Allez les Bleues !

Le buzz du 8 mars (jour des femmes) a été balayé par le DSKgate et autres vieux concombres malgré Angela et Lady Gaga pour Histoire 2.0, Carla et Bernadette pour histoire 1.0. Mais bravo et « Forza ! » aux Bleues. Toutes, avec mention spéciale pour Aung San Suu Kyi.

Aung Saun Suu Kyi, exemplaire, forcément exemplaire (BBC, exemplaire aussi)

Pour rappel, d’autres Bleues jouent bien, notamment l’Equipe féminine de France de foot qui a gagné 1-0 le match d’ouverture de la coupe du monde en Allemagne dimanche et jouera demain contre le Canada. Peut-être que pour le deuxième match les médias français s’émotionneront un peu plus et qu’on trouvera plus de photos dans le cloud …

Christine Lagarde, droit au but aussi, sans faute, avec la tête (de l’emploi), les jambes (de nageuse) et un gros coeur (de rockeuse ?) pour gagner la course au FMI en essuyant avec le sourire ses Tod’s sur le Tapie sur lequel certains vrais ennemis et vrais-faux amis, ou l’inverse, ont essayé de lui faire se prendre les pieds

Marion Bartoli avait épuisé trop vite ses réserves de « gnaque » pour aller au bout à Wimbledon, et c’est dommage d’avoir perdu hier après avoir sauvé le 2ème set avec un gros, gros coeur, mais elle est parmi ce qui se fait de mieux dans le sport individuel français du moment (mention spéciale à Jeannie Longo qui a encore réussi à être championne de France à 52 ans, certainement sans dopage car elle a commencé sa superbe carrière avant qu’on invente l’EPO et autres recettes que le monde entier ne devrait pas envier)

Pour la petite histoire de France, les premières dames tiennent aussi très honorablement leur rang dans les médias

Carla pour demain

Bernadette à cause d’hier(s)

Côté « Bleue » d’honneur, Angela Merkel est un peu sommaire, limite « Realpolitik » avec l’accueil de Wen Jiabao arrivant en Boeing Star Alliance, mais efficace (nb le nucléaire, c’était le match d’avant-hier, on ne va pas en parler 107 ans alors que déjà les piles à hydrogènes roulent dans les voitures allemandes et que le réseau câblé de transfert en courant continu de l’électricité des centrales solaires du Sud sera bientôt construit) et c’est aussi quelque chose que les électeurs contribuables peuvent attendre des politiques.

Quand à Lady Gaga, avec ses cheveux bleu-vert (un peu azzuri mais on lui pardonne, elle n’est pas la cousine de Materazzi) solidaires à Rome et ses shows sur Canal, elle mérite un diplôme de Bleue d’honneur de la politique 2.0 pour son joli cri primal pour l’égalité des droits, même si dans un style différent de Christine Lagarde qui a pour sa part eu l’humour plus British que Gaulois de se référer à Mao pour commenter sa nomination au FMI (pas pour la « Longue Marche », pour « l’autre moitié du monde »).

Sinon, il y a d’autres couleurs en politicosmie, mais c’est moins intéressant : Aubry est la rose la plus présentable, Joly la rouge la plus verte, Rama la transparente la plus visible etc … Et puis il y a le bleu Marine très foncé, limite noir, mais, personne n’est obligé de voter contre tout. Pas qu’elle soit vraiment méchante ou dangereuse, c’est comme un vendeur de fusils de chasse ou autre marchand d’arme, il n’est pas beaucoup plus irresponsable mais coupable que les tireurs d’élites (c’est amusant ces double-sens souvent un peu grivois, le Français est une langue formidable) ou les fabricants d’armes (étrangers ou délocalisés évidemment, comme quoi les patriotes économiques chassant en 4/4 diesel et en imperméable by appointment de sa Majesté ont toute la panoplie du champion du déficit commercial)

L’essentiel est ailleurs, on ne le voit bien avec le coeur comme écrivit Saint Ex’. Beaucoup des médias et autres microcosmes français et étrangers regardent un peu les mauvais ailleurs et ont une vision un peu archéo des femmes de pouvoir et autres soubrettes, c’est dommage, même s’il n’y a pas mort d’homme plus ou moins politique.

Pourtant, Aung San Suu Kyi nous parle de « True Friends », de « democracy », de « Human Rights », de « UN Resolution », tous mots qui en général font lever le sourcil des plus sourds tartuffes, voire des donneurs de leçons dont certains sont honnêtes intellectuellement et acceptent de parler dans le poste d’autre chose que des mariages princiers et autres micropériphénomènes de période électorale gauloise. Il faudrait peut-être envisager des cours d’anglais pour nos zélites. Et une distribution de sonotones. Pas seulement aux zélus.

On a compris que Ferry a piscine au moins jusqu’à la rentrée des classes (et le microcosme sait pourquoi et à cause de qui mais évidemment, omerta, quant à ses cours, on verra bien s’il continue à faire chaise vide l’année prochaine pour les étudiants qui pourtant payent quelques frais de scolarité …) et que la Corrèze (voire le Nord Pas de Calais ou la Grèce pour les grands reporters les plus aventureux) passe avant le Myanmar, mais où est BHL ? Overdose de jasmin ou panne du visiophone à Marrakech ?

Mais revenons aux Bleu(e)s, c’est quand même plus sympa, en principe.

Ach, la panne … de caméra, gross Malheur.

Renaud Favier – 29 juin 2011 – http://www.renaudfavier.com – Net-Land-Art

Le bonus : Line Renaud, c’est un avenir un peu vintage, limite néo-rétro, mais c’est du Bleu d’élite

C’est fini pour aujourd’hui.

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Le monde tel qu’il est. En guerre économique. La France aussi …

La paix (officielle) étant le prolongement de la guerre par d’autres moyens, on ne devrait jamais négliger les avertissement bougons genre « le choix du déshonneur, la guerre quand même ». Ou les proverbes vintage style « Jamais G2 sans G(uerre de)3, voire plus si affinités ».

Un politicien en 1938, au retour d'un petit break à Munich, quelques mois avant la signature du pacte germano-soviétique, également destiné à préserver la paix en Europe

Ces jours-ci, Wen Jiabao est en visite « business » en Hongrie (qui préside l’UE), Grande-Bretagne et Allemagne où les maîtres du monde de l’export ont très légitimement à discuter d’une sorte de pacte germano-chinois dans la guerre économique mondiale.

Dîner formel à Wannsee avec la chancelière Merkel : espérons que cette nouvelle conférence de Wannsee 2.0 (Ach, l’humour, ça devient souvent moins subtil quand la puissance de feu augmente et la mémoire flanche avec l’âge, on retient moins bien les histoires) sera moins nocive à l’Europe que la dernière et osons rêver que quelques fermes paroles allemandes sur les droits de l’homme fassent écho, entre deux négociations commerciales, aux secrets nauséabonds sur la solution finales d’il y a 70 ans.

Pendant ce temps, Obama déploie méthodiquement les instruments de sa NEI (National Export Initiative, clin d’oeil démocrate à la NEP de Lénine ?) visant à doubler les exports américains pour résorber les déséquilibres extérieurs et créer de vrais jobs (lire ni trop dans le secteur public quand les budgets ne sont pas là même en période électorale, ni trop dans les secteurs artificiels et/ou prédateurs quand même un peu décriés, surtout en période électorale) en se rebranchant sur la croissance des pays émergents, avec un dollar, des technos et des troupes de combat.

Sans négliger la préparation de l’avenir et la Realpolitik de compétitivité à l’américaine.

Une version moderne des doctrines US genre Monroe 2.0 (pas Marilyn, quoique …) inspirée de ce qui a déjà bien marché dans le passé en convainquant l’Europe de garder ses forces vives pour des boucheries sur le vieux continent, en ne s’opposant que mollement aux envies dépressives, aux tendance suicidaires, voire aux dérives auto-génocidaires. Mais cette fois la doctrine est étendue au-delà des territoires coloniaux, mondialisation 2.0 oblige.

Pendant ce temps, le Japon (re)panse ses plaies atomiques comme après Hiroshima mais cette fois il ne mettra pas 30 ans à revenir au premier plan même si un tsunami par-ci, un « mai 68 2.0 » nippon par-là ou une toujours possible convulsion guerrière ou assimilée quelque part en Asie peuvent mettre des « couacs » dans la marche silencieuse de l’Empereur.

Et l’Europe ? Toujours pas le téléphone ? Il y a des sursauts mais avec plusieurs lobbyistes (pas mal rémunérés ce qui constitue un coût indirect au fonctionnement de la bureaucratie démocratie européenne d’ailleurs, payés en partie au résultat corporatiste le plus souvent, ce qui n’est pas une garantie du respect de l’intérêt général, d’ailleurs) pour un élu ou un apparatchkik placardisé (placardoré diront les caustiques) par son parti à Strasbourg ou Bruxelles, on sent mal un grand mouvement ensemble vers un avenir radieux ou même vers simplement quelques objectifs légitimes genre agenda de Lisbonne, convergence économique de bon sens ou sauvetage gagnant-gagnant de la Grèce, de l’Euro et plus si affinités.

Et la France, dans tout ça ?

Il neige en hiver.

Il y a du soleil en été.

Tout va très bien.

Même si on n’a plus de quoi mettre du glycol dans les camions-citernes en hiver et si les incendies de forêt vont bientôt menacer les résidences secondaires des exilés fiscaux (sauvés d’une taxe, ouf pour eux, et bientôt ils auront aussi des députés pour préserver leurs intérêts généraux à eux) qui espèrent que les pompiers auront assez de diesel et les Canadairs assez de kérosène ou que la police d’assurance est béton et permettra le cas échéant d’acheter un riad en ville ou place des Vosges à la place du mas où de toute façon les cigales et les mômes dans les piscines des voisins faisaient trop de bruit.

Business as usual, chacun se débrouille selon ses moyens en vendant des DVP pirates dans le métro, en trichottant sur les cartes « handicapé » pour le parking du 4/4 diesel gouffre à emploi et à déficit commercial acheté à crédit ou en slalomant entre l’exil défiscalisant et les niches domestiques comme dans un vrai pays en voie de (sous-) développement. En étant plus ou moins bien installé dans un fromage transpirant (limite coulant) à sièges en cuir sans mort d’animal de préférence, avec la clim’ sans nucléaire si possible et en rêvant plus ou moins à la Révolution, à la Restauration ou à un « Grenelle » dopant pour la carrière selon qu’on est misérable, puissant ou Rastignac, sans trop penser aux quelques milliards de pauvres trop pauvres et aux quelques millions de puissants trop puissants qui les uns et les autres auront un jour envie de fromage.

Les sportifs sportivent en gagnant quand même de temps en temps des matchs plutôt que des masses d’argent, surtout quand ce sont des filles ou des amateurs. En ce moment on parle moins de dopage, de scandales ou de ridiculeries. Certain(e)s se battent bien comme l’équipe féminine de foot de France, très bien comme Marion Bartoli et JW Tsonga à Wimbledon (jusqu’ici tout va bien).

Les politiques politiquent en sachant qu’après les élections, … les élections, parce qu’entre le cumul des mandats, un peu de clientélisme bien fait et une com pas pire que les lipdubs des uns ou les logos des autres, c’est un des rares jobs bien protégés contre la mondialisation où on voyage encore en classe affaires jusqu’à une retraite dorée si on ne crache pas bêtement dans la soupe à la TV alors qu’on est en emploi présumablement fictif (mais pas mal payé, même pour un vrai job, plus de 4000 euros avec la sécurité de l’emploi et pas trop de sueur, c’est au-delà de la barre de la richesse selon Saint François Hollande) et qu’on ne sait même plus de qui on parle entre la présomption d’innocence, les prescriptions, les non-lieux et les questions préalables diverses. En ce moment on parle moins de harcèlement ou de scandales, plus de carabistouilles de primaires et autres gaspillages d’encre et de salive. On cherche ceux qui pourraient se battre avec talent et éthique pour un développement démocratique plus durable.

Pas mal de gens rament et/ou râlent sans bien savoir dans quel sens et vers quel(s) objectif(s) mais jusqu’ici tout va bien, les vacances arrivent et personne ne se risquera à les remettre en cause avant les élections ou à jouer les Cassandre alors que les anti-dépresseurs sont moins bien remboursés par la dette de la Sécu. On se rase gratis en empruntant pour payer la mousse et on croise les doigts pour que les taux restent bas et pour conserver le AAA de http://www.france.fr. Certains se battent loin des caméras pour un développement économique plus durable : bien (Biocoop par exemple), très bien (SOS par exemple), avec difficulté, toujours, nothing like a free lunch. Nb qu’on n’est pas obligé pour être sexuellement surpuissant de se tailler la bobobarbe de 5 jours avec 6 lames jetables au tungstène vibrant et siège en cuir climatisé, de la mousse au gaz de serre et au paraben et de l’eau traitée, chauffée, transportée puis vaguement dépolluée au pétrole à grands jets, mais jusqu’ici, tout le monde pense à autre chose, à d’autres (dés)honneurs, en se rasant le matin.

On croise les doigts en espérant que les investissements d’avenir s’avèreront rentables et que nos enfants n’auront pas, avant de nous manger genre « Soleil Vert« , à rembourser en plus (quand les taux auront monté parce qu’on aura perdu le AAA et que l’inflation aura été acceptée comme seul moyen d’effacer les dettes publiques) ce grand emprunt s’ajoutant aux coûts des grands travaux pour refaire les rond-points (rond poings ?) et replanter des panneaux et autres radars pédagogiques, aux salaires des fonctions publiques payés à crédits et aux emplois fictifs et autres régimes spéciaux cachés sous le Tapie mais qui commencent à se voir et se savoir, sinon émouvoir encore. Une fois n’est pas coutume, parfois les éléments de langage de discours politiques sont moins « hors-sol » que d’autres, beaucoup plus « vrais » même si pas non plus politiquement suicidaires. C’est courageux, c’est intéressant, pourvu que ça dure.

Ach, cultiver son jardin, gross Bonheur. Mais labourer ou nettoyer les écuries, c’est plus difficile que tailler les roses ou planter les petites graines. Et c’est dur pour tout le monde mais comme disait Coluche, il y en a pour lesquels c’est, et ce sera, plus dur. Il disait aussi dans sa chanson « … vous verrez quand la gauche aura gagné les élections … en 2012 … », ne venez pas vous plaindre après qu’il ne vous avait pas prévenu(e).

Renaud Favier – 28 juin 2011 – http://www.renaudfavier.com – Net-Land-Art

Le bonus : Démocratie 2.0 en Islande ? Alternative aux échecs annoncés et/ou constatés du grand « wouaille » de démocratie directe californien excitant mais en faillite financière (mais pas économique, ce qui était la 7ème puissance économique du monde quand la France était 5è crée de la croissance et se projette dans l’économie verte à vitesse grand « V ») et autres expérimentations plus ou moins hasardeuses de républiques exemplaires en faillite économique (mais pas financière, en tout cas pas tant que la Grèce et les particuliers français rembourseront leurs crédits immobiliers et automobiles pas trop générateurs d’avenir mais rassurants pour le présent) ? Sur un malentendu, ça pourrait marcher mieux que les promesses électorales et autres lois achetées « sur étagère » aux think-tanks et autres lobbies de démocraties en faillite morale (mais pas financières, en tout cas pas tant qu’il suffira d’un porte étendard médiatique aux présidentielles et/ou de primaires génératrices de buzz et de militantisme cotisant pour assurer un succès d’estime aux législatives et le financement de la petite entreprise du parti pour 5 ans).

C’est fini pour aujourd’hui, il faut aller pomper et écouter Marine Aubry sur les « valeurs » personnelles, les « convictions » politiques, les « amours » de la France et de l’Europe, les propositions de changement de société au profit de tous et autres voix intérieures se transformant en actes (manqués ?) qui lui intiment d’aller à la pêche … rassembler les voix en challengeant les djeuns candidats du PS pour les présidentielles 2017 et … Vive la République ! Vive la France !

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Fly, Solar Impulse ! Fly ! (Life is like a chocolate box)

En langage vol libre, on dirait : « ça va fumer » ; « on va se dégourdir les ailes » ou « ça sent le fauchage de marguerites », même si avec le réchauffement climatique, ce sont les lavandes qui parlent de Solar Impulse ce dimanche matin. Et murmurent : « Run Forrest, run au Bourget ».

Les vents sont favorables, en un mot comme en cent : Go !

Oui, ce matin, ça va le faire

Les vrais faucheurs de marguerites qui vivent au ciel ont senti le vent : ici, au second plan, un Breguet de chez Latécoère se dépêche de venir voir le décollage

Les VVIP sont venus jeter un oeil d’autant plus souriant qu’Airbus et consorts on annoncé des records historiques de commandes (on murmure que deux ministres sont là, ce qui ne m’étonnerait pas, ce sont les meilleures, avec du coeur et une vision, elles, ailes …) et que grâce au beau temps arrivé pour les journées grand public, la fréquentation est également enthousiasmante. « Donnez-moi des généraux qui ont de la chance » disait Bonaparte, donnez à la France des politicien(ne)s qui en ont (à tous les sens du terme, même pour les filles, l’égalité des sexes l’impose) et savent en faire bon usage observerait-il probablement de nos jours, mais c’est une autre Histoire, ou pas …

Et quelques « Forrest Gump » (passionnés et un peu méritants quand même, parce qu’il fallait être venus deux ou trois fois pour rien sinon saluer les amis et revoir les merveilles oubliées du musée du Bourget en grommelant, avoir bravé les traditionnels embouteillages – on s’en lasse, c’est vraiment impossible qu’un ministre venant avec motards, genre celui qui est un peu aux affaires en ce moment, qui est arrivé au chalet tout sourire samedi en fin de matinée en voiture officielle + camionnette d’accompagnateurs indispensables + motards avec un mignon petit enfant dans les bras teste la version « gens normaux » pour décider de faire quelque chose même si ce n’est pas lui qui inaugurera l’ouvrage d’art financé sur grand emprunt ou whatever works – sous le crachin des premiers jours en râlant puis sous le cagnard en pestant, être arrivé aux aurores dimanche pour voir les portes des camping-cars du parking s’ouvrir mais se casser le nez devant les cerbères des horaires officiels qui faisaient bien le boulot qu’Ubu avait exigé en ne laissant personne entrer avant 9h30 alors que Solar était déjà sur le tarmac, avoir un peu harcelé « qui va bien » puis sauté sur un golf-car pour arriver en bout de piste à temps pour trouver le bouton « vidéo » de l’iPhone en prenant l’air très détaché devant les autres cerbères qui faisaient aussi juste, et bien, leur boulot. Mais comme on dit chez Santos Dumont : « se Deus quiser, tem jeito » (Obrigado a Deus e aos otros 😉 ) et comme on lui répond chez Léonardo da Vinci : « e la nave va ».

Solar emprunte encore un peu de lumière au soleil et teste les hélices, à quelques minutes du « petit pas » pour André Borschberg

Certains sont un peu dubitatifs : ici un marchand de kérosène qui vient marquer son territoire et me cachera la micro-seconde où la roue de Solar a quitté le sol du Bourget

Un « grand bond » ? « En avant » ? Qui sait ? En tout cas un gros poids qui s’envole … de pas mal de coeurs

Oui, « ça le fait »

YES !!!!

Et ça mérite bien un petit « deuxième »

C’est juste magique

Les petits tours de rêve éveillé sont finis, le goéland Solar revient marcher au sol

Merci aux mains invisibles, toutes celles qui ont aidé Solar à voler ce matin et celles qui m’ont permis d’être au bon moment, au  bon endroit (« à l’arrache » mais peu importe, merci aux G2 et autres, ça l’a fait 😉 )

Champagne ! Oui, mais en toute décence, chez Solar Impulse : une certaine idée du développement durable. Ces gens sont des exemples à suivre pour le Développement Démocratique Durable et la Prius garée devant leur chalet, même si son bilan carbone global est encore un peu bling-bling et si c’est surtout un symbole hélas pas made in Europe et pas très sauveur/créateur d’emplois à moins de 5000 km du Bourget, pourrait inspirer les maîtres du monde dont beaucoup ont quand même encore fait de belles démonstration de priapisme automobile (made in France pour l’intérêt général et toussa-toussa pour les politiques français le plus souvent mais quel festival de grumeaux à quatre roues diesel génératrices de déficit commercial, quand même !) et pire si affinités entre deux sourires commerciaux (voir le film de Canal + de la visite de Martien Martine Aubry trainant Benoit Hamon, non pas que le porte-parole du PS ait nécessairement tort d’avoir quelques convictions, mais c’est quand même atterrant de politique politicienne tout ça), extases mécaniques de commande et autres discours fondateurs pour l’avenir de l’humanité par les patriotismes économiques perdant-perdant et plus si affinités.

Fly Solar, Fly ! Et vite, c’est l’heure d’aller écouter le discours de bilan de politique économique du Président sur les investissements d’avenir et le grand emprunt.

Life is like a chocolate box

Renaud Favier – 27 juin 2011 – http://www.renaudfavier.com – Net-Land-Art

Le bonus : le film « officiel » du vol du 26 juin au Bourget

C’est fini pour aujourd’hui, parce que maintenant il faut bosser sur Solar Impulse II avec de tehnologies plus modernes : le tour du monde, c’est dans 2 ou 3 ans et si Piccard, Borschberg et leur formidable équipe veulent voir des ours blancs pas trop désespérés, des baleines pas trop radioactives, des neiges sur le Kilimandjaro pas trop fantômes et des « poumons verts » avec encore un peu de vie sauvage et quelques orang-outans pour veiller sur nous, il y a le feu au Lac 😉

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