Photographe : Nicholas Kamm, AFP : Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn et la ministre française de l'Economie Christine Lagarde à Washington le 15 avril 2011
Entre le gaz de schiste qui s’évapore, les électeurs qui dérapent même au Bade-Wurtemberg, l’inflation et le chômisme qui menacent, et maintenant le G5 (BRICS) qui n’est plus ce qu’il était alors que déjà le G2 et le G7 vacillaient, ça ne rigole plus au G20
Les meilleures vieilles blagues marchent moins bien
Même la danse de Rabbi Jacob ne fait plus guère sourire
Heureusement, les garçons un peu potaches on trouvé une nouvelle bonne vanne (« Oh Dominique ! on est aussi sensibles aux lignes de la Directrice -by the way, c’est en principe peu probable que la France ou whatever vieux pays désargenté conserve la direction du FMI après DSK, dommage- mais il faut trouver le point G, sinon c’est vain »)
Le bonus : soyons sérieux quand même, il y a le feu à la maison, c’était juste un petit G20 « Finances », pas de quoi faire lever un sourcil à Attali ou ressortir le rapport Stiglitz sur la mesure du bonheur. Le toilettage des indicateurs de performance économique des 5 « riches » et des 2 géants, c’est pas la réforme de la gouvernance du monde ou le nettoyage des cerisiers de Fukushima dont on cause. Faut pas seulement que plaisanter avec le point G, quel qu’en soit le numéro
C’est fini pour aujourd’hui (mais on peut lire « Net-Land-Art » en cliquant ici ou sur la tortue)
BHL trekke dans le désert, mi-Lawrence, mi-Kouchner (mais sans sac de rire). Minc conseille le soir, mi-éminence, mi-gris (mistigri ?). Ferry télé(de)vise, mi-BHL, mi-Minc (mime ?). Emois, et moi et mots à … « ne passons pas du Ni-Ni au Me-Me (même ?) » songe Attali
Les uns liront une réflexion volontariste mais mi-figue, mi raisin, pour un sursaut européen que la France pourrait contribuer à déclencher ; les autres entreliront la vision fulgurante, forcément fulgurante, d’un monde de demain qui n’est pas forcé de se diriger vers le chaos en klaxonnant ; tous entendront les prédictions même si peu écouteront les préconisations de Nostrattalimus. Qui prendra la chose avec philosophie, ayant l’habitude de prêcher dans le désert
Encore que si l’époque n’est plus tellement (l’a-t’elle jamais été autrement que sur des malentendus ?) aux mots et aux idées qui changent le monde, le prédicateur a été plutôt heureusement surpris du demi-succès de son prêche dans le désert français ( interview du 14 avril sur BFM dans lequel il s’inquiète d’un risque de crash obligataire dont on ne saisit pas bien si ce serait juste embêtant ou un genre de super Tchernobyl financier, ressort la formule « G-Vain » dont il n’est pas le seul à prétendre avoir la paternité et signale en passant que la moitié des réformes que sa commission avaient préconisées pour réformer la France sont engagées, ce qui est plutôt une bonne surprise)
Peut-être espère-t’il secrètement être un peu plus entendu. Ni oublié sur les rayons de bibliothèques publiques qui l’achètent plus par routine ou par facilité alphabétique que par conviction intellectuelle, ni posé entre le dernier Minc et le BHL de saison sur des tables de salons aussi basses que les vues de conso-lecteurs blasés
Peut-être rêve-t’il non seulement de ventes stratosphériques de ses bouquins mais aussi d’un monde qui dépasserait les « ni-ni » et les renoncements égoïstes entre « me-me » (mêmes ? amis ?), et changerait un peu de sens pour en retrouver
Peut-être nous offre-t’il des balises ?
Peut-être montre-t’il une voie ?
Une voie ni « ni-ni », ni « me-me » … une voie assez « café du matin »
C’est « Casual Friday », demain n’est pas fatalement un mauvais jour. Peut-être pas …
Le bonus : Bardot disait un truc du genre « l’avenir, l’avenir, on n’a rien inventé de mieux pour gâcher le présent » dans « Et Dieu créa la femme ». Si le futur inquiète ou barbe et si on cherche quelque chose de moins glaçant qu’Attali pour lire pendant le week-end de Pâques, on peut retrouver l’essentiel de « Café du Matin » sur Facebook (c’est plus ergonomique que le blog et les billets les plus technocrates sont zappés) ou télécharger « Net-Land-Art » V1.0, objet moins multimédia mais un peu plus littéraire sinon vraiment identifié, qui rassemble une petite collection de bulles d’air du temps d’entre le sommet de l’environnement de Copenhague et le lancement de la candidature de Nicolas Hulot « malgré tout » (malgré tous ? malgré nous ? malgré lui ? bon gré mal gré ?) en passant par les nuages de Fukushima. La publication initiale de Land-Net-Art est exclusivement électronique, les libraires sont suffisamment encombrés et c’est probablement un peu moins nocif pour le climat, l’environnement et les forêts où quelques tigres et autres vaillants tentent de survivre. La lecture ergonomique et le téléchargement sont gratuits à sur le site http://www.youscribe.com (cliquer ici ou sur la couverture)
La candidature de Nicolas a fait un peu de buzz hier sur les réseaux sociaux. Le village gaulois électronique s’est lassé du match (nul) de Fukushima contre Tchernobyl, de Tripoli et d’Abidjan qui manquent de panache, et de Renault dont le diesel à scandales est au ralenti.
« C’est un aventurier médiatique » (mé)disent des abonnés à l’Opéra Bastille qui font semblant de croire que la politique française n’est pas depuis assez longtemps déjà un show et regrettent secrètement l’abolition de la cérémonie du petit lever du Roy.
« C’est un mercenaire du grand capital, un (n)anti » criaillent quelques belles âmes, beaucoup de tartuffes et encore plus de lobbyistes payés pour faire croire que « riad » est une ville d’Arabie, que les indemnités et retraites parlementaires sont un « RSA » pour serviteurs de la République et que la transparence sur les patrimoines et revenus des élus et assimilés serait une offense à la Constitution.
« Ce n’est pas un professionnel de la politique » meuglent les plus tristement corporatistes qui essayent également de nous convaincre que le numérus clausus des taxis parisiens nous préserve des nuages radioactifs (surtout les soirs de pluie à la sortie du théâtre où on a payé une fortune notre strapontin au dernier rang car les zabonnés subventionnés ont leurs places réservées au soleil) et que les zexperts professionnels nous permettent d’avoir les meilleurs sondages du monde, les budgets nationaux, régionaux et territoriaux les mieux équilibrés du monde, et le système de santé le meilleur du monde, sans queue aux urgences ni affaires Mediator, sang contaminé ou autre irresponsabilités non coupables. Et si on n’est pas convaincu (en 2 mots, c’est plus réaliste), on est populiste.
« L’écologisme est fils naturel du nazisme » tentent ceux qui ont lu un vieux bouquin alimentaire de Ferry (Luc, pas Jules), qui (se) rappellent que Hitler aimait les animaux et/ou qui trouvent, parfois à juste titre, que les Verts ne sont pas seulement gentiment primaires tendance anar souriants pommes blettes et poils aux pattes, mais de temps à autres un brin « gardes verts » avec leur façon un peu agaçante de ne reculer devant aucunes méthodes troskistes et plus si affinités.
Pas mieux que cette petite levée de boucliers arvernes ? (si j’avais le temps, je rappellerais que la tortue est une technique romaine, inspirée des spartiates je crois, qui a historiquement mieux marché que les méthodes de la Gaule chevelue)
Cyrano dirait « C’est un peu court … » et improviserait une tirade de nez mais Villepin doit faire son show ce matin, le quota de panache littéraire inutile sera atteint en pilotage automatique.
On aurait pourtant pu mieux s’amuser sur l' »Aventurier cathodique » en disant, par exemple :
que depuis que Martine Aubry a changé de coiffeur et que Christine Lagarde a abandonné son ensemble « Cosmos 1999 », il occupe seul le créneau du look « à la Merkel » et que c’est paradoxal alors que les Verts ont gagné le Bad-Wurtemberg avec justement un look très « jeune cadre dynamique »
que si les Français n’ont pas voulu d’Astérix le Gaulois après Tchernobyl (bon, Dany le Rouge était allemand jusqu’à sa pré-retraite en France, mais quand même), ce n’est pas pour voter pour Tintin le Belge après Fukushima qui n’a même pas de nuage radioactif (bon, il est français Nicolas, je vais devoir re-travailler un peu, mais il y a du concept avec le petit reporter aventurier)
que si les poils aux pattes brûlent les McDo et fustigent le mondialisme yankee depuis les assassinats du Che et d’Allende (voire celui de Trotsky parce que c’est pas clair cette affaire, la CIA est sûrement derrière le coup …) c’est pas pour élire un mélange d’Al Gore et de Schwarzenegger aux primaires EELV !
Mais on n’est pas là pour s’amuser avec les petits hommes verts, il n’y a qu’à regarder les photos qu’ont choisies la plupart des médias français (c’est peut-être le service de presse de http://www.2012Hulot.fr qui les a fournies pour faire « sérieux »), à la différence de certains journaux étrangers qui ont plutôt retenu des photos souriantes sur le thème de la sympathie qu’inspire Nicolas Hulot dans le grand public (lire : « les électeurs qui fuient vers les populismes et les abstentionnismes majoritaires »). La gravitude, vaste programme … imposé
Quelqu’un a écrit que la politique est la rencontre d’un homme et de circonstances, ou quelque chose du genre. A suivre.