J’aurais plutôt dû écrire ce billet dans le blog #Frenchonomics … #OuPas

En même temps, un bla-bla de comptoir sur la déconomie française, si on évite les phrases sans ponctuation de plus de 3 lignes et les digressions les moins nécessaires, ça peut passer avec le café, surtout un matin où y’aryen dans le journal (notez la subtile référence à l’économie moins déconnante de de l’autre côté du Rhin, où quand on ferme une centrale nucléaire, on le fait AVANT une élection pour la gagner si les sondages clignotent de l’œil aux verts, et en ayant bien vérifié que tel ou tel pays vassal/voisin pourrait vendre à pas cher de l’électricité en cas de besoin, pas le lendemain d’un Waterloo électo-local sans même faire semblant de savoir où et comment on trouvera du jus abordable à crédit gratuit si jamais l’économie réelle redémarre ou quand les Français pas raisonnablement écolos ni juste économiquement lucides recommenceront à gaspiller de la clim’, puis du chauffage, et parfois les deux en même temps).

Bref, je voulais juste ronchailler qu’il y a quand même un sacré paradoxe dans les croyances économiques d’ici (et pas mal d’ailleurs, pas juste dans les bleds officiellement sauces) et maintenant (et ça va pas aller vers le mieux entre le PISA qui penche vers le zéro absolu et le trouillomètre dans le rouge à tort ou à raison.s qui n’incite guère à préparer sereinement un avenir frais) : côté trucs et machins, on conteste et abolit à tout va la propriété, entre la socialisation généralisée du logement urbain (pour commencer, mais dès qu’il y aura des gauchistes aussi dans les bureaux de maires en province, ça voudra des logements socialistes à prix d’amis politiques et des hlm progressistes du côté du village où habitent les meneurs de l’opposition conservatrice), et l’incitation à se mettre un fil d’abonnement à la patte en louant les bagnoles, les vélos, les photocopieuses, et même les ordinateurs pourtant dits « personnels », avec tout ce que cela induit de négligence dans l’entretien, de brutalité dans l’usage, d’ignorance des règles de bon sens de préservation et sécurité, de surcoûts visibles et invisibles, bref de j’menfoutisme déconnant assisté ; côté pouvoir d’achat de trucs et machins (plus ou moins essentiels, blings, débiles, toxiques, ou carrément illégaux), on se comporte en propriétaire inaliénable de sa source de revenus, emploi plus ou moins productif, prébende, mandat, ou occupation plus ou moins exemplaire rémunérée à tel ou tel titre, de ses subventions, des services plus ou moins publics, des avantages et privilèges obtenus en principe au titre d’une fonction, comme si on avait acheté son droit à revenu en ayant eu de la chance à un concours à 20 berges ou plus si affinités avec les concours internes, derniers vestiges de l’ascenseur social, en ayant eu la présence d’esprit de payer sa cotisation à un syndicat dont la raison d’être est de protéger l’emploi de ses cotisants (et les privilèges de ses apparatchiks) AVANT que la charette ait trop avancé, ou en ayant encore une chaise perso dans l’open space ou un ordinateur portable de la boîte pour télétravailler chez soi en suçant le courant de son abonnement à l’électricité et le réseau de son fournisseur Internet.

Bref, y’a un hiatus entre la propriété individuelle en voie d’éradication, et le droit à l’emploi pour tous en voie de disparition … mais jusqu’ici, tout va bien.

RF – Paris, 2 juillet 2020

Ps pour les consommateurs de lucidité économique et de désabusement responsable mais pas trop culpabilisant avec le café au comptoir à l’heure où on devrait quand même préparer la réunion client (ou l’entretien professionnel, mais si on y réfléchit un peu, en principe c’est la même chose, si ce qu’on fait est supposé rapporter quelque chose à quelqu’un, surtout maintenant que la mode est à l’emploi en mode fournisseur-client, après le ratage définitif de l’auto-entrepreneuriat, le flop de l’intérim en train de tourner au salariat à employeur partagé, et le massacre des employeurs du secteur privé productif d’autre chose que des pizzas pour geeks en short de babyfoot), y’a le blog Frenchonomics : /https://frenchonomics.wordpress.com/

A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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