Je sais que c’est la saison du Père Noël mais quand même, à votre âge, vous ne devriez plus croire les économistes, politiciens, lobbyistes, vendeurs de soupe (au curry en particulier), bonimenteurs (beau nie menteur ?), météorologues et autres publicitaires plus ou moins professionnels 😉
2010, ça devait être l’année du retour à la normale
Certains avaient une certaine idée du « normal », c’est normal …
La vérité est sortie de la bouche d’une (belle) enfant très … smart (désolé, mais ç’aurait pu être encore pire, j’avais pensé à « plus c’est gros, plus ça passe » mais sorti de son contexte, c’aurait pu être mal compris ou mal orthographié … honni soit qui mâle y pense… )
Mais la vraie vraie vérité sur 2010 sort de la bouche d’un (vieux) fan (de l’OM)
C’est pas que la vraie vérité était vraiment plus vraie avant mais on en rigolait plus (moins jaune en tout cas)
Ceci dit, faut pas se plaindre, on en a eu eu plein de vraies vérités, en 2010, même pas besoin de wikileaks et autres médiapart, l’avenir du présent est assuré
Bon, ben, bonne fin d’année 2010 quand même, la vraie vérité, finalement, tant qu’on à la santé (et qu’on n’y est pas), on en a pas tant envie que ça peut-être, il y a assez d’autres bonnes raisons pour se fâcher pendant les repas de famille 😉
Ici, les rats content (des histoires) ; les rats roux coulent (la boite, nec fluctuat) ; les rats chauves sourient (volent, mais bas) ; Lucifer rat masse la mise (mise au pot t’as mis ?). Mais quand l’appétit va, tout va, Faust pas s’enfer (Denfert, c’est les autres).
Mais reprenons le fil de l’histoire.
Les rats proliféraient depuis qu’une réglementation européenne avait interdit l’usage de la mort aux rats et que la dernière usine de pièges de France avait été délocalisée dans un pays où l’on élevait les bestioles aux OGM pour les servir en brochettes aux touristes.
Les joueurs de flute anti-rats s’étaient exilés. Harcelés de longue date par le collectif pour le droit à la ratitude, ils avaient été mis en préretraite quelques années auparavant lors de l’arrivée des sound-machines dans le métro. Ils s’étaient installés à Marakech comme tout le monde et gagnaient leur vie en charmant des serpents chloroformés pour bobos sous psychotropes.
Les chasseurs ne savaient plus guère chasser (encore rat…é).
Quant aux chats, ils avaient été titularisés à la fin du siècle précédent (au titre d’une loi de 1983 du nom d’un ministre communiste, pour une fois, ce n’est pas la faute des 35h ou de l’ISF) et, ayant changé d’emploi administratif et de grade syndical, ne quittaient plus guère leurs bureaux que par très beau temps.
Tout allait assez bien dans un monde de rats qui avait rarement été meilleur pour ceux des champs, des villes ou d’ailleurs.
L’un d’eux, rongeur cupide et manoeuvrier accompagné d’un serviteur limité mais fidèle surnommé Sancho ne pense pas, avait une ambition (surtout des instructions, mais cela revient au même).
L’assemblée permanente des ratons industrieux pas francs avait décidé de soutenir l’aventureux projet de prise de contrôle d’un grand restaurant pas loin des Champs-Elysées (là où les Bleus avaient l’habitude de dépenser leurs primes de match). Nom de code de l’opération : « Ratatouille au Curry (Rat bien le dernier ?) pour l’Equipe de France ».
Le rat cupide avait bénéficié de complicités et notamment de l’amitié du simplet de service.
Il faut dire qu’on lui aurait donné le Bon Dieu sans confession, à l’angelot gardien du cupide.
Un sursaut était possible mais comme souvent à Paris, le « chef » soucieux de son siège (en cuir de fonction) s’occupait de peu d’autre chose que de la vitesse des monte-charges et de la couleur des cartes magnétiques d’accès au parking.
Les brunes ont compté pour des prunes : c’était une affaire de rats, pas un business pour les souris.
Ainsi, le rat s’est-il installé dans le fromage.
Il a pu tranquillement saboter …
Empoisonner …
Corrompre …
Se servir …
Séduire …
Tous se sont laissés ensorceler par le fumet de la ratatouille au curry, même les gourmets réfractaires à l’invasion de la « world cuisine » et les gastronomes hostiles aux barils de vins d’origines incontrôlées.
Plus personne n’osa bientôt appeler un chat … un chat, le scénario était écrit.
Y aurait-il un O’M(alley) pour s’opposer aux rats et à leurs idiots utiles ?
En principe, everybody wants to be a cat …
Mais Faust a donné d’autres espoirs aux petites gens et il se trouve toujours un sans-grade à noeud papillon pour prendre sa vessie pour une lanterne.
Alors il ne faut jamais oublier que les rats cupides sont … patients (et l’inverse).
Et toujours se souvenir qu’un chat n’est pas que domestique
Et surtout, se méfier de tout le monde ! En attendant, bon appétit fin 2010 😉
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Moralités : il faut nettoyer la cuisine, regarder sous la toque du commis, aiguiser les couteaux et ne se tromper, ni de chat pour la chasse aux rats, ni de longue cuillère pour manger avec Lucifer en 2011. Accessoirement, on pourrait rappeler qu’un restaurant, c’est en principe fait pour accueillir et bien servir des clients, pas pour se goinfrer dans la chambre froide.
Le bonus : il est sûrement inconvenant de dîner dans la chambre de Lucifer, même avec une longue cuillère, mais tant qu’à être descendu en enfer en 2010, autant boire un verre avec Belzébuth, c’est toujours ça que les rats n’auront pas en 2011 😉
Patriotisme économique, le vent tourne (?), mieux vaut tard que jamais
Ne pas rater l’article en « Une » des Echos ce matin : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201031796572-bruxelles-veut-controler-les-investissements-chinois-en-europe.htm
Changement de sens du vent ou de la girouette ? En tout cas, si le temps à Bruxelles n’est plus au blocage des fusions européennes et autres tirs de balles dans les pieds européens, c’est plutôt encourageant pour 2011.
Mais avec leurs réserves, les Zinvestisseurs Zémergents bien intentionnés, chinois ou autres détenteurs de liquidités émergents ou pas, peuvent aussi s’acheter quelques lobbyistes et un peu de média …
Il y a le feu et on regarde ailleurs : il n'y a de pire aveugle que celui qui ne veut entendre