Temps de (11) Novembre : ça ira mieux demain

L’espace-temps est relatif : jeudi, les verts à l’Ouest ont pris un coup de soleil d’été et les roses commencent à flétrir un peu partout après leurs feux d’artifice. Hier à Paris, c’est l’hiver pour l’hommage national aux morts en Afghanistan par les bleus, en noir aux Invalides.

Les hommages et discours (en direct technicolor) sont ce qu'ils étaient (au temps du ciné muet) mais beaucoup de Résistants et autres Justes n'en pensent pas moins en silence, généralement sous la pluie, en toutes saisons

Et maintenant on nous dit que le maillot jaune pourrait se couvrir de blanc dans les Alpes aussi vite qu’une figure du PS se couvre d’opprobre à New-York, de ridicule en Avignon ou de dignité outragée au téléphone. Alors profitons du sourire jaune tant qu’il dure, ça console de pas mal de truc gris à commencer par cette météo chaffouine. Et suivons le « contre la montre » pour savoir qui défilera en tête aux Champs-Elysées en 2011, en attendant la neige 2012.

Pluie de Novembre, Noël en Décembre (et élections sans beaucoup attendre), dit l’adage. En tout cas, il pleut au Nord et il neige sur le Galibier et ça pourrait favoriser ce maillot jaune français dont les armes déjà montrées dans divers défilés sont supposées par les médias et autres zexperts en sondages un peu moins puissantes que celles de ses opposants pour le combat quand ça va vraiment monter et que l’Espagnol ombrageux et l’Australien rustique vont sortir les chevaux sans trop demander à personne s’il faut être binational pour défiler sur les Champs (pour les frères hollandais, ça a l’air mort mais il ne faut pas les enterrer avant le Galibier, quand même). Mais ensuite si celui qui est supposé champion du monde du contre la montre (en tout cas, la photo du champion du contre le montre de la politique française, au Futuroscope hier, elle restera dans les annales) rate son échappée, comme celui qui aurait été grand favori sans un incident de parcours critiqué par la justice est qui est coincé à faire du Twitter depuis les Etats-Unis comme un simple amateur dopé aux pâtes aux truffes, tout devient possible. Le cyclisme est un humanisme réalisme et seule la victoire est belle, surtout à Paris.

Quelle que soit la couleur du maillot, même noir, ce sont les vainqueurs qui écrivent l'Histoire

Mais revenons un instant en Juillet automne. Les pacifistes irréductibles et autres bileux opposants à tout, au Général et au Président du moment en particulier, ne rateront pas l’occasion de critiquer dans le poste le bilan carbone du voyage présidentiel, probablement pas fait en bicyclette solaire, depuis la Riviera jusqu’aux Invalides alors qu’il n’y avait guère urgence et qu’on aurait probablement pu attendre encore quelques morts et le vrai 11 Novembre pour ce magnifique discours aux accents de 14-18 et ces douleurs sincères et chargées de forts symboles républicains mais peut-être pas assez muettes. Mais un geste présidentiel et de fortes paroles citoyennes étaient probablement devenus indispensables après la création de ce climat pourri par une danse de la pluie contestable au pic-nic du 14 juillet et les chansons trop fausses de la caravane des pleureuses qui s’amusent en attendant la Rochelle, du concert de la Tour Eiffel au festival d’Avignon. Le Vel’ d’Hiv’ a été un peu oublié dans cette tempête médiatique malgré Simone Veil et Delanoë mais les caméras ne peuvent pas être partout et les candidats ne peuvent pas brûler tout le stock de carbone fossile pour un ciel qui peut attendre, surtout quand il fait beau (Baux ?) en Provence et moche à Paris. Dont acte, rideau, les morts sont honorés, il le fallait pour les familles et pour une certaine idée de la République qui se souvient mieux comme ça qu’on ne meurt pas que de vieillesse et/ou d’abandon selon qu’on est chien, misérable ou les deux, d’overdose de ceci ou cela selon ses mauvais goûts et ses moyens, dans une rixe ou sur un malentendu dans telle ou telle zone de non-droit selon ses fréquentations et son moyens de transport, ou assassiné sur la route ou ailleurs selon les limites qu’on dépasse. Et qu’une des raisons pour lesquelles l’armée défile le 14 juillet c’est parce que si elle ne s’était pas rangée du côté de la Révolution et de la République il y a 200 ans et des brouettes puis rassemblée derrière de Gaulle après sa plus belle déculotéee et quelques doutes métaphysiques, et puis aussi derrière Bonaparte qui n’étais déjà plus trop impérial mais restait Napoléon sur la bonne route à Grenoble, on aurait une sanisette avec une pub en gothique pour les sonotones ou un slogan en soviétique pour les lendemains d’hier qui chantent à la place de l’Arc de Triomphe et le coin ne s’appellerait probablement pas Charles de Gaulle, ni même République, Liberté, Justice ou Paix ou tout autre mot du même genre qu’il est toujours agréable d’entendre et de pouvoir placer à haute voix même quand le ciel est gris et la musique mauvaise. Bien sûr, finalement, on préfèrerait peut-être une cabine de Paris Plage à la place de la flamme d’un soldat qu’on n’a même pas connu, ou alors un BBQ public pour se réchauffer et faire griller les saucisses pour la fête citoyenne 2.0 ou le banquet républicain 2012. Chacun ses goûts, moi je préfère les photos de Marilyn avant-hier à sa statue d’aujourd’hui à Chicago (avec culotte à dentelles, probablement sponsorisée par une marque de lessive ou de tampons hygiéniques, pour les photos de touristes) et tant qu’à apprécier les belles âmes à l’ADN un peu étranger fourvoyées en politique française tendance Internationale et qui faiblissent un peu sur leurs vieux jours, surtout de la tête, mais c’est normal même si on n’est pas chanteur de Mexico comme dirait Audiard, je préfère celles qui ont une (et si possible vrais 51% mais c’est une autre histoire) belle voix et qui jouent autre chose que des rôles de doublures opportunistes dans des court-métrages d’avant le film des plus ou moins … primaires ? Le bon mot reste à inventer, attendons d’avoir vu les abracadabrantesqueries des ceusses de la caravane et, qui sait, peut-être le retour de la star prodigue partie faire carrière en Amérique pour manger de meilleures tartuffes truffes.

Queqlu'un dirait, en voyant certains remakes : "la descendance n'est pas une ascendance"

« Mourir, la belle affaire, mais vieillir … » disait approximativement quelqu’un. Un étranger pas né en France et pas bien patriote comme il faut, probablement, mais peu importe, ce n’est pas quelqu’un d’éligible en 2012 de toute façon.

Vieillir … déjà les anciens combattants de 68 sortis en caravane s’indigner médiatiquement et baby-boomer contre le racisme pour le 14 juillet yoyottent en demandant des jouets de Noël pacifistes (à Noël, les mêmes exigent qu’on enlève les guirlandes parce que c’est du nucléaire, qu’on enlève le sapin pour planter un arbre de la paix dans le Larzac, qu’on jette des épluchures parce que le Père-Noël est une ordure). Finalement, on était tristes à la mort de Marilyn mais quand on voit Joly ou Bardot à 60 berges, on se dit que les vieilles gloires télévisuelles des années Rintintin feraient mieux de quitter les plateaux médias avant de tourner trop Rantanplan. N’est pas Belmondo qui veut et d’ailleurs, à Cannes il était plus émouvant come souvenir que convaincant comme acteur et hier dans « Le Professionnel », tout le monde avait l’air de trouver très normal qu’il se fasse descendre pour raison d’état après avoir bêtement confondu justice et morale. En tout cas, comme le film était quand même assez poussif à part la musique de la pub pour croquettes de chien (qui forçait à repenser à ce pauvre clébard SPA malchanceux condamné à mort parce qu’une môme ne savait pas ce qu’était un chien et qu’un parent a toujours raison d’être en colère quand son enfant est tué ou même juste très blessé, quelle que soit la guerre, mais c’est une autre histoire, ou pas, et il va falloir que j’arrête d’écrire sur ça parce que les répétions c’est comme des discours de politicien limite Alzheimer -un congrès a lieu aujourd’hui à Paris, de nouvelles avancées contre la malaidie sont annoncées-, ça me déprime et ça agace un lecteur prof qui trouve que je fais trop de répétitions en plus de pas dire assez que la caravane du PS c’est « for-mi-da-bleu » pour les djeuns de tous âges et que les manipulations de l’opinion par la gauche c’est mieux que celles de la droite parce que le monopole du coeur c’est eux qui l’ont et bla bla la prêchi prêcha comme c’est écrit dans le programme commun pour les élections de 1974). Si j’osais et si je ne craignais pas de choquer un peu au lendemain des Invalides, je lui proposerai, à « Prof » et aux autres nains, d’arrêter de se déguiser tellement mal en Blanche-Neige que même lui ne croit plus aux éléments de langage qu’il écrit pour sa copine élue sur un malentendu, et de jeter un oeil à cet excellent film des années 90 avec Dustin Hoffman malheureusement encore plus crédible que dans Rain Main et Robert de Niro hélas encore plus convaincant que dans Voyage au Bout de l’Enfer ou Raisons d’Etat. « Des Hommes d’Influence », ça s’appelle en français, « Wag the Dog » en V.O., et on le trouve chez tous les vendeurs de DVD, probablement même en téléchargement légal.

En attendant la neige, que les « Pères-Noël » profitent du mauvais temps pour chanter dans les rues, c’est de bonne guerre, il faut faire feu de tout bois pour faire bouillir la marmite en période de crise et c’est plutôt une bonne intiative des intermittents du spectacle politique d’essayer de faire leur nombre de jours pour soulager les comptes de leur régime spécial à eux dés qu’un petit casting, même une toute petite primaire insignifiante (fiente ?), se présente, même si en principe la campagne électorale n’est pas officiellement lancée et si on pourrait préférer qu’ils s’occupent de nettoyer après le leur concert électoral du Troca plutôt que de téléphoner depuis une terrasse provençale pour s’indigner que Fillon fasse son boulot et file une baffe virtuelle à une provocatrice anti-militariste tout droit sortie des manifs « Nein Danke » des années 70. De toute façon, le Père Noël, à part quelques militants restés très verts, on sait à quoi s’en tenir depuis les années 80, et même depuis toujours dés l’école primaire, en général, mais tout le monde n’a pas la même idée des primaires et tous les vainqueurs n’ont pas le certif’.

L’été n’est plus ce qu’il était, les temps sont flous chanterait Dutronc s’il n’était pas depuis longtemps à la retraite comme tout le monde en Corse comme tous ceux qui ont les moyens de reconstruire leur baraque à chaque fois qu’un malentendu fait tomber une chataigne sur un âne. Anyway, Marylin, elle est plus belle dans ses vieux films que sur cette place de Chicago ou sa statue de 8 mètres en acier sert de publicité à la ville et de coin-photo pour les touristes trop contents de ce qui sera LA photo de leurs vacances 2011, sous la jupe avec vue sur sa culotte, en attendant que l’an prochain on propose une statue de Sharon Stone pour leurs basic instincts …

"Intermède" comme on disait à l'ORTF, La photo du slip de Marylin, c'est trop inconvenant

Urnes au balcon, jeu de … la guerre, qu’elle soit militaire, économique ou politique, quelle connerie disait quelqu’un qui savait mieux que moi de quoi il parlait. Et comme disait Churchill qui était un genre d’exception qui confirme la règle politique éternelle selon laquelle il ne faut pas faire la guerre si on ne sait pas faire passer des défaites pour des victoires, des collaborations pour des Résistances parfois, des couleuvres par tous les orifices à peu près tout le temps étant rappelé que « la vérité est la première victime de toute guerre » comme il aimait dire pour déstabiliser les intellectuels engagés et autres photographes du Parti, qui se sont bien vengés en lui piquant son cigare.

Mais il faut savoir arrêter une guerre une mauvaise plaisanterie, l’humour noir ne fait pas des beaux vieillards heureux : Coluche, Le Luron et Desproges sont morts à peine plus vieux que Kennedy et Marilyn, pas vraiment avec le sourire, et quand on survit, c’est pire, regardez le gars dont on a oublié le nom qui faisait des blagues méchantes à la télé avec Ardisson ou son clône qui riait comme une hyène avec un lardu sympa par contraste et qui a été viré d’Europe 1 ou d’une autre radio du genre qu’on n’écoute plus depuis la libération de la FM et qu’il y a BFM quand on doit bosser et FIP ou le Mouv’ quand on est libre, je sais plus, et qui est obligé maintenant de mettre des lunettes de Michou pour être invité 10 minutes à montrer son bronzage au botox à la TV (et faire deux ou trois vannes de potache mais plutôt drôles dans le genre « la bande à Ruquier en direct », il faut reconnaître, sur le curé joueur de rugby interviewé par la blonde de permanence -la permanente blonde ?- de Canal pendant les vacances de Denisot qui, by ze way, vieillit très bien, lui, un peu genre gentille mamie souriante en bout de table mais avec son air de Sacha Distel 2.0, il claque la bise à Lady Gaga et fait la nique à l’autre gentil qui invite Bernadette Chirac à Vivement Dimanche pour faire de l’audimat dans les hospice et de la pub pour l’UMP les défibrilateurs) ou Bedos que même son fils est déjà un vieux comédien aigri qui doit dire « cacaprout » pour que la caméra passe 3 secondes sur ses beaux yeux de chien un peu battu, et l’autre dont on a aussi déjà oublié le nom et qui lui aussi a été viré d’une radio qu’on n’écoute plus depuis des siècles sauf dans les instituts de sondages politiques obligés mais c’est parce que c’est leurs derniers clients, les radios qui appartiennent à des candidats qui ont besoin et les moyens de s’acheter des sondages alors ils sont un peu forcés de faire semblant de s’intéresser à ce qu’on raconte à la TSF (ou à l’ORTF qui ne passe même plus Dr House le mardi pendant les vacances, tout fout l’camp !), et bien l’autre en question qui avait été lourdé pour avoir énervé Saint-Dominique -le gros qui est à l’hôtel en général, pas la rue qui n’est pas au camping, en général- avant la saison des épluchures (by the way, on en parle un peu moins à la TV, du PS -Priape du Sofitel- depuis qu’il y a les blagues carambar de Mammie, DJ Harlem va devoir faire péter un tube genre le gars qui fait des teufs à Ibiza dont on n’a jamais su le nom mais il s’en fout, pas essayer un comeback lourdingue de Yannick -Noah, le vieux de Roland Garros quand Brejnev était encore un peu vivant, pas Jadot l’ancien de Greenpeace quand les écolos s’occupaient déjà plus des baleines terrestres et autres missiles que des ours blancs, lui il est à la cool à la retraite à Bruxelles et il passe ses vacances à pousser la chaise de Mammie les Carambars dans les orties, ça lui suffit pour se marrer, il a l’humour encore très vert- entre deux bals des pompiers) il a pas la tête d’un gars heureux quand on va le voir à son one-man-show ou qu’il est autorisé à passer 3 minutes à la TV pour donner un coup de jeune avec ses poils de seulement 3 jours à la séquence « vieilles barbes » sur la chaine dont les abonnés qui ont commencé jeunes commencent à être sérieusement retraités mais qui est payée pour que ces vieux djeuns échappent un  moment au spleen de Radio Nostalgie alors c’est normal qu’ils n’invitent pas trop des humoristes trop noirs, qu’ils proposent un peu d’acides pour ménagers de moins de 50 ans mais aillent finalement plutôt vers plus drôle sur la durée (pas Ladurée, ça c’est des croquettes pour les vieux et les touristes) même s’ils n’osent pas encore le genre Canteloup ou Gerra qui de toute façon ont d’autres choses à faire, du cheval pour l’un et des Lucky Luke pour l’autre, parce c’est quand même plus fun que les grognements de Dalton et que ça permet de durer plus longtemps que les 37 lignes de la dernière fois sans même la blague sur le vieil indien pêcheur qui est trop bonne mais serait trop longue pour aujourd’hui.

Vivement la blague de l’indien ; Paris Plage ; le réchauffement climatique ; 2012 demain !

Renaud Favier – renaudfavier.com – en avant la musique ! – 20 Juillet 2011

             

Ps : Chouette, Emmanuelli a démissionné ! Zut, c’est l’autre, pas le bon (façon de parler), l’expert en « non-doigt » à une certaine idée de la République qui était haut gradé quand il était jeune. A toutes fins utiles, ce serait quand même une bonne idée de lui apprendre à faire un doigt poliment comme tout le monde qui ne veut pas juste provoquer pour les primaires et plus si affnités. Simplement à faire comme Angela et Dimitri, on vit aussi bien la main et ça veut dire la même chose, peut-être aux mêmes gens d’ailleurs, mais ça choque moins, va savoir pourquoi, peut être parce qu’eux ils savent mieux que d’autres que certains gestes bras haut un peu vulgaires ne se font pas quand il neige, pas à la saison du vélo, pas près du vélodrôme …

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News of the World : ça ira mieux après-demain

Bien sûr, il y aura encore des Fukushima et des pluies d’épluchures acides, on assassinera encore des chiens, on euthanasiera des gens et on fera des « doigts ». Ou l’inverse dans le désordre des choses. Mais à Paris Plage avec un iPod bien chargé, ça ira mieux après-demain.

Bon Dieu Bon & Maximilien

Avec un wagon de trucs überOMGC (Oh My Goût de Ch…) genre 2ndes chansons de face B de 45T de fond de vide-greniers enregistrées avec un mange-disque et un nagra vintage à écouter sur le sable d’un bon quai de Paris, obligé qu’il sera de revenir, le soleil !

Aux Iles Samoa (Gloria Lasso)

On est heureux à 16 ans (Billy Bridge)

Cigarettes Whisky et Ptites Pepees (Annie Cordy)

La Fete aux Chapeaux (Gloria Lasso)

Je rêve de Tahiti (Gilles Sala)

Volez Boeing La (Gérard la Viny)

Le train des neiges (Petula Clark)

Mais aujourd’hui, le ciel est encore bas et gris foncé et cette météo incertaine rappelle l’histoire du vieux paysan qui regarde le parisien cadre sup’ d’institut de sondages politiques en vacances à la montagne (la mer, c’est vulgaire, c’est pour les politiciens has-been en manque d’autobronzant, le must cette année c’est New-York ou une villa en Berluscoland « avec les cyprés et la piscine débordante c’est beau comme la Toscane » si on a les moyens, parce que la Suisse sous la neige en été avec un Franc maousse costaud et les cours du Gruyère au plus haut c’est déprimant et qu’il y a pénurie de Prozac à 300 bornes à la ronde autour d’Annecy depuis que les zexperts sont revenus d’Afrique du Sud fesses rouges comme des bleus après avec 7 voix dont la leur pour leur candide-ature aux JO) couper du bois pour son BBQ garanti sans pierre de lave l’air soucieux en écoutant les cours du Franc suisse contre Renmimbi et qui en déduit que l’hiver sera rude alors le parisien à qui il le dit s’angoisse et coupe du bois encore plus frénétiquement en se demandant l’air inquiet quelle sotteries Eva Joly peut bien raconter pour faire baisser la bourse pendant ce temps parce qu’il a oublié de remonter la radio à manivelle offerte pas sa belle-mère qui dit qu’elle va voter Borloo parce qu’il a une bonne bouille qui lui rappelle le Muppet’s Show alors le vieux paysan qui n’en est pourtant pas à son premier Grenelle abracadabrantesque panique de plus en plus d’un hiver cataclysmique et le dit au Parisien qui perd son sang froid de boursicotteur politique averti et sort sa tronçonneuse solaire achetée sur le site web de Nature & Découvertes et la branche en urgence à la prise d’électricité nucléaire parce que c’est comme pour Solar Impulse à Bruxelles et qu’il n’y a pas assez de soleil en se demandant avec un rictus hystérique ce que Ségolène Royal a encore pu inventer pour essayer de reprendre la tête de la caravane vers La Rochelle pendant qu’il n’écoutait pas sa radio … et … et … comme on n’est que mi-juillet, il ne faut quand même pas s’énerver et s’auto-déclencher comme un conseiller en communication de candidat(e) aux primaires PS qui écoute trop de musique pour déments sur la sono à 18 haut-parleurs en carbone au kevlar de l’aspirateur made in Germany toutes options acheté pour l’été à crédit à taux variable à la place du penis enlarger 4-4 à 7 places pour célibataire made in Sweden acheté en leasing à taux variable l’hiver dernier (qu’il aurait de toute façon fallu surbaisser ou revendre parce qu’il ne passait pas dans le parking de l’agence, alors c’est mieux d’avoir acheté-vendu sur la base de fondamentaux solides) en hypothéquant l’avance d’automne sur les bonus de 2012 et en espérant pouvoir enfin acheter une vraie bagnole d’homme après les élections, genre bolide rouge made in Italy avec sièges en cuir de steak Angus et allume-cigare plaqué platine si la liste d’attente n’est pas trop longue, sinon il faudra aviser, peut-être une Porsche noire comme tout le monde mais alors en la faisant un peu customiser avec queue de castor d’agriculture bilogogique à l’antenne, rétros chromés garantis sans OGM et autocollants du new-PSG avec traduction en français.

Il faudrait qu’ils arrêtent les susbstance toxiques genre vapeur d’additifs pour l’essence et autres produits ou comportements illégaux en soirées VIP qu’à part Jules Ferry dans un moment d’égarement télévisuel vite omerté personne n’ose cracher le morceau au sujet de. Qu’ils écoutent un peu de musique normale du temps de Mongénéral genre Henri Salvador ou Bonne Nuit les Petits, ça apaise le neurone.

Enfin, après-demain, ça ira mieux : un bon discours de Delanöe écrit par un adjoint fonctionnaire pour ouvrir Paris-Plage, ça sera du bon son « à la Hollande » façon PS-Teppaz d’avant les boosters de basses(ses) des Lady Gagas et autres ados de Solférino qui dérèglent les programmes de DJ Harlem (une pensée quand même pour ce pauvre DSK condamné à des concerts classiques sopos avec sa femme pour les vacances dans le Massachusetts, quelle punition pour le plus rock n’ roll de nos clients communicants, s’il continue le bromure et s’il récupère son passeport et sa bagnole, il va finir en caravane à Bayreuth en famille !).

Enfin, normalement, à Bruxelles, quelqu’un dira à la radio que c’est plutôt rafraîchissant pour les coureurs du Tour de France dans les Alpes et joli pour les images qu’il neige un peu en altitude même si ça surprend les journalistes TV en short. Et qu’on a trouvé un Canadair et du kérosène pour éteindre les incendies en Grèce et ailleurs en Europe où en Amérique, enfin partout ou la météo est bizarre, et qu’on a de la chance parce que ces pilotes là, notamment celle du FMI qui relève quand même pas mal le niveau, ne sont pas en grève (ou otages comme tout le monde à Villacoublay ou dans un  autres hall d’aéroport ou en prison comme tout le monde de chez News of The World ou en train de faire de mauvais procès à la SPA ou la Française des Jeux comme tout le monde, mais ce sont d’autres histoires, ou pas …).

Quelques bégueules, notamment le communicant toujours occupé à couper du bois dans ses montagnes mais qui aura retrouvé une radio normale qui marche sans se casser les pieds avec une manivelle ou du soleil, se diront qu’on a de la chance d’avoir un pilote dans le Canadair mais que ç’aurait été mieux de débroussailler et de ne pas bousiller le climat pour le Tour de France et de pas allumer tous ces permis de construire n’importe comment mais ils passeront à autre chose parce que comme la radio dira que la bourse sera redescendue à 3600 mais que le crash aura été évité pour cette fois, ce sera le moment de vendre l’or et le Franc Suisse pour racheter des actions de financières green et d’attendre autour du BBQ que ça remonte à 4000 pour revendre et acheter du Franc Suisse et de l’or et puis attendre la prochaine neige et les prochains incendies pour racheter vers 3600 et … et … .

La bourse, finalement, c’est comme les vacances à la mer, un peu vulgaire, et ennuyeux surtout : les promoteurs construisent sur du sable, les spéculateurs jouent avec les vagues, les commentateurs commentent et les zexperts lisent le journal de la veille pour expertiser la météo de demain en faisant semblant de savoir pourquoi il pleut aujourd’hui et en prévoyant qu’il fera soleil, ou l’inverse, et les pigeons payent leur coca-tranche 10 euros sous le ciel gris ou à une terrasse au soleil avec les même fumeurs de cigares nauséabonds à bagnoles de lapins crétins garées en rang d’oignon sur les pieds des tables près du caniveau qu’à Paris.

Heureusement qu’on aura Paris Plage après-demain (on aura même une vague artificielle pour le surf). La météo sera globalement pareille mais le wifi est meilleur qu’au bord de la mer, le bilan carbone et le prix du billet de métro sont plus raisonnables que 1000 bornes en TGV (rappel, grève des avions et boycot du diesel pour plein de raisons à commencer parce que ça finance Kadhafi et d’autres du genre et que ça pue vraiment trop en montagne ces diesels réglés pour la ville) et on ne sera pas obligé de déforester la moitié des Alpes parce qu’il neige un peu radioactif sur le CAC40.

Bon, cette « sécheresse pire qu’en 1976 » évite d’arroser ou de climatiser à Paris et c’est bien pour les agriculteurs qui de toute façon ne prennent pas de vacances et on ne va pas virer pour si peu les gars de la météo qui de toute façon sont fonctionnaires et se reconvertiraient dans la presse financière et ce serait encore plus dangereux mais quand même, vivement le beau temps parce que ce serait dommage que le seul truc qui peut créer demain pas mal d’emplois compatibles avec le niveau bac du moment et pas trop délocalisables (enfin tant qu’on n’embauche pas trop de clandestins) et qui à part pour les hôtels de luxe de Paris n’est pas encore totalement vendu à des actionnaires étranges et qui marchotte vaille que vaille avec ou sans crise de l’empire Murdoch, de l’Euroland ou encore plus giga-planétaire, c’est le tourisme, non ?

Vivement après-demain, du beau temps après toutes ces pluies.

Renaud Favier – renaudfavier.com – en avant la musique ! – 19 Juillet 2011

             

Ps : Borloo et Rafffarin en lunettes rouges hier à Poitiers, des ralliements de poids à Eva Joly et EELV, ça c’est de l’écologie de rassemblement, du « lourd », du rayon de soleil (vert) dans une actualité grise ! 😉

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Temps de chien, et encore, mais il vaut mieux en rire qu’en mourir

Avec cette pluie hors saison, on perd son Pantone. Bleu et Jaune, en principe ça fait vert, pas or. Et pourquoi le vert (de rage) tend vers le rouge (de honte) et tire sur le bleu (de France) ? Et pourquoi Tartuffe est Harlequin en Avignon ? Quel temps de chien ! Pire, au-delà.

La caravane passe, les chiens aboient. Ceux qui peuvent.

Il y a quand même, heureusement, de quoi sourire. Par exemple des favorites professionnelles américaines, qui jouaient en blanc hier en Allemagne, et sont tombées par excès de confiance du haut de leur siège un peu comme les professionnels de la politique qui jouaient en rose en 2002 en France. Les très méritantes joueuses Japonaises qui portent le nom d’une fleur (bleue ?) ont gagné, 2 ou 3 fois de suite d’ailleurs depuis leurs « primaires » contre les avis des zexperts en pronostics sportifs reconvertis de la rubrique des sondages politiques, avec le coeur et la sueur et ces fleurs japonaises sont aussi belles, voire encore un petit peu plus, que les fleurs du foot françaises qui ont perdu avec honneur mais pour du beurre la finale pour la 3ème place (et on ne peut pas leur en vouloir, la petite finale, même la génération magnifique des Grands Bleus d’Hidalgo la jouait par-dessus la jambe). Marrant en tout cas cette sorte de résonnance entre la victoire des Bleues du Japon et celle du plus amateur de Sumo des Français en 2002 : l’histoire a de l’humour, parfois.

Le Bleu gagne au foot à visage humain pendant que l’Argentine et le Brésil se font virer en quart de finale de Copa America : le rouge est un peu mis pour une certaine idée de la compétition où tous les coups (coûts ?) sont permis. Pour autant, la Rose du Poitou qui cherche à mettre le costume de Mongénéral cet été n’a pas nécessairement un instinct très sûr du changement climatique dans le monde réel. Le gallo-socialisme du domaine des dieux après la fête à neuneu d’Astérix chez les Normand, c’est quand même un peu comme si le ciel était tombé sur certaines têtes.

Parce qu’une rouge qui devient bleue et ça marche comme une horloge suisse, ça s’est déjà vu, mais ce genre d’histoire n’arrive qu’en Allemagne. C’est comme une victoire du Japon en finale de coupe du monde de foot, et même là-bas c’est exceptionnel comme du soleil cette semaine ou une primaire à gauche sans trop de triche chez nous. N’est pas Merkel qui veut, et Angela, oui : elle a commencé sà carrière au pays des jeunesses communistes mais elle a grandi et atteint l’âge de raison jusqu’à réussir une grande coalition qui gagne et qui pourrait même plus ou moins prendre une sorte de leadership officiel des pays européens sérieux (les autres, c’est la Chine qui rachète). Mais non : elle refuse la démagogie quitte à risquer de perdre les élections comme un Schroeder de base ou ce pauvre Kohl qui a réussi l’impensable et qu’on a couvert de boues de toutes les couleurs (couleuvres ?) parce que certains dans son parti avaient fait de la politique « moderne » et qu’il n’a pas voulu dénoncer les coupables (sur ce coup, en Allemagne, les coupables n’ont pas été jugés responsables, c’est pas comme à Nüremberg au temps de la TV noir et blanc, c’est plutôt gris moche et triste couleur Vel’ d’Hiv’, ça doit être la mauvaise influence exercée sur Helmut par une certaine France surfant sur un arc-en-ciel flou entre pactes et collaborations, n’est pas de Gaulle qui veut). Et pendant que la Soubirou 2.0 entend la voix du Général, la dame aux épluchures fait le chemin inverse pour tendre la perche aux communicants de Solférino, non sans danger, parce que faire femme de ménage courageuse et honnête, chez Elf c’était méritant et courageux, mais à Avignon, c’est moins élégant et probablement plus dangereux pour la carrière. De la roche de Solutré au port de la Rochelle, la pente est mauvaise et en tout cas pas sans risques. « Merkel pour les nuls », ce serait plus utile que « Petits meurtres entre camarades » comme livre de chevet cette année pour les sportifs inscrits aux jeux d’été socialistes, non ? Pour les supporters aussi. En plus, il y a un petit coin de bleu sur la couverture du bouquin (la chemise de l’ami de 30 ans, d’ailleurs abandonné depuis en rase campagne par ses camarades, comme quoi de Chamonix à la Rochelle, la politique en France est restée assez monochrome depuis l’invention de la TV couleur).

Ceci dit même si le ciel Bleu n’est plus ce qu’il était si cette mode du jet d’épluchures vers les gens biens, notamment ceux qui font le job et représentent la France au bout du monde pendant que la caravane s’amuse en Provence, est un peu agaçante, ce n’est que du néo-rétro bien dans l’air du temps : les prévisions météo et les plans stratégiques des divers PS  (PS1 de Marine, PS2 de Cécile, PS3 de Manu, PS4 d’Arnaud, PS 2.0 de Ségo, PS 2002 de François, PS ? de ? …) semblent sortir du même super-ordinateur qui date du (gos)plan calcul et qu’on n’utilise normalement plus que pour les sondages politiques, les statistiques économiques et le calcul du juste prix du Bordeaux Primeur. Bien sûr ce serait mieux pour tout le monde de ne pas aboyer tous les éléments de langage du petit livre rose avec le doigté du gentleman Henri Emmanuelli mais à partir du moment où on peut faire un « non-doigt » au PM à l’Assemblée, on peut aussi le « non-insulter » devant les caméras sans perdre le droit (doigt ?) de revendiquer le monopole de la décence morale.

Heurusement, la pluie d’injures d’été s’évapore comme la bave du crapaud sans trop sans remplir les nappes phréatiques : c’est comme les brumisations politiciennes de la caravane du Tour de France et des festivals, qui n’irriguent guère la République, ou les arrosoirs professionnels qui sont un peu rabougris (voire pyromanes mais c’est un autre sujet, ou pas) pour éteindre les incendies médiatiques : le temps est un peu pourri et peut être y-a t’il quand même un genre de dérèglement du climat politique même si EELV s’en lave les mains dans son seau et si Saint Alègre s’en moque avec d’autres sots (…lférino ?), mais il vaut mieux en rire, ça ne suffit même pas à abreuver les veaux.

Le seule truc notable parmi les insignifiances télévisées de malgré-nous de permanence pendant l’été, c’est cette hstoire de chien adopté à la SPA qui aurait d’abord commencé à manger son précédent maître décédé et incapable de le nourrir (c’est sans doute la moins mauvaise excuse jamais entendue pour une maltraitance d’animal) avant de mordre la môme de sa famille d’adoption, probablement par un mauvais réflexe et pas par « méchanceté ». Cela fait penser à certaines partiques en politique moderne. Une chaine TV en parle (c’est un peu de la télé de journalistes stagiaires) et dit plutôt le « la vérité, toute la vérité, rien que la vérité » sans dérive (c’est une bonne suprise, on n’y est plus habitué depuis qu’on parle des « affaires » à la TV) : on a les chiens écrasés qu’on mérite au temps de la TV en couleurs et du 2.0, voire un peu plus qu’on mérite. Les chiens méchants, aussi, et de toutes les couleurs, mais c’est une autre histoire, ou pas …

Le ciel serait tellement plus bleu si les enragés s’occupaient correctement de leurs chiens plutôt que les accuser de pestes s’ils ouvrent un oeil ou une oreille, et si faute de pouvoir vacciner certains professionnels de l’agitprop quelqu’un pouvait au moins proposer d’adopter avant qu’il soit trop tard la pauvre bête de Boulogne sur Mer qui va être euthanasiée par réflexe conditionné sociétal sans trop d’arguties juridiques ou de considération pour la présomption d’innocence (quant à la peine de mort, ce n’est plus un enjeu électoral alors peu importe). On dira qu’un chien est juste un chien et que ce n’est pas comme si on regardait ailleurs, genre vers une représentation de Tartuffe en Avignon, pendant qu’une certaine idée de la civilisation brûle. Non, un animal, ce n’est pas pareil, et de toute façon on n’emporte pas le Sonotone à la plage. C’est juste un peu comme quand les voisins du Vel’ d’Hiv’ n’entendaient pas les rails grincer parce que les autres, c’est pas pareil. By the way, bravo aux quelques politiciens qui n’avaient pas piscine ou rdv avec une caméra ailleurs et qui ont fait leur job hier matin à Paris, même si rien n’est tout noir ou tout blanc, comme on dit au comptoir en espérant que quelqu’un d’autre payera l’addition. Bravo à ceux qui se battent contre la barbarie, toutes les barbaries, et pas juste devant les caméras en période électorale.

Moralité : sans dériver animalophile misanthrophe tendance Madrague SPA par opposition réflexe à l’éléphantisme tartuffe tendance Avignon PS, si on apprenait à l’école aux mômes à faire la différence entre un chien normal dans la vraie vie et un bisounours off limits à la TV, non seulement on n’euthanasierait pas un clébard malchanceux qui n’a pas dû souvent manger de pâtes aux truffes, mais les gosses attendraient l’âge du droit de vote en sachant la différence entre un jappement de roquet et un grognement de gardien, entre un mauvais réflexe et une morsure à la République, entre coupable irresponsable et victime responsable, et vice-versa, entre la démocratie et d’autres choses encore plus imparfaites, entre une urne électorale et une déchiqueteuse funéraire. Ce serait comme une sorte de principe de précaution démocratique, une alternative à l’indignation de salon et autres tartufferies si affinités.

Le ciel, bleu ou pas, ça se mérite (ça s’hérite parfois, comme une moyenne supérieure à 20/20 au bac, et ce n’est mathématiquement pas toujours une chance).

Renaud Favier – renaudfavier.com – en avant la musique ! – 18 Juillet 2011

             

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