmos lui même a peu près correctement informé par les contacts du journaliste dans la profession, ses abonnements à la presse internationale en anglais, et les quelques notes « confidentielles » pêchées dans les couloirs administratifs qui vont bien à Paris, Bruxelles et Berlin.

RF – 11 février 2019

PS : ceci écrit, à tort ou à raison, le truc intéressant à suivre, c’est l’attitude des Chinois (et/ou Indiens ?), qui pourraient la jouer comme sur l’A320 (Le Rafale en Inde, mutatis mutandis) en négociant l’implantation d’une chaîne de production en Chine (et/ou en Inde) en échange de commandes permettant d’assurer la poursuite du programme …

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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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