Merci à Michel Legrand

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#GrandDébat Suggestion du jour

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Puisqu’il semble y avoir, sinon consensus, une majorité de citoyens électeurs préférant que d’autres payent impôts, taxes et contributions pour financer ce dont ils profitent, trouvant juste, égalitaire, voire équitable que « chacun contribue selon ses moyens » en mémoire d’un bout d’article d’une déclaration des droits de l’homme grattée à la va-vite il y a des lustres par les mêmes défenseurs de l’humanisme souriant qui ont fait rouler par terre des paquets dingues de têtes jugées plus ou moins expéditivement et idéologiquement, au nom plus ou moins explicitement invoqué du droit d’eux-mêmes à disposer des biens des autres en confisquant à la va-comme-je-te-pousse ceux du clergé, des décapités, des exilés, et (y compris les femmes et les filles, voire les petits garçons survivants), je propose que l’on paye son plein d’essence (ou diesel, c’est presque pareil, juste c’est en principe plus adapté aux camions, tracteurs et routières polluant plus loin des écoles et hôpitaux, en général, que les hybrides citadines et 4/4 urbains de biobos, mais on ne sait plus trop où est le vrai entre les lobbyistes des uns, les communicants des autres, et le bla-bla généralisé à la télé, dans le ouaibe, et dans la presse papier Q plus ou moins I), je propose que l’on paye son plein d’essence, disais-je, en fonction de ses moyens estimés au moyen d’un algorithme tenant compte des revenus imposables, du patrimoine immobilier, de l’épargne, du prix de la bagnole, de d’une estimation des montres et bijoux portés par le conducteur et les passagers.

Yakafokon mettre 3 gamins en short de babyfoot désoeuvés à StationF pour bidouiller une appli de reconnaissance faciale et d’immatriculation permettant au pompiste de faire payer plus cher aux pauvres par souci de justice fiscale et d’égalité, puisqu’ils payent moins d’impôts mais utilisent les mêmes routes, encore plus cher aux riches puisqu’ils peuvent payer, et encore encore plus cher aux classes moyennes ni pauvres ni riches, puisque ça marche toujours de leur pomper du fric à ces vaches à lait. Prévoir une option pour pomper du fric aussi à ceux qui font un plein de nucléaire, yapa de raison qu’ils échappent à la rafle fiscale juste et égalitaire, et même à ceux qui ne s’arrêtent pas pour faire le plein, y compris les vélos, avec des portiques ou des caméras fixes devant chaque pompe à essence, parce que ce serait injuste de ne pas les taxer.

Voilà, la liberté de circulation y perdra ce que la justice fiscale y gagnera.

En plus, c’est écolo.

Non ?

RF – 26 janvier 2019

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Le #Venezuela est le pays de la plus haute chute du monde

Ben oui, pas besoin d’avoir fait l’X pour avoir appris assez à lire à l’école pour constater en tapant « Venezuela » dans tel ou tel Google, que le Venezuela est le pays du Salto Angel, pas seulement du désastre (d)économique qui restera dans les livres d’histoires comme encore plus inspirant que Cuba pour les uns, encore plus consternant que l’Argentine des années 50, la Rhodésie devenue Zimbabwe quand c’était à la mode de changer de nom, pas seulement de clique au pouvoir, et … non, ça serait du sous-Houellebecq d’écrire non seulement trop long, sans assez de ponctuation, et noir comme un cul de tasse de mauvais café à un comptoir déprimant en attendant l’ouverture de la pharmacie pour se faire offrir son antidépresseur coupe-zizi par Mamma Sécu, mais d’écrire « France » alors que le pire n’est pas encore certain et que jusqu’ici tout va un peu moins mal en France, et depuis moins longtemps qu’en Grèce naufragée depuis deux mille ans, en Espagne dont les Trente Glorieuses n’auront duré qu’une décade prodigieusement biberonnée par l’Europe qui ne savait alors pas quoi faire de son fric et les entreprises de pays voisins pressées de disperser leurs capacités industrielles sans mettre tous leurs œufs dans le panier chinois, ou en Italie, déjà soumise (trouver un autre mot, ça aussi c’est houellebequiste) cons…entants à la cohabitation des cons…ternants moitié tarés nostalgiques des chemises noires, moitiés ratés regrettant tel ou tel chiffon rouge, sinon les années de plomb, moitié préparant la yougoslavisation du pays entre un bout pour les moins fichus accrochés aux pays européens sérieux, un morceau abandonné aux intégristes de tous poils, et quelques poussières pour touristes protégées par des murs et des carabinieri en vieilles Alfa et uniformes d’opérette comme les dictatures, démocraties, patriarcats et autres plaisanteries latines (le niveau monte un peu, reconnaissez, là y’a comme un écho de Kundera qui regarderait l’Amérique Latine sombrer comme un printemps de Prague de base en buvant un café avec Garcia Marquez qui lui répondrait que la Tchécoslovaquie mollement balkanisée n’a échappé que par paresse aux pires effets du socialisme au bras du populisme).

Je me demande s’il reste des Indiens, en Amazonie vénézuélienne (là, on tangente les Tristes Tropiques du vieux Claude, la bise de mon comptoir de la place de la Sorbonne à Madame Kuster, et peu importe que ça soit un peu abscons).

RF – 24 janvier 2019

PS : j’ai hésiter à angler ce bout de billet « Du Salto Angel à la Salsa du Démon, un petit pas pour le social-nullisme, un grand bond en arrière pour le Venezuela en particulier et pour orbi en général », pour faire un peu moins « lecteur du Monde avant le boulot », plus « esprit Libé du casual vendredi », mais il eût fallu changer les références littéraires en général, et de bouquin de Houellebecq en particulier …

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