Le bonus : ça pourrait être pire, il pourrait y avoir un orage sec
Et ça pourrait même être encore pi(t)re si en plus la démocratie perdait les élections au second tour (attention, risque d’abstention)
C’est fini pour aujourd’hui (n’ayons pas trop peur que le ciel ne nous tombe sur la tête, l’air est plutôt plus léger aujourd’hui, ça doit être le printemps)
Entre les cris d’orfraies (bien payés d’or frais ?) des anti-ceci ou pro-cela ou l’inverse, les lâchages ou lynchages ou vice-versa tardifs pour être honnêtes, on sent comme un poids sur des con-sciences. Mais avec gêne il n’y a pas de plaisir et un moment de honte sera vite passé
Anyway, le dernier jour du salon du livre est l’occasion ou jamais pour rappeler que le personnage intéressant, c’est Orgon. Parce que les tartuffes, ça court les rues et que Molière n’utilise l’apparent que pour refléter le vrai (le doigt et la lune montrés à l’idiot, mais pas qu’à lui).
By zy way, on n’est pas obligé de jouer Molière en perruques 18ème ou de criailler dans les rues ou à l’écran pour être contemporain, faire bouger les lignes, ouvrir des voies et parler d’avenir. La politique n’est plus ce qu’elle était, c’est plutôt bien, mais « pas que »
Sinon, une bonne version conventionnelle de Molière (avec sous-titres in English), ça le fait aussi. Byzeway, je me demande comment ils traduisent « Cachez ce sein … » ? « Catch this sin … » peut-être ?
Ce printemps est favorable à la floraison des Tartuffes. Les lobbyistes financés par Kadhafi ou whatever et/ou ceux qui ont intérêt à ce qu’il ou whatever prospère, les agences de com mercenaires (il faut bien vivre), les états plus ou moins dictatoriaux ou juste incompétents et les belles âmes caisses de résonance sinon de « raisonnance » (du temps de la guerre froide, on les appelait les « idiots utiles » mais c’était très exagéré question utilité), ça criaille beaucoup au Café de Flore, à Solférino, dans les états-majors (ou pas) ou sur whatever péniche à la retrait(r)e mais le bruit des réacteurs ou le froissement des rideaux d’isoloirs empêche autant les pilotes d’entendre les Tartuffes qu’ils ne les avaient rien laissé voir venir. Kadhafi est sourdingue depuis un moment mais il n’est pas le seul et lui il a l’excuse du grand âge et d’avoir entendu beaucoup d’explosions, souvent déclenchées par lui même d’ailleurs. D’autres ont moins d’excuses, qu’ils causent de nucléaire, de politique ou de whatever doesn’t work, et devraient garder le front plus bas. Auraient dû savoir/vouloir le faire depuis un moment, d’ailleurs
Le bonus : Tartuffe version « Nouvelle France » au sirop d’érable ironique, c’est salé-sucré
C’est fini pour aujourd’hui (en fait non, le rideau ne tombe jamais sur les tartuffes et les fronts bas, c’est pas le genre de la maison France en ce moment)
Ce n’est pas encore l’aube, sinon de l’Odyssée, du printemps. Les fleurs de Fukushima ne sont pas celles des cerisiers et il y a plus d’avions de guerre que d’hirondelles dans le ciel libyen. Pensée pour ceux qui ne le verront pas et pour ceux qui se battent pour que nous passions l’hiver.
« Il arrivera pas jusqu’à Tobrouk » et pourtant … c’est en osant tout …
« La La La La-La … », chantez en travaillant, ça donne plus de courage que d’écouter les intellectuels assis et autres télécrates experts en tout de service le dimanche
Coming soon in Tripoli : « Vous ne connaissez pas les Français … Nous avons le complexe de la Liberté, et ça date de 1789. Nous avons égorgé la moitié de l’Europe au nom de ce principe. Depuis que Napoléon a écrasé la Pologne, nous ne supportons pas que quelqu’un le fasse à notre place … » . Audiard, forcément Audiard, férocement Audiard …
Bon, ça finit plus ou moins bien, la vie renaitra chaotiquement et les anges marcheront pas tous au soleil et on a mal au coeur de Lino à la scène finale sur les Champs-Elysées mais c’est la vie, ça vaut toujours mieux que d’être sous le sable, surtout que de toute façon, la place du Soldat Inconnu est déjà prise. On connait la chanson
Bon, je vais voir si je retrouve Homère quelque part pour vérifier combien de temps Ulysse met pour revenir chez lui