Galliano-Dior : je t’aime, moi non plus ? Buzz is Buzz … iness

Les Anglais qui ont viré Churchill dés 1945 et fessé-rouge Chabal dimanche ne sont jamaiss blanc-blanc, mais de là à penser que Galliano ferait son coming-out avant la saison du Diorissimo *, c’est comme si on nous sortait un inédit de Gainsbourg : un coup de (fils de) pub !

* Diorissimo, c’est du jus de muguet presque pur, c’est sublime (sur les filles) mais la saison est en principe en Mai en France sauf changement climatique majeur, alors qu’en ce moment, ça sent plutôt bon le jasmin (voire le sapin mais tout le monde n’a pas le sens de l’humour de couleur). Le package est magnifique (peu importe l’ivresse pourvu qu’on ait le flacon) et ça fait raccord vintage avec les Beatles

Car, les Beatles (les Ecossais, les Irlandais et quelques Boers aussi, entre autres, mais c’est une autre Histoire, quoique …) nous avaient prévenus sur les Anglais mais évidemment, comme on parle pas les langues étranges …

Mais revenons à notre mouton noir avant qu’encore un chien ou un avion de chasse écrasé sur le chemin de Tripoli (ou pas) ne confisque l’audimat (by ze way, c’est pas gai pour le Ministère de la Défense cette affaire, et le vol a pas été long … … …. Défense + long + gai  = ? … hilarish, nicht ? Je chercherai plus tard un truc avec « en Creuse ça tombe » mais je ne vois pas bien comment raccrocher le dentier et ça m’ennuierait de faire de la peine à Tanguy et Laverdure, les Chevaliers du Ciel, du temps où les Héros ne (se) défilaient pas)

Back to Galliano, donc

Le Roi est mort (Ubu est nu, aussi) ! Vive le Roi !

Galiano 1 : un peu de rebelleccentriquitude avec un (très vague) soupçon de chic britannique et une bonne dose d’Ancien Régime à la Française, rien de tel pour amuser la luxaklatura (et faire sourire les actionnaires mais c’est une autre histoire … ou pas)

Galiano 2  : « Mer-Deu ! », certains sont plus lucides que d’autres mais ça passe (faut dire que les boucles d’oreilles sont très grosses) et les client(e)s et actionnaires qui ne comprennent pas le Français continuent à investir

Galliano 3 : Schoking ! Mais on s’en fout, il a un permis de déconstruire français valable et s’il fallait virer tous les clients toxiques ou tous les nantis dépressifs… et puis ça fait du buzz

Galliano 4 : Schoking ! Et cette fois on s’en fout plus parce que ça dépasse quand même les limites de vitesse plus qu’un 4/4 diesel pressé de rentrer de Courchevel ou un avion privé mal conduit par un ami. Et peut être aussi un peu parce que le film est sur Youtube en anglais. Il faudra demander un debrief aux RP (des concurrents de LVMH, aussi … ou alors au DRH)

Galliano 5 : The show must go on …

Galliano 6 : Ouf, Happy End ! Le vilain petit canard disparait et le cygne (signe ?) est pas si noir qu’on pouvait le craindre … By ze way « signifiant », ça se prononce « cygne y fiente » : amusich, nicht, il faudrait demander à Desproges, ou à un autre psy aussi bon mais moins mort ce qu’il faudrait en penser (ou pas)

Galliano (ou pas) 7 : Tout est bien qui finit bien (et en France, on connait la chanson, surtout quand c’est du Gainsbourg)

A jouer avec le feu, les marketing-boys se brûlent de temps à autre, mais en général, en achetant de belles images, en suggérant un peu de sexe et en faisant larmoyer la ménagère qui a encore un peu d’économies avec des images de petits enfants ou d’animaux qui ont bien du malheur (cf la bible de la pub selon Saint Ogilvy) et en évitant de lipduber trop ridicule, sur un malentendu (ou pas), ça peut passer

Mais revenons à nos veaux … électeurs … consommateurs … ménagères de moins de 50 ans … moutons : « Christian Dior Me », ça le fait quand même mieux que des beuglements d’ivrogne, même si on se demande de quel côté est vraiment Madonna (mais c’est ce qui fait son charme)

Et « Moi je joue » (le clip original extrait de « La Vérité » est moins haut mais plus hot, c’est dommage qu’on ne le trouve plus sur Youtube), c’est top aussi. On fait des miracles avec des bouts de ficelle, une -très- jolie jeune femme et quelques ballons (plus une vieille beaudruche qui aime bien les animaux qui ont du malheur, comme quoi les djeuns pubeux ont bien tout lu Ogilvy)

Comme quoi, le merchandising, en général, plus c’est gros, mieux ça passe, mais il y a des limites, même très bourré, et peut être que pour être vraiment un bon people sandwich (au caviar), il vaut mieux être plus ou moins mort en plus d’avoir du talent (quand on pense que Gaisnbarre faisait l’audimat pour 500 balles et que l’intégrale d’anniversaire se brade à 150 Euros …)

« L’escroc », ça ne s’invente pas ! Mais de là à essayer de nous faire croire que c’est inédit, ces marketing-people ont toutes les audaces !

Renaud Favier – 2 Mars 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : la pub pour des trucs qui servent à rien avec des « people », avant, c’était déjà doucement mensonger et passablement toxique, mais au moins c’était un peu drôle et on tergiversassait moins contre le patriocivisme économique (juste ensuite, le patriotisme gaulois a un peu pété un câble comme Galliano, mais c’est une autre histoire, et de toute façon, il y a prescription … ou pas)

C’est fini pour aujourd’hui (Vae victis, ou alors Sic transit gloria mundi, ou O tempo’a, O mo’es … whatever works, du moment que le ciel ne nous tombe pas sur la tête)

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La « compétitivité light », vaste programme ?

Les pistes pour alléger le pacte de compétitivité, lundi 28 février 2011 sur Radio BFM Business, à lire/écouter sur : La « compétitivité light « 

C’est une nouvelle histoire belge ?

Evidemment, light is beautiful, surtout quand on veut faire du business à l’international et qu’on préfère voyager léger parce qu’on n’a pas (encore) de jet privé et que même avec les facilités « Frequent Flyers » ou si on a (encore) les moyens de voyager en business et plus si affinités, c’est plus « no souci » de pas avoir de bagage enregistré.

Evidemment, « selon que vous serez puissant ou misérable … » exportateur, comme disait Coluche, ou Desproges, ou un autre philosophe français d’avant que le code pénal interdise d’en rire, vos besoins sont différents, y compris parce que les grands et forts apprécient de dépasser durablement les autres d’une ou deux têtes, quitte à leur donner un -petit- coup de main paternaliste ou une sucrerie de temps à autre … Solidarités, même très light, vaste programme …

La compétitivité light, c’est un peu comme si des djeuns nantis du foot se disaient qu’ils peuvent se la couler douce dans le bus à écouter de la musique plutôt que de s’entrainer en courant un peu. Tout ne serait pas de la faute de Domenech ou du chauffeur (même si Domenech et le chaufeur ont quand même été bien tounazes, ou alors c’est que ce qui se fume dans le bus n’est pas « tout public »)

Comme si un coach disait aux gars de rester dans leur chambre à jouer au Baby-Foot plutôt que de se frotter au monde réel. C’est bien démago et ça peut même faire un joli succès d’audimat chez les poussins et quelques dépressifs, mais c’est pas sûr que ça le fasse en compétition mondiale alors sauf si les marchés sont des avantages acquis et subventionnés comme les primes de (non)match, faudrait peut-être pas se contenter de traduire en européens une vieille application sur Minitel

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On le sait, il faut plutôt du « lourd » : La vidéo de l’intervention du Premier Ministre début février aux Rencontres de l’Export 2011

Parce que « … du calme et du sang froid … », c’est bien, mais c’est pas ça qui fait avancer les parts de marché

Si c’est les Américains nous conseillent les hormones de croissance, c’est suspect, bien sûr

Mais sur le coup, ils ne plaisantent pas, ils savent que même si on est en « coopétition » entre vieilles économies, on a quand même plutôt intérêt à se pacser et qu’en tout état de cause, la guerre économique mondiale ne se gagnera pas dans son jardin d’enfant (qu’il faut cultiver, mais c’est une autre histoire, du temps de l’Empire Ottoman, mais c’en est encore une autre, c’est sans fin, sans happy end pour nous en tout cas …)

Schumpeter (et « pas que ») le dit, c’est quand même convaincant

En tout cas, sur ce coup là, personne ne pourra dire que c’est la faute au gouvernement ou que le Président ne mouille pas assez le maillot

Certains l’aiment light ? C’est comme le junk-food : tentant, facile, moins cher en général. Sur un malentendu et avec un bon package ça peut marcher un temps mais c’est pas très bon et probablement pas très sain ni très excellent pour l’emploi sur le long terme.

Renaud Favier – 1er Mars 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : pendant que certains taillent les bonsais français et/ou étudient les offres de délocalisation offshoring dans les parcs industriels d’institutions nonchalamment indifférentes à l’emploi ou à la compétitivité en France/Europe, c’est business and growth as (un)usual dans beaucoup d’ailleurs performants, dans les BRIC et autres émergents, bien sûr, mais « pas que », aussi chez certains proches voisins et à peine plus loin, aux marges de l’Empire l’Union Pour la Méditerranée

C’est fini pour aujourd’hui (enfin, c’est ce qu’on espère)

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Hey Men ! Chouette, c’est Annie Girardot qui arrive !

Oui, je sais, c'est un peu "limite", on peut pas se moquer de tout, mais elle a pas une tête à aimer les requiems et les larmes de crocodiles, je trouve. Amen anyway (Annie ouaih !)

J’aime mieux les mariages que les enterrements, le discours du vieux pote est plus croustillant, en général. Et ce qui est chouette dans la vie, c’est qu’on a normalement plus de mariages que d’enterrement. Amen quand même (ça se prononce « Hey Men », pas « Âme Haine », oeuf course)

Bon, c’est pas tout ça, j’ai plus de café, l’ascenseur est en arrêt 3 semaines pour mise aux normes, je me suis installé au 8ème (« au », comme « haut », pas « dans le », quoique pour un arrondissement de nantis, ce soit pas celui où on s’emm… le plus) et les ouvriers ont la perçeuse la plus bruyante du monde. Et faut écrire un genre d’épitaphe : « Mer-Deu ! »

Bon, la bonne nouvelle, c’est que là-haut (ou en-bas, whatever works) elle retrouve Blier, Audiard et toute sa bande de comaks qui en boivent au petit déjeuner et sont pas là pour beurrer les tartines

Et y’a pas seulement que des comiques (et de la pomme) là-haut (ou en-bas, on va pas en parler 3 heures, l’important c’est de vivre)

« J’ai encore une bonne table, je vais te la donner … »

« Vous savez, je vous attendais … Bon d’accord, on empaille, mais quoi ? »

« J’suis sûre qu’il imagine des extravagances … »

« Comment vous dire, blondinet … faut tuer les gens avant de les connaître, après on s’attache »

« … c’est quand même le plus beau rôle de ma vie, cette femme qu’on n’écoute pas … »

 » … mais maintenant, j’ai sommeil. Dodo ! »

En même temps, les « Happy End », on sait bien que c’est qu’au cinéma, et encore …

Amen

Renaud Favier – 1er Mars 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : Je ne sais plus pourquoi je voulais mettre cet extrait aussi. J’ai oublié, parfois ça a du bon …

C’est fini pour aujourd’hui : mer-deu !

C'est un peu sommaire, mais efficace

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