Vintage, vaste programme …

C’est dimanche, mais il pleut ! Comme s’il ne suffisait pas de Fukushima, trop prévisible, de Tripoli, déjà trop vu, et d’élections françaises carrément archaïques, genre mauvais vide-grenier plus qu’Art Paris 2012. Vite, retour vers le futur, vers le California Dream

On veut de vrais bonnes vibrations, pas de vieux discours réchauffés au micro-onde !

Let’s Surf sur de vieilles vagues froides si vous voulez qu’on aille à la plage les jours d’élections (by the way, on voit bien que c’est pas pour jouer au foot, les marinières)

Let’s Girl, c’est très bien, mais pour la saison 2012, essayez plutôt le genre California Girl que le look de Merkel en Pyjama et/ou la copie des pires discours du 20è siècle

Let’s oom mow mow, tergiversez, faites des primaires, débattez de ce que vous voulez et promettez des Grenelle ou autres vieilles lunes, mais essayez d’accorder un peu les violons et de choisir un maillot correct avant la fête de la musique 2012

Et évitez de nous faire trop tous passer pour le Fun Fun Fun du monde (le Fun, c’est un affaire personnelle, d’ailleurs il faut vraiment éteindre ORTF, et pas laisser la TV en mode veille, ça consomme plein de nucléaire)

Changez de son (et d’ère, sinon d’air …)

God only knows comment on va survivre à 400 jours de prêchi-prêcha d’il y a un millénaire (et Dieu fasse que des candidat(e)s capables de ressusciter la foi pour les élections arrivent avant Noël)

Mais Don’t worry baby, on n’est pas obligés de lire les Pravdas ou d’écouter l’ORTF, et puis on ne jamais, sur un malentendu, en 2012 …

Wouldn’t it be nice … si nos candidat(e)s ne prenaient pas nos oreilles pour des bacs à recyclage et nos neurones pour ceux de supporters du … (trop dangereux de nommer le club, et en plus, très injuste, les autres sont au moins aussi nazes et y’a pas qu’au foot qu’on trouve des lapins-crétins de 1ère division) ?

Bon dimanche. C’est pas très California Dream qu’il pleuve justement aujourd’hui au milieu de 10 jours de grand beau en semaine mais c’est comme ça, on n’est pas obligé d’arroser ou de nettoyer la bagnole, on a un prétexte pour entrer au bistrot et une motivation pour passer un moment dans un édifice religieux de son choix et il y aura moins de monde aux vide-greniers. En tout cas, pas d’excuse pour zapper Art Paris au Grand Palais.

By ze way, les camions en ville, belle idée, c’était super sous le soleil, pas si mal sous un peu de giboulées, et ça remplaçait joliment à Paris les moches affiches pour les -très utiles ?- cantonales (qui seront enlevées avant la fin du demi-mandat, peut-être ?)


Attention, les Beach Boys et la politique gauloise seront encore là demain alors que c’est le dernier jour pour Art Paris cette année.

Renaud Favier – 3 avril 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : soul bossa nova, parce que les sixties, c’est cool, mais il faut passer au Mouv’ ou à NRJ pour atteindre le 21è siècle sinon on finira ce dimanche à écouter Radio Nostalgie en relisant les professions de foi de candidat(e)s d’avant l’invention du mp3 dans le JDD ou n’importe quel vieux journal

C’est fini pour aujourd’hui (sinon il sera trop tard pour aller chiner des vieux 45T du temps de la jeunesse de la politique française à la brocante du dimanche du coin), bon dimanche

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Pompidou une certaine idée de l’avenir (jusqu’au 2 avril 1974)


Pacte de Compétitivité pour l'avenir de l'Europe : l'avenir n'est plus ce qu'il était ...

Mort un 2 avril, toujours en avance sur son temps, Pompidou a été un architecte des Trente Glorieuses. Entre Musées Nationaux de France et Art Moderne du monde, entre sens de l’Etat et esprit d’entreprise, il a tracé une « voie Georges Pompidou » pour un avenir durable

Citer Pompidou, ça fait ringard, c’est comme voter Balladur. C’est une icône des Trente Glorieuses un peu paradoxal : un Président « à la Papa » au pays d’un Etat déjà plus Mamma (…mia ?) que Gina ou Sophia mais toujours sensible aux odeurs de sable chaud ; un relatif « euro-neutre » au temps de l’European Dream et de la splendeur de l’atomium à Bruxelles ; un homme de politique industrielle « à la Concorde » (« à l’atome » aussi)  alors que la politique et l’industrie française étaient déjà sur une voie à l’issue incertaine

Il était de cette génération de vaillants qui ont cru gagner la guerre mais n’ont su/voulu voir la réalité et notamment que l’Allemagne, même défaite, détruite et coupée en deux, prenait après sa (grosse) crise d’amok un chemin moins prestigieux mais plus prometteur que celui de la France « résistante et victorieuse ». Une longue marche en Birkenstock, pas très glamour, moins Carla qu’Angela, « un peu sommaire, mais efficace »

(en kiosque et achetable en ligne)

De cette génération qui a cru acheter la paix sociale mais n’a pas su vendre la participation. Qui a dû aller à Grenelle comme d’autres à Munich ou à Canossa, sachant que le dialogue social, nos opéras « populaires » et autres grands prodiges seraient enviés par le monde entier mais que le Minitel ne donnerait guère accès au compte Twitter de Pôle Emploi. La mondialisation, quel code Minitel ?

Mais il y avait quelque chose d’épatant dans la capacité de ce vrai-faux dilettante à oser penser différemment, plus large, à lever le nez du guidon, plus haut pour mieux voir et entendre le monde, à savoir agir et avancer avec détermination en faisant vraiment bouger les lignes pour essayer de ramener la France vers les chemins de l’avenir, plus vite, mieux aussi

Sur l’Europe, il devait bien avoir un avis ou une ligne de conduite mais on ne se souvient ni d’initiative spectaculaire, ni de formules auto-assassines genre « Le machin », tout au plus qu’il était un peu hostile aux concepts genre « Nouvelle Société » ou aux abattages d’arbres en France rurale. Il devait être très pragmatique, il aurait probablement eu une certaine idée du pacte de compétitivi-thé. Mais la nostalgie n’est plus ce qu’elle était … la France a des bleus à l’âme (à larmes ?), mieux vaut un sourire un peu contraint que bonjour tristesse (Sagan, une autre belle élégance à la française) si on ne veut pas finir au musée

Pompidou était amateur d’art moderne. Il devait tousser de temps à autres devant des « n’importe quoi » un peu off-limits mais il appréciait l’audace. En avant ! Dans un bon sens, quel qu’il soit du moment que ça (re)marche, sur la tête s’il le faut …

Georges Pompidou est mort un 2 avril. L’élégant vrai-vaux dilettante aimait trop être en avance sur son temps.

Dommage, avec lui, on ne couperait pas le sexe des anges laïcs en 4 et on laisserait probablement Lucky Luke fumer dans le soleil couchant. Et Monsieur Hulot avancer sur son vélo (ça, c’est une autre histoire … de France contemporaine, et c’est peut-etre pas perdu d’avance, à suivre …)

Un livre pour le week-end :  C’était Georges Pompidou d’Alain Frerejean, chez Fayard

Renaud Favier – 29 Mars 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : Euromaxx sur le centre de Metz, Pompidou aurait sûrement aimé le concept, la bâtiment, les oeuvres … et l’émission

C’est fini pour aujourd’hui (il est temps de jeter un oeil à cet excellente publication du Centre Pompidou)

Courtoisie du Centre Pompidou

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1er avril : Bonnes blagues (ou pas)

1er avril Casual Friday, c’est sympa. Entre la bien bonne du corrézien, celle que Monsieur Hulot raconte aux petites dames vertes (à poids roses ou rayures rouges) et celle de Ouattara à Gbagbo, on arrive à sourire entre deux flashs, nucléaires ou pas, sur les restes du monde. #FF

C’est bon, parce que quand on boit ce qu’on boit, qu’on écoute ce qu’on écoute, qu’on surfe ce qu’on surfe, qu’on mange ce qu’on mange et qu’on sait ce qu’on sait, on n’a pas trop le coeur à se dilater la rate

Au Jasminland, rien n’est encore vraiment très réjouissant malgré les efforts de comiques

Au Nukeland, on riz jaune aux vannes très nazes des zexperts

Au boulotland, on est tellement sous Prozac qu’on rit niaisement de n’importe quoi

Enfin, c’est pas une raison pour pas respecter les traditions

Alors la blague de blonde du 1er avril

Le poisson officiel du 1er avril

La blague cochonne obligatoire du 1er avril

La blague officielle du 1er avril

Sinon, y’a aussi celles auxquelles il faudrait vraiment trouver un moyen d’échapper

Celle du mauvais chasseur au comptoir (revoir ses classiques pour le bon chasseur)

Celle des bonobos (by ze way, ça va pas fort pour les bonobos non plus)

Celle de Luc Ferry (les blagues de profs, c’est pas drôle, c’est une question de principe)

Celle à cheveux trop courts (vu de face ou regardé dedans, c’est encore bien pire)

Celle de Claude Allègre (celui qui dit que ça ne chauffe pas …)


Ouaf Ouaf Ouaf … mais c’est quand même plus marrant que Bourdin Info parce que Baroin hier sur le budget et la politique et Duflot ce matin sur la politique et les Verts, il nous choisit les bonnets (beaux nez ?) de nuit et les sujets pour dépressifs. Même que j’ai cru que c’était un poisson d’avril …

Renaud Favier – 1er avril 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : même pas drôle ton histoire !

C’est fini pour aujourd’hui (il vaut mieux en rire, on peut, c’est pas le 21 avril)

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