Un dimanche de dames pour la fête des Pères

Entre le foot, la fête des Pères et les élections en France et en Grèce, on aurait presque l’impression que les hommes sont parvenus à reconquérir les premiers rangs de l’audimat après l’épisode Trierweiler-Royal et le buzz de la famille le Pen. Mais les apparences sont trompeuses.

Parce que même si on essaye d’oublier quelques heures les réalités économiques et de ne lire ce dimanche, ni The Economist, ni les twits de Roubini ou Krugman, ni les commentaires de la presse financière sur le plan de croissance à 120 milliards proposé par la France, il est à peu près impossible de ne pas s’inquiéter un peu pour l’avenir d’Euroland et il n’y a guère de doute que c’est du côté d’une paire de dames, Angela Merkel et Christine Lagarde, qu’il faut regarder pour essayer d’espérer deviner les voies de la possibilité d’une perspective de léger espoir de sortie de crise par le haut en Europe.

Parce que même si on s’intéresse plus aux sports et autres occupations d’hommes le week-end, la paire d’yeux rieurs d’Aung San Suu Kyi lors de la remise (après 20 ans) de son Nobel en Scandinavie efface tous les sourires électoraux des candidats plus bas en Europe.

Parce que si la paire d’astronautes chinois est mieux placée, plus au soleil que la première femme chinoise en route pour l’espace, il n’y a guère de doute que c’est cette dernière qui entre dans l’Histoire (et qui complète un joli carré de dames montrant la voie d’un bel avenir).

Bonne fête aux pères et bon courage aux deux paires de dames.

RF 17 juin 2012

    

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Que diable Ségolène #Royal allait-elle faire dans cette galère ?

L’incompréhensible, dans le duel Royal-Falorni, ce n’est pas tant que le Gouvernement et le PS fassent leur job en soutenant la figure nationale, ni que le solide Scapin de l’étape trouve tant d’amis dans une ambiance frondeuse, c’est que #Royal se soit mise dans cette galère.

Parce qu’enfin, il devait bien y avoir des circonscriptions gagnables à coup sûr pour le PS sans risquer d’une confrontation avec un attachant « médecin malgré lui« . « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », bien sûr, mais « Qui gloire trop désire, en péril met son perchoir ».

Alors bien sûr, entre vrais-faux soutiens des uns, faux-vrais appuis des autres, arrières-pensées d’un bord et calculs d’un autre, ou vice-versa, et jusqu’au Twit par qui le scandale « irrupte » dans la trop morne campagne, l’électeur lambda imagine la démocratie fort malade.

Evidemment, on peut penser la navigation simple dans le coin avec ces îles qui protègent des vents et courants du large. Mais depuis le Concordia, on sait que même les côtes les moins sauvages peuvent être piégeuses. Alors, que diable allait-t’elle faire dans cette galère ?

RF 13 juin 2012

    

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Los Cabos, beau cap à passer pour #Europe (et d’autres) au #G20 au #Mexique

Los Cabos, au bout de la péninsule mexicaine de Basse Californie, n’est pas un lieu neutre pour la réunion du G20 de juin 2012 : entre les falaises arides, les pics vertigineux, le soleil dur et la mer sombre, l’atmosphère est à l’image du cap à passer pour l’Europe et le monde.

Parce que, comme on dit avec le vocabulaire contemporain : « C’est compliqué ». Même si les résultats des élections législatives en Grèce offraient un nouveau rayon de soleil à une certaine idée de l’Europe après l’accord sur l’Espagne (imparfait, forcément imparfait, mais what else ?), il va falloir vraiment « mouiller la chemise » (sans compter sur la pluie pour faire illusion) pour faire tenir la machine économique mondiale sans laisser naufrager le projet européen.

Quoi qu’il en soit, il est habile de la part du Mexique d’avoir préféré Los Cabos à la confortable Cancun, certainement plus pratique pour rassembler les dirigeants des plus grandes économies du monde sur un fuseau horaire consensuel, mais qui aurait inévitablement déclenché des persiflages sur la disparition des Mayas et autres prédictions de catastrophes (voire sur les résultats inexistants du sommet de l’environnement de Cancun qui était supposé déclencher un rebond entre Copenhague et Durban). Et même si les infrastructures du bout de la Basse Californie peuvent sembler un tantinet austères, le ciel bleu y est (en principe) assuré et c’est bon pour le moral de tout le monde en ces temps de météo irritante en Europe.

Quant au symbole des caps, inutile de s’en faire une montagne, même pour un sommet : n’importe quel être humain, navigateur ou pas, sait qu’il vaut beaucoup mieux en avoir un bien visible face à soi qu’être englué sans vent, coincé au port ou « indirigeable » sans gouvernail, et que ça fait de beaux souvenir quand on s’est débrouillé pour passer. Même si c’était par un « trou de souris » et si on reste sur le sable après.

RF 12 juin 2012

    

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