L’Equipe de France pour la compétitivité des PME

Christine Lagarde, ministre de l'Économie, en compagnie (de gauche à droite) du ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, Éric Besson, du secrétaire d'État au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, et du secrétaire d'État aux PME, au Tourisme et à la Consommation, Frédéric Lefebvre, mercredi à Paris.
Christine Lagarde, ministre de l’Économie, en compagnie (de gauche à droite) du ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, Éric Besson, du secrétaire d’État au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, et du secrétaire d’État aux PME, au Tourisme et à la Consommation, Frédéric Lefebvre, mercredi à Paris. Source : Le Figaro. Crédits photo : BENOIT TESSIER/Reuters

Christine LAGARDE et sa nouvelle équipe, Éric BESSON, Pierre LELLOUCHE et Fréderic LEFEBVRE, ont rassemblé plus de 200 participants le 1er décembre à Bercy pour assister à la présentation de leurs priorités de politique économique. « Agir pour la reprise – Bercy, 1er décembre 2010 » : extrait vidéo ; dossier « Agir pour la Reprise » (powerpoint, intervention de Christine Lagarde ; intervention d’Eric Besson  ; intervention de Frédéric Lefebvre). L’ensemble de la conférence était, comme maintenant la plupart des manifestations à Bercy au service des entreprises et de la compétitivité, diffusé en direct sur internet. Le différé sera rapidement disponible sur :  http://bercy.congressite.fr/direct/20111201_Agir_pour_la_reprise

Extraits du compte-rendu de Marie Visot, Le Figaro (2/12/2010) :

« C’est tout sourire que la patronne de Bercy a présenté mercredi sa nouvelle équipe, celle qui se consacrera à l’économie française jusqu’à la fin du quinquennat. Christine Lagarde, qui faisait figure de vieille routière – après deux ans passés au secrétariat d’État au Commerce extérieur et plus de trois ans à la tête de l’Économie – a détaillé mercredi, entourée d’Éric Besson, ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, de Pierre Lellouche, secrétaire d’État au Commerce extérieur et de Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État des PME, du Tourisme et de la Consommation, les priorités de Bercy afin d’«agir pour la reprise».

Le chemin vers la reprise durable, y compris sur le front de l’emploi, passe par l’assainissement de nos finances publiques «un impératif de souveraineté nationale», a indiqué Christine Lagarde en préambule, devant la presse et les directeurs d’administration. Pour le reste, la politique économique du gouvernement va se dérouler sous le signe de la continuité. «C’est une nouvelle étape pour donner de la stabilité», a indiqué Christine Lagarde, qui avait clairement exprimé au chef de l’État son désir de conserver son portefeuille ministériel.

Parmi les chantiers auxquels il faudra s’atteler, la ministre a cité la présidence du G20 «à un moment charnière pour la reprise de l’économie mondiale», le renforcement de «la gouvernance économique européenne» et «l’amélioration de notre compétitivité» – ce qui passe notamment par une convergence fiscale avec l’Allemagne qui devrait aboutir à la réforme de la fiscalité du patrimoine mi-2011.

«Différentiel de coût du travail»

La compétitivité de la France. Si chaque ministre y est ensuite allé de ses priorités – ne rendant pas forcément évidente la cohérence de leur action – tous n’avaient que ce mot à la bouche.

«Nous devons aujourd’hui accompagner toutes nos entreprises, nos commerçants, nos artisans et nos professionnels libéraux», a insisté Frédéric Lefebvre. Lequel prévoit dans les prochains mois de se concentrer sur la qualité de l’offre touristique, l’allégement de l’impôt papier qui touche les PME ou encore la mise en place d’un plan de contrôle dans les relations de sous-traitance entre PME et grandes entreprises.

«Il faut que la “maison France” soit la plus efficace possible», a pour sa part estimé Pierre Lellouche. «La compétitivité, c’est aussi le coût du travail», a indiqué Éric Besson. Raison pour laquelle le ministre de l’Industrie va organiser «une concertation sur le différentiel de coût du travail dans l’industrie entre la France et l’Allemagne». La compétitivité donc. «Ce n’est pas un vain mot; c’est la condition, en période de crise comme en période de croissance, pour attirer les capitaux étrangers, permettre l’essor des entreprises, développer l’emploi et le pouvoir d’achat des Français», a conclu Christine Lagarde. »

L’enjeu de l’international est crucial pour la reprise. Pour participer au débat et brainstormer sur la compétitivité internationale et la croissance des entreprises françaises et européennes, rejoignez le think-tank virtuel CC International SME 1 – Compétitivité et Croissance des PME : s’inscrire.

Renaud Favier, 3 décembre 2010

Le bonus : pour ne pas oublier, malgré la neige qui cache certaines misères françaises, que la guerre éco-merciale mondiale est de moins en moins froide et qu’entre les pays dits « émergents » qui se sont donné les moyens de le croissance durable, des pays rentiers (voire prédateurs) qui bénéficient de ressources en matières premières et/ou en capital accumulé depuis 3 décennies (pendant lesquelles d’aucuns regardaient ailleurs pendant que leur maison commençait à brûler) et nos concurrents OCDE dont les ambitions sont tout plus qu’endormies, le temps n’est pas aux discours, ni aux manifestations ou aux retraites, ni bien sûr aux tirs de balles dans les pieds français par des conservatismes et corporatismes archaïques, des joueurs mercenaires et autres acteurs publicitaires en mal de notoriété.

J’oubliais, la Chine bien sûr, et l’Inde aussi, où le Président Sarkozy sera dans quelques heures et rencontrera la communauté des affaires françaises dans ce pays où le Président Obama s’est rendu pour promouvoir les intérêts américains juste après sa défaite au mid-terms, où l’Allemagne a sa plus important chambre de commerce à l’étranger (80 employés environ) et où Eurochambres, après des débuts difficiles, est en train de réussir avec le soutien de la Communauté Européenne le pari de l’Euro Business and Technology Center (EBCT) au service de la réussite des PME européennes en Inde. L’Equipe de France pour la compétitivité des PME en Inde : La Mission Economique Ubifrance ; l’IFCCI (Indo-French Chamber of Commerce & Industry) ; l’EBCT ; sans oublier de nombreux prestataires parapublics et privés d’obédience française d’excellente réputation.

Anyway, l’Equipe US de l’Export du Président Obama a pris un peu d’avance, avec dollar de combat, diplomatie éco-merciale de choc et team building … à l’américaine bien sûr. Objectif  : lune « Compete and win … to make America succeed … create jobs … national export initiative … sustainable strong economic growth … small and medium size companies … doublement des export américains … plus 15% par an …« . Yes, they can.

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Les TPE-PME de France se sentent en fort risque (IFOP)

Cantona amok (?) joue contre son (?) camp des PME de France

Les patrons de PME ont peur selon un sondage IFOP  pour GAN : on les comprend, non ? Mais que ne ferait pas un Cantona über-compétiteur-Just-do-it…, au sens civique aussi exemplaire que ses compétences en théorie économique sont reconnues, pour préserver sa notoriété et les conditions d’un  gagnant-gagnant avec ses sponsors humanistes …

Surtout quand il est un peu speed, voire limite amok …

En tout cas, ça spécule ferme sur les cours de bourse des banques en attendant que les petits porteurs aillent faire la queue au stade aux guichets avec leur maillot « Über-Cantona, Just do it, Stupid ! » opportunément fabriqué par le sponsor. S’ils font juste la queue pour retirer leurs économies, ça fera un peu d’audimat et la presse internationale s’amusera de la nouvelle trouvaille française pour se tirer une balle dans le pied (au foot, c’est pas pareil, on marque avec la main) avec créativité sinon panache. Mais avec Über-Canto-Just-Do-It…, il pourrait y avoir du sport, Christine Lagarde a raison d’appeler … Cantona un Cantona :

En attendant, la vraie vie en France malgré Noël et la neige sympa qui bloque les routes aussi bien qu’une bonne manif, c’est des vrais gens pas des (in)égos über-payés pour taper dans une balle entre une pub, un pub, une pu… et une grève en bus à impériale ou pas, et des vraies entreprises qui essaient de survivre en Europe avec comme principaux dommages collatéraux de créer des emplois et du lien social, de payer des impôts et autres :

« #taxeprofesssionnelleleretourparcequesinoncommentonpayeraittouslesmachinsquien dépendaientetnesaventniseréformernicoûtermoinscherparexempleenrespectantlesrèglesdubénévolatou enévitantlesvidéosdecampagnesélectoralesquandiln’yaqu’uneseulelisteetenvoyageantenseconde »

Mais  évidemment, tout ça, Über-CantoBHL-Just-Do-It… qui ne se rase pas entre deux campagnes de pub pour des rasoirs à autant de lames que c’est à la mode, c’est pas son truc :

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Avec ou sans Canto-Show sponsorisé, 78% des patrons de TPE/PME considèrent leur entreprise comme bien plus exposée aux incertitudes et aux risques qu’il y a quelques années.

Gan Assurances a demandé à l’IFOP d’interroger des TPE et PME, autour de leur perception du risque économique, social… et des réponses (ou non réponses) en matière d’assurance. Cette perception du risque est-elle la même selon la taille de l’entreprise ? A-t-elle évoluée avec la crise ? Du 5 au 13 octobre 2010, l’IFOP a réalisé une enquête auprès d’un échantillon de 802 entreprises de moins de 250 salariés. Il ressort de cette enquête que (extraits, source Groupama) :

  • Pour 6 entreprises sur 10, la crise continue à faire sentir ses effets Aujourd’hui, 63 %, des dirigeants de PME-TPE  ont encore le sentiment d’être impactés par la crise. Une perception d’autant plus forte pour le secteur de l’industrie (75%) et du commerce (73%).
  • 78 % des dirigeants ont également le sentiment d’être plus fortement exposés aux risques et incertitudes qu’il y a quelques années.
  • 63 % des dirigeants redoutent un alourdissement des charges et taxes, 60% une baisse de leur chiffre d’affaires

Dans ce contexte, les chefs d’entreprises craignent majoritairement d’être « asphyxiés » par une hausse des taxes et charges et également de subir une baisse de leur chiffre d’affaires (60%) ; la crainte de retard de paiement des clients et/ou de devoir licencier/réduire sa masse salariale arrivant en fin de classement, avec respectivement 35% et 17%.

L’enquête sur Groupama.com : l’enquête IFOP-GAN TPE-PME .

L’excellent commentaire sur l’enquête du patron de Gan sur Radio BFM Business le 1er décembre : podcast de Eric Gelpe, DG de Gan Assurances.

Eric Gelpe rappelle notamment que 85% des entreprises françaises sont des PME-TPE, au coeur de l’activité économique quotidienne et des enjeux d’emploi, dont les patrons sont inquiets. Qu’elles subissent un effet de ciseau entre les prix de revient qu’elles ne contrôlent qu’imparfaitement (change, matières premières, charges…) et des prix de vente soumis à une forte pression. Mais que les entrepreneurs et les salariés ne baissent pas les bras.

Entrepreneur en France, un sport de « vaillants ». Pas grand chose à voir avec le foot dit « professionnel ». Quant à l’Equipe de France, no comment, on aimerait leur dire « Just Do It » mais il doit y avoir des royalties à payer et des égos à flatter pour être écouté, et plus encore pour être entendu …

RF 2 décembre 2010

Le double-bonus (parce que c’est l’anniversaire d’Austerlitz et de quelque chose de personnel) : Cantona est plutôt unter-BHL quand même : la « Rolex du Pape », les « petits supporters », « je leur pisse au c… », « au revoir messieurs … », ce n’est pas indéfendable, c’est juste très, très petit, contrairement aux apparences.

Qui est le plus petit ? Et quelle couleur de carton irait mieux avec le maillot ?

 

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Sombre(s) Héros ! … ou pas …

Un jour en France : Noir Désir : Eros à la mer ; Guerre éco-merciale : Euro(pe) menacé(e) ? ; Foot : zéros appointés ; Ségolène : Air Haut ; Google : (Tu) erres, oh ! ; Société : Hère, au (secours !). Ah ! j’oubliais, il neige.

Eros à la mer : le Rock n’ Roll sait être sulfureux ou commercial, mais noir désir avait perdu son sex appeal depuis que Bruno Cantat était passé entre les barreaux. Le divorce est prononcé. Ciao, Sombres Héros du siècle dernier …

Euro(pe) menacé(e) ? : la libido de l’Euro(pe) est aussi un peu en berne ces jours-ci. Les politiques (se) disent, les experts (se) contredisent, les marchés (se) médisent … Les gens de pub (« la », pas « les » où on boit à la santé de l’Euro(pe) après une dure journée à la City) diraient « peu importe qu’on parle en bien ou en mal, du moment qu’on parle ! ». Et « Ciao », en italien, ça veut aussi dire bonjour. Alors Ciao bello(a) Euro(pe) de ce siècle !

Zéros appointés : les « galactiques » se sont fait étriller 5-0 par un Barça qui a réussi le match parfait. L’Equipe en fait sa « Une » deux jours de suite ! Il faut dire qu’on n’a plus l’habitude de voir du beau foot en France, des salariés qui bossent sans cracher (dans la soupe), des joueurs qui marquent sans tricher, des dirigeants qui partent sans toucher, des bureaucraties qui ronronnent sans prêcher … le faux comme la FIFA, exemplaire, férocement exemplaire … Ciao Coubertin, Ciao Platini, Ciao FIFA …

Air haut : Ségo et Sarko sont sur un bateau, depuis hier. Ensemble ! Tout devient probablement impossible pour les autres. Comme un Master où Nadal et Federer seraient en pleine forme et où les autres leur serviraient de sparring partners jusqu’à la finale en assurant le spectacle pour le public et la presse. Qui va finalement tomber à l’eau et qui va respirer l’air haut des cimes en 2012 ?

(Tu) erres, oh ! : l’Union Européenne s’inquiète du risque de monopole de Google. On ne sait pas lequel des deux erre le plus, de l’UE qui pourrait s’occuper d’autres choses plus urgentes ou de Google qui devrait s’auto-réguler comme toute créature intelligente. Ceci posé, Wikileaks sème le trouble dans ce duopole des errements … Ciao 1984, … ou pas …

Hère au (secours !) : By ze way, même si l’arbre (de Noël) des collectes caritatives dans les supermarchés en France cache un peu la misère de la grande forêt froide, même si un tout petit rai de lumière troue le nuage très noir sur la jungle des derniers Tigres, même si l’homme est tenté d’être un peu loup pour l’homme quand le « going gets tough », n’oublions pas quel jour nous sommes et dans quel monde nous vivons : investissons dans notre avenir.

Renaud Favier, 1er décembre 2010

Le bonus : parce qu’en Gaule, tout finit par des chansons (qu’on dit connaitre mais c’est comme pour les citations latines, on les a un peu perdues : errare humanum, perseverare gallicum…, c’est bien cela, non ?).

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