
Non pas qu’on ne puisse pas survivre sans un café-croissant à un comptoir parisien chaleureux un dimanche matin …

Non pas qu’on ait du mal à réveiller le zygomatique faute d’une jolie place parisienne en habit de Noël à traverser pour aller attraper un bus ou un métro …

Non pas que les bonnes vieilles pierres fatiguées de Paris ne soient pas remplaçables par d’excellentes bâtisses tristes de province …

Non pas que les rue de Paris soient particulièrement romantiques à l’aube en hiver …

Non pas que retrouver les bouquins d’une bibliothèque familiale sentant les Noëls d’enfance ne soit pas plus émouvant que surfer à la BNF hors saison des couchers de soleil …

Non pas que le manque de divers (d’hiver ? d’hier ?) embarras de Paris et autres inspirations pour poètes improbables nuise gravement à la qualité du café …

Mais quand on est (devenu) parigot, c’est comme quand on est amoureux, ça gave grave de surfer loin de l’objet du désir (notons pour une prochaine fois de tenter un truc poétique autour de l’objet du désir avec des rimes pour obscur, noir, sombre …).

Enfin, quand on n’a pas le(s) café(s) qu’on aime, faut se réjouir de pouvoir se taper un café viennois à leur santé.
Renaud Favier – 21 décembre 2014
PS : P… en plus j’ai oublié ma crèche de voyage en partant à l’arrache !!!




Perso… plus je vieillis et moins Paris me manque 😉