
Congratulations, Donald (and good game, Hillary, and good-bye, Barack, and good luck everybody).
Reno – 21 décembre 2016

Congratulations, Donald (and good game, Hillary, and good-bye, Barack, and good luck everybody).
Reno – 21 décembre 2016

Ne jamais blasphémer, ne jamais parler de crêche pour startupeurs en short, ou alors parler d’incubateurs et autres jardins d’enfants sur lesquels il y a prescription depuis quelques décennies, au moins …
Parce que sous-entendre le moindre doute sur le futur « plus grand incubateur à startup du monde », promu par le plus grand entrepreneur de la génération Minitel, téléphone mobile, Internet (avant, on disait NTIC, mais c’était avant le numérique pour tous, le #FrenchTech, les geeks parisiens à Las Vegas, les #geonpis en incubateur étatique à Silicon Valley, tout ça) de France, même sur LinkedIn où il n’y a que des vieux (les surfeurs pas cacochymes sont sur Médium) c’est s’attirer des twits vengeurs des geeks, des froncements de sourcils réprobateurs des hipsters, voire quelques coups de fil rageurs téléguidés par les apôtres du numéricosme hexagonal vouant aux gémonies, voire pire, quiconque oserait ne pas se prosterner devant Station F …
Quant-à oser douter sur #Blockchain (pas la peine de s’affoler, c’et mort-né, y’a plus que quelques geeks en chef de banques et fonctionnaires passionnées de e-démocratie qui claquent un peu de queues de budget sur le truc), l’intelligence artificielle des robots (déjà l’intelligence naturelle part en vrille dés qu’on met deux parenthèses imbriquées dans un paragraphe) ou les objets connectés (genre le porte-clef qui siffle quand on reçoit un sms ou la lampe qu’on peut allumer avec son smartphone quand on est dans le bus, pour amuser les chats) … faut être un geek du sérail pour se le permettre ça sans se prendre des seaux d’épluchures virtuel(le)s (les seaux et les épluchures sont virtuels, mais on peut aussi considérer que les seaux sont un concept symbolisant une quantité considérable et que les « virtuel » ne s’accorde qu’à « épluchures », si on n’a rien de plus urgent à faire que couper les e-tifs en 4 et kaskouiller que lire, c’est compliqué, quand les phrases sont plus longues qu’un bullet-point de powerpoint de TedX et les trucs dont on twitte un poil plus complexes qu’un slogan de NuitDebout ou un conseil boursier de stagiaire de BFM).
Objets connectés (et autres geekeries), avez-vous donc une âme ?
Reno – 20 décembre 2016

En quelques lignes comme en un bouquin d’investigation pas trop mainstream, ni subventionné, ou une émission de télé sans trop de placement de produit, ni gavage de prêt à penser avec dialogues en phrases de moins de 20 mots sans parenthèses, et mots de moins de 10 lettres, rien n’interdit de constater que Macron, comme Poutine il y a une quinzaine d’années, est un genre de petit haut fonctionnaire choisi par des oligarques inquiets du risque de disparition de leur vache à lait dans un contexte économique désastreux, courant Titanic, et un environnement politique en mode naufrage, voire Tchernobyl, soutenu par une propagande parfaitement orchestrée par les meilleurs professionnels, et bruyamment acclamé par un troupeau de veaux apeurés dirigés par un quarteron d’opportunistes aux poches profondes et intentions trop claires, voire sombrement clignotantes, offrant les moyens de ses/leurs ambitions à leur souriante marionnette aux dents pointues.

Les ceusses que çà intéresserait de chercher des résonances entres les irrésistibles (?) ascensions de l’un et de l’autre, n’ont qu’à regarder en replay le reportage sur Poutine passé sur France 2 jeudi 15 décembre, en arrêtant de temps à autre l’image, histoire de se demander si Macron ne suit pas exactement les traces de Poutine, avec les mêmes méthodes, probablement les mêmes communicants, sinon les mêmes mains invisibles tirant les ficelles (mais what else ?) …
Le passages les plus frappants, et leurs repères chronos dans le film.
L’ascension d’un « nobody » choisi par les oligarques (idem Macron) : autour de 15′
L’instit, mère de substitution pygmalion de Poutine, idem la prof devenue compagne de Macron : 20′
Le bouclier et l’épée (insigne du KGB, mutatis mutandis IGF), film sur un héros soviétique pendant la guerre mondiale (qui n’était qu’un autre genre de guerre économique) : 30′
Le contexte de perestroïka économique et politique ratée, échec de Gorbatchev, comme tout part en quenouille sous Hollande : 40′
L’exploit de la volonté de l’homme seul confronté à la perte de confiance dans un système finissant … (Poutine à Dresde en 1989, c’est un beau roman d’espionnage) : 46′
Le rebond comme (un) adjoint du nouveau maire à la mairie de St Petersburg (choisi pour son insignifiance supposée) … qui jouera low profile mais montera vite et fort) : 49′
Poutine devient un homme d’influence / fréquente le business et les investisseurs à St Petersburg, et est mis en cause, mais pas limogé, dans une affaire louche (honni qui aux lois Medef de Macron y pense) : 53′
Poutine, arrivé à Moscou sur un poste vague après la défaite de son mentor maire de StPet, nomination inattendue à la tête du FSB (très important, presque contre son gré) : 59′
L’amitié de Berezowski lui vaut d’être choisi pour succéder à Eltsine, on va le chercher en vacances à Biarritz, il sera élu au 1er tour à 52% … beau comme de l’antique : 1h05′
2000+ : le poulain supposé inoffensif par les oligarques va s’avérer bien différent de ce qu’ils escomptaient … tout de suite il rentre dans le lard de l’un d’eux pour l’exemple et lance une rapide, et assez brutale, reprise en main du pays en général et de la presse en particulier, méthodes « KGB », voire viriles, sinon brutales : 1h06′
Exil forcé, puis mort (« suicide » par pendaison dans son manoir londonien) de Berezowski, l’ex mentor … mise en place d’un « système Poutine » avec ses hommes clefs, une nouvelle oligarchie, plus discrète, mais pas très différente de celle du temps d’Eltsine : 1h15′
2007, G8 en Allemagne, Poutine en second mandat, a bien affermi son pouvoir (et sa fortune dissimulée de plusieurs dizaines de milliards de dollars disent certains journalistes), « clash » réel ou fantasmé avec Nicolas Sarkozy jusqu’ici supposé être arrivé « ivre » en conférence de presse, séquence mixant vrais images, fausses images, et commentaires d’un journaliste, Nicolas Hénin (auteur du livre « La France Russe » chez Fayard http://www.fayard.fr/la-france-russe-9782213701134 ) prétendant que Poutine aurait au figuré « assommé/humilié » Sarkozy lors d’un tête à tête … nb le démenti de Levitt, alors conseiller diplo, qui assistait à l’entretien http://www.lepoint.fr/monde/sarkozy-poutine-jean-david-levitte-remet-les-pendules-a-l-heure-17-12-2016-2091173_24.php nb2 1h17′
Vraies oppositions en Russie et à l’étranger, en 2012, quand Medvedev (assez apprécié à l’international, aux style et méthodes moins « kgb ») renâcle un peu à relâcher le pouvoir, contestation des résultats des élections législatives, puis présidentielle, mais Poutine reprend les rênes pour une nouvelle étape, « Grande Russie dans le monde » 1h26′
Le début de la crise en Syrie, puis le binz en Ukraine et, surtout, l’annexion de la Crimée, donnent à Poutine l’occasion d’une démonstration de force internationale et d’une restauration d’une sorte de puissance russe, dont l’étape suivante est Alep 1,29′
… à suivre, prochaines élections en 2018 en Russie (mais dé »s 2017 en France). Fin de la 1ère partie de l’émission : 1h41
Le débat est moins passionnant, mais se regarde (témoignage d’un oligarque déchu, tour de table sur la « grande question » : la Russie est-elle une dictature ?, Blabladébat …) : 1h48
Mais jusqu’où marchera Poutine Macron ?
Renaud Favier – 20 décembre 2016
PS : je ne suis pas fan d’Asselineau, autre haut fonctionnaire inspecteur des finances s’étant ennuyé gravement à Bercy et ailleurs, et ayant décidé de faire de la politique hors des partis « usual suspects », d’autant que son fond de commerce UPR anti européen est une sorte de lepenisme parisien un brin plus réac et un poil moins protestataire attrape-tout, de dupontaiganisme avec un neurone ayant survécu aux concours administratifs permettant de lire et écrire des phrases de plus de 10 mots, mais force est de constater qu’il est le seul à avoir maintenu (en le commentant à sa sauce, certes) sur Youtube le reportage du Petit Journal alors de Canal+ qui ironisait sur la com’ prenant les veaux pour des citoyens, ou vice-versa, du lancement de l’imposture téléguidée la marche triomphale, forcément, férocement triomphale campagne électorale du jeune Vladimir Macron.
PS2 : #NoteToMyself, relire/revoir un peu de Bedos Bertolt Brecht, aussi.
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