Merci et bravo à Bertrand Piccard (et à la Reine Elisabeth II) de faire briller le soleil et les sourires en #Europe

Le succès populaire du Jubilé d’Elisabeth II n’allait pas de soi dans un pays pluvieux dans une région au ciel gris, et la réussite du vol intercontinental de Bertrand Piccard n’était pas garantie malgré le soleil assez « normal » au Maroc. Mais ils ont réussi à faire sourire l’Europe.

Les Britanniques ont montré que la pluie et le froid ne sont mauvais que pour ceux qui ont du mal à décider de sortir quand il y a un peu de mer, se trouvent d’excellentes raisons de ne pas passer à la machine à vapeur pour avancer plus vite et plus sûrement quand les vents sont durablement contraires et les temps inexorablement changeants, ou n’osent pas monter plus haut (sur la table, sur le toit, chacun son Everest, étant rappelé que c’est un Néo-Zélandais citoyen de la Couronne Britannique, Sir Edmund Hillary, qui a conquis le toit du monde, no comment).

Le Royaume-Uni a opportunément signalé au monde la possibilité de réussite collective durablement souriante (quitte à serrer les dents) même pour une société depuis toujours confrontées au « mauvais temps », encore traversée d’inégalités pas particulièrement en voie de disparition, composée de diversités pas naturellement préparées au « vivre ensemble » et administrée par des élites pas plus qu’ailleurs incontestables ou incontestées (no comment).

Alors évidemment, les déclino-masochistes objecteront que vérité au-delà de la Manche peut-être mensonge sur le continent. Ils souligneront que tout est sûrement plus facile quand tout le monde parle l’anglais qui fait danser les djeuns (et moins djeuns) depuis bien avant les Swingin’ Sixties et le Rock n’ Roll, plutôt que le français qui semble faire descendre dans les rues les djeuns (et moins djeuns) depuis bien avant les manifs étudiantes et les Grenelle. Ils objecteront que le futur est sûrement plus souriant quand on a des ports qui marchent et un Royaume avec des côtes tout autour du Pacifique plutôt qu’au milieu. Dont acte, tout est peut-être plus facile et l’avenir est possiblement plus souriant quand on est une île où l’on parle anglais, où on met des chanteurs sur les toits parce que les panneaux solaires ne sont pas trop adaptés au climat local (cela rappelle cette blague de Coluche sur ceux pour lesquels ce sera plus difficile) et où on a une certaine idée de l’amour … Madness.

Mais, c’est à Munich, pas tellement près de la mer, que des Européens avancent sur les technologies de rupture et commercialisables pour l’énergie du futur sans trop se faire de noeuds au cerveau à compter les pôles de compétitivité.

Mais, c’est de Suisse, pays où on a plein de langues officielles mais où la langue maternelle n’est pas l’anglais, que l’avion Solar Impulse piloté par Bertrand Piccard a décollé pour son premier vol intercontinental. Et de la même Suisse qu’est originaire le navire solaire high-tech Planet Solar qui a terminé il y a quelques semaines le 1er tour du monde 100% solaire.

Et, c’est au Maroc dans un pays au futur partagé avec l’Europe en général et la France en particulier, que l’avion suisse de l’Européen Bertrand Piccard a atterri dans la nuit du 5 juin (c’était by the way la journée mondiale de l’environnement, mais c’est passé un peu inaperçu, en tout cas en France) : on peut regretter que Solar Impulse n’ait pas fait une escale au Bourget ou à Toulouse pour un clin d’oeil aux « faucheurs de marguerites » francophones, mais avoir choisi Madrid, qui avait su sponsoriser Christophe Colomb à une époque où les choses n’étaient pas simples en Espagne et en Europe, est un signal qui donne le sourire aux optimistes (qui sont ceux qui n’ont pas les moyens d’être pessimistes). Quitte à faire sourire des continentaux en serrant un peu les dents au moment du passage de Solar Impulse au-dessus de Gibraltar, et à crisper quelques mâchoires françaises à son atterrissage sur un sable qui fut français au temps de la douceur des lampes à huile mais où les panneaux solaires qui poussent aujourd’hui aux frontières du Sahara sont franchement « étrangérophones ».

* * *

En attendant le départ du tour du monde de Solar Impulse, on peut télécharger un eBook supporter des énergies propres sur http://www.youscribe.com/renaudfavier/, surfer sur un blog ensoleillé sur https://renaudfavier.com/ ou “liker” un café aide à voyager sans trop de bilan carbone sur http://www.facebook.com/cafe.matin.paris.

          
          
         
      
      
       

RF 6 juin 2012

    

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