On dira ce qu’on voudra, pour ceci ou contre ceux-là, et réciproquement, mais le bonnet de bain à la piscine publique est une mesure d’hygiène aussi élémentaire que l’interdiction d’uriner dans l’eau, surtout depuis le plongeoir, ou de se baigner avec un short pas lavé depuis des semaines et porté nuit et jour, tant pour s’abrutir à jouer à des jeux vidéos (pour) débiles que pour glander et brûler des poubelles dans les rues pendant les heures de cours.
En plus, ça peut être très joli, et c’est rarement ostentatoire comme certains maillots de bain qui manquent gravement de décence, et bien moins provoc’ que les moule-b…tes que les djeuns n’ayant pas de short à faire rincer à l’oeil affectionnent, surtout au printemps.
Si d’aucun(e)s allaient plus souvent à la piscine (généreusement subventionnée par les contribuables dans la plupart des communes, même de droite), ça leur rafraichirait mieux les idées que de surfer sur Youtube à la recherche d’images d’attentats, fut-ce à la pudeur.
Libé, comme souvent, a le meilleur titre de la presse parisienne (et un papier pas mal fichu, quoique tendancieux, forcément tendancieux, et guère moins racoleur que ceux de ses confrères http://www.liberation.fr/liseuse/publication/05-04-2016/1/) sur le sujet du jour pour les médias et (é)lecteurs d’yceux, tous abonnés aux mêmes fils Twitter.
Mais, outre le fait que ce titre est emprunté à un écrivain (plutôt un rédacteur surfeur ayant trouvé un éditeur opportuniste, ou vice-versa), le sujet fait l’objet d’une sacrée couverture de presse, plus de 100 médias « de référence » du monde entier ayant collaboré à la sortie du scoop sur la grande évasion fiscale vue par le trou de la serrure du disque dur d’un cabinet de conseil patrimonial (sic) à Panama.
Les plus franchouillards grommelleront que les communicants de Hollande ont récupéré un nouvel écran de fumée pour masquer les échecs du quinquennat alors que le buzz sur la loi dite « travail » s’essouffle.
Ceux qui lisent l’anglais constateront, sans en tirer de conclusion hâtive sur la vertu citoyenne des uns, la nationalité des donneurs de leçons de morale fiscale (tiens, byzeway, on n’entend plus twitter des #anonymous qui avaient annoncé une e-attaque contre Trump ?), ou la peur inspirée par les avocats anglo-saxons, que les entreprises et politiciens américains et britanniques sont bizarrement absents du palmarès des phobiques fiscaux et autres investisseurs discrets aux bras tentaculaires de la pieuvre du crime financier organisé.
Sinon, Panama, c’était déjà un scandale financier global, une démonstration de force diplomatique, industrielle et financière américaine, un triste échec pour Lesseps malgré le renfort d’Eiffel et de la crème de la crème du génie français de la (Troisième) République en rémission après son (Second) Empire, du #FRenchTech parisien d’alors associé aux vautours de la finance européenne d’antan, et une indignation collective de tartuffes assis sur leur Montagne (d’emprunts russes ? de piastres d’Indochine ? de Terres Rouges de là-bas ou ailleurs ?) Magique (#notetomyself, relire Thomas Mann), il y a un siècle …
Rappelons que le dernier (et premier) scandale de Panama peut valablement être considéré comme le déclencheur du premier (mais pas dernier) suicide européen, suivi d’une guerre mondiale, puis d’une autre, avec entre deux une effarante crise économique planétaire et quelques sanglantes et destructrices tentations totalitaires avec peuples amok et dirigeants patibulaires mais presque, et puis le chant de quelques cygnes dépressifs en Europe et en Nouvelle Europe d’Outre-Atlantique (le rêve américain était gros d’un réveil difficile, fatalement), et la fin d’un des meilleurs mondes déjà vu sur terre, sinon du meilleur des mondes possibles pour les lecteurs de Voltaire et quelques autres philosophes, sinon d’une civilisation.
Note to myself, relire John le Carré et aller cultiver son jardin plutôt que de surfer sur Twitter et Youtube.
Perso, je suis comme pas mal (pas mâle ?) de Françai(se)s, pas favorable aux modes islamistes (ni d’ailleurs à la plupart des comportements moutonniers et abdications de libre-arbitre suggérés par des publicitaires et/ou imposés par des circonstances adverses, voire perverses) à Paris et orbi, ni d’ailleurs au terrorisme, fut-il intellectuel, en général.
Rien de nouveau sous leur soleil … depuis le Moyen-Âge
Si j’ai bien compris, le syndicat des vendeurs et aiguiseurs de couteaux de boucherie est favorable à la tendance coupage de cou pour les hommes infidèles (ça a le mérite de la cohérence avec le rustique mais efficace tranchage de main pour les voleurs droitiers, mais aucun rapport avec la circoncision qui semble un crime contre une moitié de l’humanité sans rapport avec les programmes électoraux de partis religieux du début du Moyen-Âge, pas d’amalgame), tandis que les vendeurs de fringuasses made by femmes et enfants esclaves, leurs publicitaires et leurs financiers aimeraient faire un peu de fric sur la c pour compenser la (relative) baisse des cours du pétrole et acheter les dernières boites du CAC40 pas encore aux mains de la finance plus que douteuse ou d’états ayant une certaine idée, assez hémiplégique du bulbe, des droits de l’homme.
Dura Lex, sed Lex de France – Crédit : Chimulus
Mais qu’est-ce qui empêche les citoyen(ne)s à peu près responsables, pas complètement vierges ou ramollis du bulbe, de pays à peu près libres avec l’école gratuite obligatoire jusqu’à l’âge pour (é)lire et jouer à Space-Invaders, ni prêt(e)s à vendre leur liberté pour un mariage arrangé, un plat de lentilles, une coupe d’Europe de foot, ou une paix potemkine, ni soumi(se)s à des interdits familiaux ou communautaires, de ne pas acheter de burquinis et autres fringues prosélytes de l’islamisme conquérant, sinon radical, voire patibulaire mais presque ? Et de boycotter dans la foulée la presse qui fait la publicité de ces trucs, et les produits des boites rapportant du fric aux mêmes salopards actionnaires (idem pour les saletés industrielles globales à l’huile de palme irresponsable ou autres matières premières exploitées en dépit de tout début de respect pour la nature et l’avenir d’une certaine idée de l’humanité) ?
La mode des sportifs est une mode comme les autres, mais encore pire
Evidemment, certain(e)s refuseront le boycott par esprit de contradiction à ceux-ci ou cela, ne voulant pas donner l’impression de céder au terrorisme intellectuel de people parisiens à la morale médiatique en érection en saison électorale, donneurs de leçons se réveillant après l’étrange défaite contre les communautarismes instrumentalisés de tous poils au premier rang desquels l’islamisme, et autres esprits forts quand la résistance est faible …
Reno – 4 avril 2016
PS : sinon, si on aime l’art islamique sans être groupie des derniers mercenaires parisiens ayant envie d’un surclassement sur une compagnie imposant, ou pas, le foulard islamique à ses hôtesses, ni hystérique à chaque fois qu’un people parisien piaille contre cela, pour ceux-ci, les deux, ou vice-versa, en saison électorale, il y a Oum.