Avis d’expert : « #Euro absolument pas en danger » (Mario Draghi, BCE) : pourvu qu’il ait raison

Avant, on faisait confiance aux experts, comme aux banquiers, aux fonctionnaires, aux politiciens et autres serviteurs de l’intérêt général reconnus pour contribuer au progrès de la civilisation et au bonheur durable de l’humanité. Mais ça, c’était avant le déclin de la Grèce.

Depuis, la plupart des découvertes vraiment essentielles à l’avenir radieux de l’homme moderne ont été réalisées et certains experts font un peu fausse route.

Depuis, la plupart des inventions indispensables au bonheur des humains sont en vente à Monoprix (Oh Yeah !) et certains experts se fourvoient sur des chemins étranges.

Mais, même si pas mal de génies ont cherché leur voie dans des directions hasardeuses depuis Archimède.

Vraiment hasardeuses, du genre à finir en champignon atomique …

Voire carrément inquiétantes, du genre à finir en crise globale et pire si affinités …

Même si la disparition de certains experts en futur souriant est un peu regrettable.

Et même si certains problèmes paraissent insolubles, y compris avec les meilleurs experts.

On espère quand même que, pour la crise de l’Euro(pe) et la fièvre de l’économie globale, notre civilisation, qui a envoyé l’homme sur la lune et ramené l’équipage d’Apollo 13 vivant, entre autres miracles sur terre comme au ciel, parviendra à faire émerger une solution.

Apollo 13 – 1970 – Crédits photo NASA

On veut croire que, si l’expert Mario Draghi dit : « L’Euro est irréversible, il n’est absolument pas en danger » dans Le Monde, il est plus crédible que les Twittos prophètes de mauvais augures et les spéculateurs et autres vendeurs de prédictions cataclysmiques sur internet.

Alors peu importe à quels saints on doit se vouer pour sauver l’Euro(pe) ou à qui il faut adresser les prières pour désamorcer la crise mondiale, c’est rassurant de savoir que la main invisible du marché n’est pas seule à la manoeuvre et qu’il y a une war-room en Europe.

Mission Apollo 13 Crédits Photo NASA

Peu importe les détails techniques et les hectolitres de café qu’il faudra offrir aux experts pour redonner de l’air un peu respirable aux Européens, du job économiquement viable à autant de gens que possible et un avenir raisonnablement en couleur à la génération Erasmus.

Détail du dispositif anti gaz carbonique qui a sauvé la vie aux astronautes d’Apollo 13 – Crédits NASA

Peu importe comment ça marche, si les mesures financières sont orthodoxes ou brisent tous les tabous : Mario Draghi nous a offert un coin de ciel bleu et il sera canonisé si l’Euroland passe cette crise et si tout le monde s’en sort raisonnablement bien, aussi vite que possible.

Apollo 13 Crew after rescue – NASA

Bien sûr, ce sera plus compliqué de ramener sur terre 300 millions d’Européens endettés, dont des masses de chômeurs, djeuns, dvieux et fonctionnaires difficiles à (re)mettre vite au vrai boulot productif que faire redescendre du ciel trois solides Américains, mais what else ?

Failure is not an option.

RF – 22 juillet 2012

    

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C’est la crise, mais il n’y a pas le feu à la maison #Euro(pe) … heureusement

Entre les pompiers espagnols qui semblent un peu dépouillés mais gardent le sens de l’humour et le dialogue social à la française pas encore aligné sur la sobre efficacité allemande, on se demande ce qui se passerait en cas d’incendie social sérieux en Europe du Sud.

Non pas qu’on doive craindre que des nuages noirs en été en Espagne annoncent un automne difficile, un hiver rigoureux ou une révolution d’octobre en Europe, bien sûr.

Non pas que les temps bizarres sur les marchés financiers, ou quelques centimes de baisse de l’Euro, doivent inquiéter les citoyens de la maison Europe, bien sûr.

Non pas que quelques manifestants dans les rues d’Europe du Sud risquent de faire changer dramatiquement le pouvoir d’achat de produits made in pays à usines low-cost.

Mais quand même, que se passerait-il en cas d’incendie, maintenant que la France tire un peu la langue pour entretenir ses Canadairs et aurait bien du mal à en prêter assez en cas de feu grave dans un pays voisin ?

RF 20 juillet 2012.

    

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Ne pas tirer sur le pianiste … et réflêchir avant de flinguer les banquiers

Il est naturel en cette saison de crise, tentant quand les temps se compliquent, qu’on voit ce qu’on voit et entend ce qu’on entend, et peut-être légitime parce qu’eux ils savent sûrement pourquoi ils le méritent, de jeter la pierre aux banquiers. Mais « chi va piano va sano ».

Bien sûr, les marchés et la finance sont au moins aussi irrationnels et dangereux que les consomma(c)teurs, les él(ecte)u(r)s, les pollueurs et autres citoyens exemplaires.

Mais … what else ?

Bien sûr, la complexité, les interconnexions et l’opacité du système bancaire sont inquiétantes. Et entre les tripatouillages du Libor et d’autres affaires douteuses touchant même les banques (jusqu’ici) les plus respectées, on a un sentiment très sérieusement mitigé.

Mais … what else ?

Bien sûr, entre les subprimes et l’Espagne, on a l’impression qu’il y a (eu) comme un risque de défaut.

Mais tirer sur le pianiste et les financiers est-il la moins mauvaise idée ?

En tout cas, il faudrait être vraiment sûr de bien viser et de ne pas (se tirer une balle dans le pied ?) tirer trop vite sur les boucs-émissaires et banquiers les plus « gentils » ou « honnêtes ».

Et d’avoir un plan « B ».

RF – 19 juillet 2012

    

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