Bon, ben, no comment, hein, on fait comme pour Pellerin et Modiano, on ne sombre pas populistement dans le #PS génération tchatche bashing … no comment comme quand le stagiaire de l’Elysée fait un couac plus gros que lui, on ne tire pas sur l’ambulance remplie de caviar en pleine saison des achats de Noël, à quelques semaine de la trêve des confiseurs.
Avant, l’Etranger, c’était juste encore un bouquin de vieux mort sentant le sable refroidi, incontournable à l’âge d’entre les Mistral Gagnant et Daft Punk, à lire entre un Malraux exaltant les incendies en Indochine et racontant l’odeur du café dans les chaudières de locomotives, et un Sartre pas trop épais (genre Les Mots, ou les Mains Sales plutôt que les pavés besogneux pour binoclards, et vice-versa).
Mais c’était avant (honni qui ajouterait … « que le ministre occupant le fauteuil de Malraux puisse dire face caméra ne jamais ouvrir un livre et ignorer ce qu’à bien pu écrire le français lauréat du prix nobel de littérature, qu’elle félicitait pourtant une semaine auparavant « ).
Maintenant, on a le Meursault de Daoud, pour les soirées de longs sanglots pendant les vacances réputées « scolaires » d’automne.
On aurait pu, Ô écrire bien des choses, sur l’étranger, depuis l’écrivain jusqu’à l’exilé, en passant par l’émigré, l’expatrié, l’égaré, l’émotif (l’exposé des motifs ?), l’ébloui ébahi et l’éblouissant explosif, l’envahisseur et l’éducateur, l’envoyé et l’employé, bref, l’être (l’autre, ça sonnait bien, mais ça ne commençait pas comme il fallait par un « e », alors ça risquait de mal finir) en un mo(r)t … mais c’eût été comme tout le reste, de la littérature, des mo(r)ts …
Derniers mo(r)ts bien rangés pour Kamel Daoud, étranger, mais pourtant tellement proche, écrivain de l’étranger, et conséquemment dérangeant, forcément dérangeant : « Je crois que je devine pourquoi on écrit les vrais livres. Pas pour se rendre célèbre, mais pour mieux se rendre invisible, tout en réclamant à manger le vrai noyau du monde. »
PS 3 : byzeway, Camus a reçu le prix Nobel de littérature, va savoir si le ministre de la culture provisoire de 1957 l’avait lu … http://www.youtube.com/watch?v=M5QD-32MCv4
Avant, aux jamborées pour militants godillots méritants à Solferino, aux anniversaires au Banana Café, aux teuf en carré VIPeople de boite à footballeurs pour fêter une loi débile ou un parachutage doré de pote, les cadors étaient accueillis en amis de la famille. Mais c’était avant.