Qu’une religieuse puisse prendre l’autobus en tenue ou qu’un(e) fonctionnaire affiche un signe pas trop ostentatoire ne me semble pas une grave atteinte à ma liberté tant qu’on ne brûle pas les livres, que je peux croire et pratiquer, ou pas, et qu’aucun clergé ne tire trop de ficelles
Parce que sinon, on aurait du chômisme
Parce que sinon, l’art serait vide, la musique sans foi, les bâtiments sans âme
Parce que sinon, la politique serait ennuyeuse
Parce que sinon il n’y aurait jamais de miracles
Parce que sinon, on n’aurait pas la Lumière, ni la Loi, ni la Charité (quant à la Charia …)
Bon, évidemment, certains zélotes vont un peu trop loin
Tandis que d’autres ont la croyance un peu trop pragmatique
Mais tout idéal doit faire face à des contre-courants
C’est compliqué ces débats sur « To Be or not to Be » Laïc ou whatever works
Il faut essayer d’en revenir à l’essentiel
Et surtout, ne pas se couper … de ses racines européennes
Requiem pour les cantons ; Prière pour Fukushima ; Baptême (du feu) pour la Libye ; Mariage (blanc et voué au divorce comme un programme commun) entre les roses et les verts ; Aimez vous les uns les autres … Amen
Une heure pour la planète ce n’est déjà pas grand chose après Rio, Copenhague, Cancun … et en plus la France choisit ce jour pour supprimer 60 minutes : malencontreux décalage horaire … On pense à Astérix en Helvétie plus qu’aux objectifs du millénaire. Un leurre pour la planète
Grâce au décalage horaire (le vrai), la France … de Canton est toujours en avance
Mais à cause du changement d’heure, probablement, la France des cantons est un peu à la traîne : l’abstention ou les votes protestataires liés au décalage horaire ?
Pendant ce temps, grâce au décalage horaire, certains peuvent se cantonner à leur quant-à-soi (leur canton à soi, c’est plutôt les locaux des étapes qui s’y accrochent) mais attention au jet lag, le Happy Hour, ça ne dure jamais assez longtemps même quand on est déjà très à l’Ouest. Relire les morales de Lafontaine (pas Oskar, Jean de …)
Bon, c’est pas tout ça, mais ce décalage horaire, comment ça marche déjà ? On n’y comprend rien. C’est comme pour les élections, on montre des jolies images, on dit n’importe quoi et on fait mousser ?
Un café aiderait contre le changement d’heure ou la gueule de bois citoyenne peut-être ?
Now what ? Watts ! What else ? Déjà signaler aux médiacrates que peut-être c’est à cause du décalage horaire que le taux de participation à midi a baissé un micro chouia, et éteindre ou débrancher les trucs qui ne servent à rien et gaspillent de l’électricité à commencer par l’ORTF de l’après-midi (pour le diesel allumé pendant l’achat du pain ou du journal dominical en double file, c’est comme rouler à 180 en 4/4 au retour du ski et plus si affinités en Suisse, tant qu’il n’y aura pas d’amendes vraiment payées ou de « micro-hybride » standard, ils ne changeront rien)
Bon, l’horloge biologique est un peu dézinguée, carpe diem quand même, en pensant à d’autres courses contre la montre, pas seulement au Japon
Mais il serait peut-être temps de prendre les choses au sérieux, parce que les heures passent et se ressemblent, hélas
Time flies, avec ou sans happy hour, décalage horaire, jet lag ou changement d’heure …
Le bonus : Back to the Future, Yes we can, sûrement, mais entre les élections anachroniques, le jet-lag des fleurs de cerisier à Fukushima (ailleurs, le jasmin est assez perturbé aussi) et la météo qui disjoncte hier soir à Paris juste à l’heure des discours des politiques, on ne sait plus dans quel canton on (t)erre ou à quel (politi)saint se vouer
C’est fini pour aujourd’hui, encore qu’il reste quelques heures pour faire quelque chose d’utile ce dimanche (n’allez pas à la pêche, les sondages n’ont pas encore dit si les poissons sont radioactifs), par exemple penser à 2012 et plus si affinités, et quelques secondes aux tigres, ours polaires et autres bientôt du passé
Mal (mâle ?) français ! «Les Français, disait, il y a déjà cinquante ans Malaparte, se considèrent comme un peuple en décadence, sinon un peuple fini.» On devrait toujours écouter les « romains », au moins autant que les politiciens et zintellectuels gaulois. C’est grave, docteur ?
Si on n’a pas le temps de relire tout sur le déclin ou pas, les responsabilités ou pas, les réformes ou pas, le futur de la France ou pas, le passé des Français ou pas, les bons avocats de mauvaises causes et vice-versa (ou pas mais se demander ce que les deux vieux ténors en chaussures sur mesures sont allés faire chez Gbagbo ou ce qu’est un procès fictif relève probablement de questions de constitutionnalité préalables, ou QCP, anagramme de CPQ byzeway ; tandis que remarquer que Marine le Pen est plus compréhensible que Rocard ou Bayrou serait une offense aux Dieux) … une bonne bio de Malaparte parue il y a quelques semaines chez Grasset fait joliment résonner une trajectoire d’homme libre au XXème siècle : « Malaparte, Vies et Légendes (critique de La Croix) »
Pour revenir au « mal français », il était lumineusement décrit par Peyrefitte en 1976 dans un bouquin « grand public » facile à lire qui devrait être obligatoire dans toutes les écoles de formation de nos zélites et pour tous nos zélus. Personne ne devrait pouvoir dire « on ne savait pas », ou alors quelques illettrés en vacances sur Mars depuis plus de 40 ans, des « intellectuels » ou autres médiacrates compagnons de route de telle ou telle fratrie (encartés de tel ou tel courant de parti politique plus ou moins recommandé ou recommandable, gang des supporters de tel ou tel lobby et/ou de telle ou telle ligue plus ou moins corpo-conservatrice, amicale des conducteurs de 4/4 diesels roulant à 180 sur l’autoroute de Normandie ou du Sud, you name them que le monde entier nous envie …) ou des politiciens professionnels soucieux de bénéficier du régime spécial de retraites des parlementaires (Ach, la démocratie, gross Malheur, surtout en France, le Roi nous avait bien dit que nous perdions la tête …)
Pour les vrai jusqu’au-boutistes de l’analyse du mal français qui cherchent des angles de réflexion -un peu- différents, il y a l’excellent essai d’Algan et Cahuc publié aux Editions Rue d’Ulm de Normale Sup’ en 2007 » la société de défiance, comment le modèle social français s’auto-détruit « , un peu « académique » et pas totalement neutre mais très digeste pour un essai de normaliens, pas trop ennuyeux pour un prix du livre d’économie (2008), léger dans la poche pour lire dans un métro ou assimilé, et donné à 4 Euros (et même téléchargeable en pdf gratuit en fouillant un peu, mais SVP respectez les droits des auteurs en le commandant même si vous téléchargez)
Mais pour en revenir aux hommes libres du XXè siècle et si on cherche quelque chose de contemporain pour lire avant d’aller voter (ou pas), le « C’était Georges Pompidou » d’Alain Frerejean, tout juste paru chez Fayard, est disponible en version papier (imprimé en France) et numérique, ce qui est un joli clin d’oeil à un des hommes de pouvoir français les plus inscrits dans le futur. On peut ne pas être amateur des généralement pénibles bio-chrysanthèmes d’anniversaires ou reprocher Beaubourg et les voies sur berges à « Pompon » mais les circonstances du moment peuvent inciter à se documenter un peu sur un des décideurs de la stratégie du nucléaire civil, par ailleurs pas (encore ?) pris directement en otage dans les rivalités du microcosme du moment. Il volait très nettement au-dessus des chamailleries pour le bouclier arverne ( la présentation du livre paru chez Fayard en mars 2011 sur www.bibliosurf.com ), l’homme du Cantal. By ze way, la couverture du livre n’est pas trop mal (mâle ?) mais je préfère de très très loin la jolie photo accrochée en ce moment sur la façade de Beaubourg (à voir dans un tout prochain bout de blog)
Un truc iconoclaste serait de benchmarker si les pays où des femmes font (sauf exceptions confirmant la règle) autre chose que de la figuration ont les mêmes maladies dites « honteuses » et s’il y a eu beaucoup de dictateuses et/ou de chefesses incompétentes dans l’Histoire du Monde. Mais ce serait amalgamer le « French Disease » (la syphilis) et d’autres maladies, ça pourrait être mal (mâle ?) interprété, voire pire, donner des ailes à certain(e)s. Sinon, je chercherais une image d’éléphant volant mais avec toutes ces histoires de déontologie et de conflit d’intérêt, et puis parce que même si la mamyderme élève les standards de tartufferie en mangeant sa pomme vraie-fausse verte dans le TGV pendant que l’homme de Washington fait cuire ses steaks de 500 grammes dans sa cuisine, je préfère m’abstenir (absternir ?) de commentaire sur les machines volantes pour cette fois
Même si dans le monde réel où l’on vit, on a du mal à croire que les pommes vertes soient aussi inoffensives qu’elles veulent en donner l’impression, ou que ce ne soit que d’indignation non préméditée qu’elles rougissent dans un combat ou tous les coups sont hélas permis, de tous les côtés
Wanted : bon(ne) avocat(e) comprenant le(s) Français pour une bonne (?) cause, pas de récompense
C’est fini pour aujourd’hui (parce qu’il est temps d’aller se #FF brosser les dents, mais ça pourrait être pire : Churchill le disait tellement bien, « le pire système … à l’exception de tous les autres »)