Y’a pas qu’en vieille France que les sujets de l’identité nationale, de l’accueil des migrants, et de la fracture sociale, créent comme un genre de malaise, voire d’agacement, surtout dans les minorités (et comme il y a toujours des élections, des changements, des trucs comme ça, on est toujours minoritaire, ici ou là, à un moment où un autre, plus ou moins durablement), et qu’on achète la paix sociale (les élections, aussi) …
Monsieur Cinéma, c’était un homme de la télé, un pilier de l’ORTF, mais également un réalisateur (économe de son talent, mais épatant), qui nous a offert en souriant quelques toiles joviales, sans prétention mais avec des acteurs du tonnerre, du genre à filer la banane sans prendre la tête.
D’abord « Le Viager » (1971/72), dont l’émouvante petite maison « héroïne » du film émeut toujours ceux qui fréquentent Saint-Tropez et la voient depuis une petite route bucolique (le fait est que la presqu’île est moins bétonnée e verrues prétentieuses et routes privées que pas mal d’autres bords de mer, et sa beauté encore assez sauvage plus accessible qu’on pourrait le craindre) …
… et puis, en 1974, « Les Gaspards »,que d’aucuns, et pas les plus ballots, considèrent comme un petit chef d’oeuvre …
… ensuite le grinçant « La Gueule de l’autre » (1979), malheureusement prémonitoire …
… enfin, « Bonjour l’Angoisse » (1988), hilarant, comme son titre ne l’indique pas.
RIP Pierre Tchernia, et une certaine idée de la télé.
Je ne dis pas que tous les titres de (films tirés de romans de) Frédéric Dard se valent … je dis qu’un petit San Antonio sur Youtube avec le café, même si les dialogues ne sont pas d’Audiard (cependant assez succulents), ça vaut mieux que de lire un Tintin au pieu avec la scarlatine.
Evidemment, faut aimer le rustique vintage génération graves, pas les blablas aseptisés courant « éléments de langage » inspides de maintenant et autres ramages light sauce contemporaine, question verbiage.