C’est pas qu’on soit antiféministe, misogyne, sexiste, un truc pas bien comme ça, moins encore rapiats (on n’est vraiment plus à deux douzaine de chambres 3 semaines en cinq étoile près tellement la France est ruinée de chez ruinée, surtout si on doit, en plus de toutes les godasses sur mesures des joueurs de foot et autres conseillers de politiciens, transporter en vol spécial Airbus Air François One le titulaire provisoire de l’Elysée, sa cour de champions du selfie, et le plein de leurs potes et autres pique-assiettes amateurs de champagne en avion et mets fins de retour au sol où les airs de géants qu’ils/elles se donnent les empêchent de mâcher des choses normales et abordables).
Ni qu’on sous-estime le besoin de repos de nos guerriers (et de leur staff, des communicants, des experts, des consultants, et tousseux-touceux sans lesquels on ne peut plus jouer dans la cour des grands sauf si on a fait Mai 68 et qu’on se promène en mini-bus VW comme notre toujours vert Dany, l’intermittent Rouge permanent du spectacle politico-sportif subventionné par Arte pour twitter 5 minutes par jours de souvenirs de ses vacances), moins encore qu’on n’apprécie pas de voir de chouettes nanas bien maquillées en bleu-blanc-rouge et joliment vêtues chanter la Marseillaise entre deux selfies colectives dans les tribunes du Maracana.
Mais là, maintenant, tout soudain, les choses sérieuses commencent et si ça serait une grosse contre-performance de se faire dégager par le Nigéria en 8ème, c’est une autre paire de manche de jouer (très probablement) l’Allemagne en quart, puis (très certainement) le Brésil en demi, et enfin, si tout est bien allé pour les Bleus sans défaite jusque-là, (vraisemblablement) l’Argentine en finale pour la gagne d’une deuxième étoile dans le temple du football, le Maracana de Rio de Janeiro, tout étant possible sur un match sous les yeux du Christ rédempteur et avec probablement tout le public avec nous parce que les Brésiliens détestent tellement leurs voisins Argentins qu’ils sont capable de préférer soutenir leur « bête noire » française, même si « on » les a éliminés et privés de « leur » coupe du monde.
Bref, les filles, c’est super sympa d’être venues, mais maintenant on remet son maillot, on est priées de ne pas pomper … l’énergie des joueurs en les faisant grimper … au Corcovado, alors merci d’aller faire les soldes à Paris, Dubai, ou Londres, maintenant.
On vous appellera (et on vous payera l’hôtel qui vous va si bien au teint quand vous êtes bronzées, et un vol en Bizness ou plus si affinités et dialogue social à ce sujet aussi) quand on aura (encore) besoin de vous.
Ou pas … si les Bleus n’ont besoin de rien, ni de personne, et s’embrouillent très bien entre eux comme la dernière fois …
Aaaaaalleeeeeeez (râlez ?) … Allez les Bleu(e)s !!!
Renaud Favier – 27 juin 2014










