Il est naturel en cette saison de crise, tentant quand les temps se compliquent, qu’on voit ce qu’on voit et entend ce qu’on entend, et peut-être légitime parce qu’eux ils savent sûrement pourquoi ils le méritent, de jeter la pierre aux banquiers. Mais « chi va piano va sano ».
Bien sûr, les marchés et la finance sont au moins aussi irrationnels et dangereux que les consomma(c)teurs, les él(ecte)u(r)s, les pollueurs et autres citoyens exemplaires.

Mais … what else ?

Bien sûr, la complexité, les interconnexions et l’opacité du système bancaire sont inquiétantes. Et entre les tripatouillages du Libor et d’autres affaires douteuses touchant même les banques (jusqu’ici) les plus respectées, on a un sentiment très sérieusement mitigé.

Mais … what else ?

Bien sûr, entre les subprimes et l’Espagne, on a l’impression qu’il y a (eu) comme un risque de défaut.

Mais tirer sur le pianiste et les financiers est-il la moins mauvaise idée ?
En tout cas, il faudrait être vraiment sûr de bien viser et de ne pas (se tirer une balle dans le pied ?) tirer trop vite sur les boucs-émissaires et banquiers les plus « gentils » ou « honnêtes ».

Et d’avoir un plan « B ».
RF – 19 juillet 2012











