Ravioli aux légumes en boite, parmesan, beurre salé, ortie et goji du balcon
Dans un monde parfait, la fin d’été indien est une saison où l’on adore sentir le fumet rassurant d’un pot au feu, l’odeur douce d’une blanquette, ou la fadeur enivrante d’un choux farci, en rentrant chez soi, ou en arrivant dans un restaurant dont on connait le cuistot.
Crédit : Xavier Gorce
Les citadins très organisés, ayant reçu une éducation familiale ne négligeant pas la cuisine, sortent du congélateur du « fait-maison » en grosse quantité et stocké en portions adaptées aux besoins quotidiens, plutôt que de se ruiner dans les restos où on sait encore ce qu’on mange.
Crédit : Geluck
Les geeks les plus irrécupérables ouvrent une boite de truc plus ou moins identifiable, un paquet de choses genre chips, et du ketchup sans négliger le lancer l’appli « et que ça sente » qui diffuse un parfum 100% chimique de bonne bouffe sous contrôle de Google ou autre Big Brother.
Crédit : Jacques
Les animaux humains raisonnablement adaptables aux changements climatiques et autres plongent dans les rayons de trucs tout prêts à peu près abordables sans trop d’ingrédients plus suspects que la moyenne (éviter « viande » hachée et huile de palme) et y mettent leur « touche perso ».
Raviolis aux légumes en boite, parmesan, huile d’olive, goji et estragon du balcon
On n’est pas obligé de lire, Isaac Asimov, New-Yorkais d’origine russe, qui fut une des vedettes charismatiques du futurisme au XXè siècle, un écrivain (très) prolifique, et un communicant de talent. Mais penser out of the box avec lui de temps en temps ne fait pas de mal.
Bien sûr, on n’a plus tellement besoin de lire « I, Robot », maintenant que nos aspirateurs sont robotisés, nos fours à réchauffer les pizzas « intelligents » et nos brosses à dents électroniques (honni qui sextoy télécommandé y pense parce qu’il/elle a un rendez-vous place Vendôme) …
Bien sûr, la science-fiction réelle étant devenue ce qu’elle était dans les livres avant, parfois en pire (honni qui à l’Empire y pense, c’est avec le créateur de Star Trek qu’Asimov était pote, pas celui de Star Wars), on est moins facilement impressionnable qu’avant par la technique.
Quoi qu’il en soit, mieux vaut lire du vieil Asimov qu’écouter des politiciens, experts en tout ou le reste, commentateurs TV et autres chanteurs de maintenant, et quand le MIT propose la e-lecture d’un texte inédit d’Isaac de 1959 sur la créativité, procrastiner serait une faute, voire pire, une bêtise http://www.technologyreview.com/view/531911/isaac-asimov-mulls-how-do-people-get-new-ideas/
Et si on a 8 heures (ou 24) devant soi, la BBC offre « Foundation » (à écouter avec l’esprit critique en mode « on », Asimov soulignait que c’était une oeuvre de jeunessse écrite à 20 ans, et chacun sait qu’on n’est pas sérieux quand on a 20 ans).
Sinon, I, Robot est une oeuvre de (plus grande) maturité …
Et the end of Eternity, un écrit plus « politique » …
Asimov, pas besoin de se poser de question, c’est juste ce qu’il faut si on est forcé de prendre l’avion pour un long voyage, si on doit se taper un week-end sans wifi avec météo pourrie, ou si on est en arrêt de boulot avec une grippe trop vicieuse pour sortir prendre un café.
Si quelqu’un avait écrit dans les années 60 qu’on ne se serait pas encore débarrassé de la grippe au début du XXIè siècle, on ne l’aurait pas pas pris pour un fou normal genre ceux qui font de la politique, la commentent à la TV ou en parlent en société ou au bistrot, juste pour un écrivain de science-fiction pessimiste …
« Allez les gars, vous verrez, la saison de l’Oktoberfest est sympa à Berlin »
François Hollande a envoyé le coach pré-retraité et son stagiaire apprenti de Bercy prendre un cours d’économie réelle et de comptabilité publique en Allemagne, et leur a demandé d’en profiter pour faire la promo pour son (fantaisiste, forcément fantaisiste) budget de la France.
P… Bercy, c’est déjà chez les bouseux de province, mais Berlin, c’est le front de l’Est …
Sapin Hardy et Macron Laurel sont donc allés jouer en Allemagne leur spectacle de comiques rôdé à Paris Bercy.
Laisse aller, c’est une valse …
Les deux baudets du bord de Seine (scène ?) n’ont pas raté le sketch du cochon qui sait compter (neuf, neuf, neuf …).
T’inquiète pas, ça c’est le prévisions réalistes, pas celles du dossier de presse
Les deux gars ont bien chanté le couplet sur les efforts de la France pour ne pas revenir fesses rouges de la guerre économique.
Ach, la guerre économique, gross malheur pour Paris
Et ils sont revenus à GrossParis pour faire rigoler tout le monde en conseil des sinistres avec l’histoire de la tête des Teutons quand Michou leur a montré ses chaussettes roses (Fleur Pellerin a fait sourire jaune avec son histoire de sapin-gode géant vert ramollo place Vendôme).
Ouais, des chaussettes roses comme Balladur !
Bravo pour les chaussettes les gars, mais pour le reste, c’est juste #Fail comme d’hab’ …
Ach Frenchonomics, Kolossal Rigolade !
Les Frenchonomics génération tchatche, avant c’était Karine Berger et Valérie Rabault qui twittaient sur le retour magique des Trente Glorieuses pendant que Thomas Piketty faisait des séances d’autographes dans les universités américaines en saison de vacances scolaires, maintenant c’est Michel Sapin qui ventriloque derrière Emmanuel Macron à Berlin (ou ailleurs) pendant que personne à Paris ne veut écouter Jean Tirole qui vient de recevoir le Nobel d’économie (les meilleurs staliniens soulignant que ce Nobel n’existe pas stricto sensu, n’ayant pas été créé par Alfred et n’ayant pas l’incontestable pureté du Nobel de la Paix toujours décerné avec discernement et sagesse, moins encore du Nobel de littérature encore plus scientifiquement sélectionné) …