Voeux 2026 aux Dionysiens

La cérémonie des voeux municipaux aux citoyens dionysiens aura lieu vendredi 30 janvier à 19h, conformément à la très jolie carte de voeux distribuée dans les boites aux lettres, en la salle des fêtes (le bâtîment avec le triangle blanc à droite de l’église sur la photo ci-dessous pour les citoyens n’ayant pas encore eu l’occasion d’y aller pour … la pièce de théâtre annuelle, une fête, chercher des enfants après l’école, un pot de l’amitié après une cérémonie républicaine, un repas intergénérationnel ou pas, une séance de gym, ou une formation aux premiers secours, par exemple.

Saint-Denis le Ferment – cicrca 2019

Pour les concitoyens revenant en train du front professionnel, estudiantin, ou autre de l’Est (Cergy, Päris, Magny, Strasbourg, Berlin, Vladivostok ….) en transport en commun roulant (l’avion à Beauvais le vendredi soir, ça ne concerne qu’une toute petite minorité d’électeurs), le J-GEMA qui arrive à Gisors à 19h33 permettra de ne pas rater le cocktail convivial, mais si le discours officiel n’est pas enregistré ni diffusé en direct dans Facebook ou autre, il faudra se contenter d’un résumé par un proche moins retardataire, ou dans l’Impartial du jeudi suivant si un journaliste était présent … ou se référer aux années précédente, car ce qui est épatant, à Saint-Denis le Ferment, paisible village normand sans boulangerie, ni bistrot, ni prise de recharge pour vélo électrique où bavarder, et dont le boulodrome a été supprimé parce que les joueurs criaient à proximité de la cour de récréation de l’école, de 502 habitant selon le dernier recensement (mais 495 au moment où la préfecture a arrêté le compteur pour les élections de mars 2026, en conséquence le nombre d’élus au conseil municipal reste bloqué à 11, dommage, plus on est de conseillers, plus et mieux l’on bosse, sauf dissensions insurmontables ou inimitiés graves) au milieu duquel coule la charmante Lévrière dont le niveau et la température ne génèrent jusqu’ici que peu de préoccupation, c’est qu’on peut écrire/lire/écouter le même discours de voeux municipaux tous les ans comme dans la plupart des communes petites et grandes sauf bien sûr (« for sure » en novlangue officielle parisienne de maintenant) les années olympiques ou de Tour de France, celles où les citoyens sont victimes d’une épidémie de cours de Zumba ou de virus chinois, d’une météo favorable aux feux d’artifice ou au cinéma de plein air, ou de l’arrivée de la fibre ou d’un trou en bord de route… sauf bien entendu les années électorales où les personnes chargées d’écrire, lire, et applaudir le discours doivent faire preuve de neutralité flegmatique, s’en tenir très factuellement aux affaires courantes passées et présentes, éviter les sujets clivants comme l’agenda prévisionnel de ramassage des poubelles, les finances, ou le plan de déneigement de la commune, ne pas enjoliver le bilan annuel moins encore celui du sexennat, la jouer mollo-mollo question promesses, projets et autres propos n’engageant que ceux qui font semblant d’écouter en lorgnant les petits fours austères, le champagne de crise, et leur écran de smartphone pour savoir à quelle heure il pleuvra le lendemain matin.

Bref, pour les toutezétaousses qui rateraient le discours et le moment de convivialité volontairement ou à l’insu de leur plein gré, mais voudraient pouvoir les commenter au marché ou en repas de famille ce weekend, les éléments de langage s(er)ont en gros comme d’hab’ :

Bonne année 2026

bons vents

et surtout bonne santé

RF – 29 janvier 2026

PS : et que les meilleurs gagnent, for sure.

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Intermède été 2025

On dira ce qu’on voudra du genre « c’était bien, mieux, et même bien mieux avant », ou pas, et on regrettera ceux-ci ou cela, et vice-versa avec ou sans remord, la nave va … vers la fin de l’été, des vacances, et de l’année, pour commencer, si tout va bien malgré les paquets dingues de pénibleries déjà en vol en escadrille ou en embuscade au coin de la rue.

Bonnes vacances.

RF 24 juillet 2025

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Aimez vous … non, pas Brahms, Audiard … non, pas Michel, Jacques ?

Brahms, c’est bien, mais c’est sacrément oldschool, et le film de 1961 en noir et blanc est comme un grand vin de ce millésime, éblouissant et élégant, mais pas tout public consommateur contemporain, plutôt pour humains d’avant le télétravail avec du rap dans les oreilles et du Nutella sur les tartines.

Michel Audiard, c’est un rien moins noblement poussiéreux et élégamment clair-obscur, et y’a pas seulement que du brutal périmé dans son considérable palmarès de dialoguiste (« Je ne passais même pas sur la rive droite, à l’époque », ça mérite le détour par les archives de l’INA), mais faut reconnaitre que ça a un peu vieilli, surtout depuis que le fiston filme en mexicain.

Le sujet de réflexion, sinon de conversation du moment, c’est : « Aimez-vous le dernier film de Jacques Audiard ? ». L’actualité de Paris et orbi, la modernité d’en France et dans le monde, c’est Emilia Pérez. Et c’est comme Brahms, les vieux vins, et les dialogues de Michel Audiard, on n’est pas obligé de trouver ça parfait, ni de faire semblant d’aimer à la folie pour être dans le vent d’ici et maintenant sauce festival de Cannes et esprit post Canal.

Et puis ce film est comme un reflet troublant, férocement troublant, du septennat de Macron, non ? Scénario invraisemblable, casting déroutant, bande-son déjantée, chocs à chaque coin d’écran, fin apocalyptique …

RF – Septembre 2024, les vacances (d’été) sont finies.

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