Quelques éléments relatifs aux chiffres semestriels du Commerce Extérieur français annoncés le 6 Août 2010 par Mme Idrac qui souligne la contribution positive du commerce extérieur à la croissance.
Outre l’augmentation de 10% des exportations, la Ministre s’est félicitée de la –légère mais inédite depuis 2002- remontée du nombre des exportateurs et du record de participations d’entrepreneurs à des salons et opérations collectives, notamment des opérations menées pour les équipementiers et sous traitants des industries nucléaire et aéronautique. Les efforts consulaires au service des « primo-exportateurs » ont certainement contribué à ces résultats.
La Ministre a souligné l’impact positif de l’organisation en Equipe de France de l’Export et souhaité que les essais marqués soient transformés et que les nouvelles entreprises exportatrices développent, avec l’aide des acteurs du soutien à l’export, des stratégies internationales durables pour aller « chercher la croissance où elle est, particulièrement dans les pays émergents ». La montée en puissance de la coopération entre le réseau consulaire et Ubifrance est un des « fondamentaux » de la nouvelle organisation de l’Equipe de France de l’Export au service des PME.
La Ministre a signalé une progression semestre à semestre des exportations françaises de 35% vers la Chine et de 50% vers le Brésil. Les efforts consulaires et des CCIFE du Monde Chinois et du Brésil aux titres des Plans Chine et Brésil ne sont probablement pas totalement étrangers à ces résultats.
11 juillet 2010 : que le meilleur gagne ! #worldcup
Du moment que l’esprit d’équipe, le talent des joueurs d’exception, l’envie de gagner et l’espoir d’avenir de nations prévalent sur les ambitions de trésoriers, les tripatouillages d’apparatchiks et les compromis d’hommes du passé (et dépassés), si en plus on peut voir Nelson Mandela danser de joie (Angela Merkel au 3e but allemand, ça valait bien Fantasia …) et de nouveau une Reine (d’Espagne ou des Pays-Bas, whatever works) courir après les joueurs à poil dans les vestiaires, ça aura valu le coup de faire une petite overdose de foot en début de saison de parapente.
Et on s’en fiche un peu, en définitive, de savoir qui des Espagnols favoris ou des Hollandais méritants va gagner ce soir, l’important c’est que le match soit beau et que le sport sorte vainqueur sans trop de violence dans ou hors de stades, de soupçon de dopage ou de tricherie, de rumeurs d’achat de match ou d’arbitres, de 3èmes mi-temps immorales ou de jeu contre son camp, d’insultes en une de la presse, de péroraisons de sportifs en chambres et autres donneurs de leçons télévisuels rassemblés en association des commentateurs français crétins et insupportables qu’hélas le chant des vuvuzuelas ne parvient pas à couvrir.
Pour ce qui concerne les (a)mateurs français, tout nous semblera bien sûr un peu fade après l’insoutenable suspense, la glorieuse incertitude du sport quand on ne savait pas si les Bleus allaient sortir du bus ou pas, si Anelka allait insulter le pilote dans l’avion ou pas, si quelqu’un allait démissionner ou pas, si Zidane était dans le vestiaire ou pas, si Platini avait avalé de travers ou pas, si la supportrice du Paraguay allait tenir sa promesse ou pas ( elle l’a fait http://sports.orange.fr/coupe-du-monde/2010/photo/dujour/2010/7578-elle-a-tenu-promesse.html ), enfin quelqu’un qui honore le drapeau …
En outre, le monde entier connait déjà le résultat d’Espagne / Pays-Bas puisque Paul le Poulpe a parlé et comme il y a encore moins que rien de regardable que d’habitude à la télé ce dimanche soir (même pas un film sur Arte, une rediffusion quelque part en deuxième partie de soirée ou un défilé de pontichiants sur résultats de sondages de sortie d’urnes -funéraires ?- quelque part dans le monde), on va très bientôt pouvoir retourner à une activité normale, genre profiter du temps merveilleux en soirée pour boire une ou deux bières sur une terrasse pas trop bingo (bling-bling + bobo). Tous, sauf Laurent Blanc qui va sûrement regarder le match pour au moins une fois voir du foot en 2010, avant de commencer à brainstormer avec les « instances » puis peut être un jour rencontrer des joueurs motivés et les entrainer pour gagner, ce qui semble tout sauf une activité normale pour un sélectionneur professionnel de l’Equipe de France.
Ceci étant, il serait très injuste de décrier cette coupe du monde au motif que l’arbitrage a été assez inégal, que Maradona n’a quasiment pas joué et que les vuvuzuelas ont empêché d’entendre ce que Materrazi disait à Zidane. D’abord, parce que c’est un des rares domaines d’activité économique (façon de parler vu les niveaux des salaires et de sales airs) où l’Europe domine encore les pays émergents et où la France marque les esprits sinon des buts, alors ne crachons pas sur ce(ux) que nous avons adoré(s). Ensuite parce que de temps à autres il y a eu du beau jeu et que revoir l’Uruguay au plus haut niveau avait quelque chose de doux pour les nostalgique du monde d’hier. Enfin parce que ni l’Allemagne (Séville 82, c’est vil), ni l’Italie n’ont gagné et ça, ça console un peu ceux qui aiment la vengeance froide.
Et il serait aussi dérisoire que tardif de jeter la pierre aux Bleus (et illégal, la lapidation n’est pas autorisée en France), à leur sélectionneur (le seul à savoir lire apparemment, sinon quelqu’un d’autre serait sorti du bus) , à leur président (le seul à avoir démissionné à ce stade), à leur entourage officiel ou privé, à leurs sponsors, aux vendeurs de télé (ou d’espace publicitaire de mi-temps à double tarif), leurs experts des médias ou expertes d’un soir venues les encourager et les soulager d’une tension nerveuse sans égal sinon peut être celle de leurs investissements en banque (en « bourses » ?), même si tout ce petit monde parait aussi irresponsable que coupable.
Cela n’excuse pas le masochisme de commentateurs de foot au moins aussi mauvais que les joueurs ou le persiflage systématique de journalistes en chiens écrasés reconvertis dans la catastrophe, le scandale, le people ou la calomnie depuis qu’il ne subsiste guère de sujet ou de public pour autre chose en France. D’autant moins que si la France n’a apparemment pas été victimisée par des arbitres vendus au parti de l’étranger, un vent défavorable, des ballons mal gonflés ou un gazon mal planté, des chambres louches dans des hôtels mal fréquentés, il y a quand même quelque chose de suspect dans cette affaire.
Car comment expliquer que, hors la France, l’Italie, l’Argentine, le Brésil pour les grands favoris, l’Uruguay pour les outsiders, soient tous sortis prématurément, victimes de coups du sort, de frappes sur les barres, d’arbitrage contestable ou d’autres malheurs moins encore explicables que ceux qui ont accablé l’Equipe de France ? N’y a t’il pas une étrange communauté de destins entre grandes équipes toutes déjà championnes du Monde ? N’y a t’il pas une étonnante similitude d’échec entre 5 équipes qui partagent pour 4 d’entre elles … le maillot bleu ! Bon sang, mais c’est bien sûr, le Brésil jouait en bleu quand il a été éliminé par les Pays-Bas ! Le bleu (la couleur du PSG, CQFD) est devenu la couleur de la défaite au foot ! Tout s’explique, on a été maraboutés ! Il n’y a qu’à regarder les 300 photos de la coupe du monde sur orange.fr pour s’en convaincre, à commencer par celle ci : http://sports.orange.fr/coupe-du-monde/2010/photo/dujour/2010/7673-capitaine-abandonne.html .
Bon sang, mais c'est bien sûr, le bug c'est le ... Bleu !
Elémentaire, mais cela ne nous dit pas qui va gagner le fauteuil international pour deux, sauf si l’un des candidats ne joue pas en bleu et … si c’est le favori de Paul le Poulpe.
Bonne dernière soirée de coupe du monde d’ici 4 ans et si vous jouez aux chaises musicales, ne vous laissez pas avoir comme des … Bleus !
Un grand journal du soir consacre son magazine du week end à Jean-Paul Sartre, 30 ans après sa mort*.
Qu’on aime ou pas l’homme ou ses causes et qu’on partage ou non certaines de ses idées plus ou moins fixes et détestations plus ou moins tenaces, la photo de couverture enjolive les kiosques et heureusement aucun liberticide n’a eu l’idée, somme toute assez « sartrienne » pourtant, d’en effacer la fumée.
L’édito rappelle joliment qu’en 1979, Sartre « à son meilleur » s’associait à Aron au service de l’humanité souffrante. Pour le reste, « no comment » comme on dit sur Euronews, c’était il y a 30 ans, c’était un autre siècle, un autre millénaire, un autre … Monde.
Ce supplément du week end « rachète », au moins vis à vis de la frange plus bohème que bourgeoise des lecteurs du quotidien du soir, l’incongru supplément « spécial montres » qui consacrait quelques jours auparavant 64 pages de grand papier glacé à l’indispensable « actualité de l’horlogerie » et aux essentielles « nouveautés des marques en temps réel ».
Evidemment, le luxe est ce qui différencie l’homme du singe et à tout prendre le bilan carbone des montres est moins calamiteux que celui de l’outil de transport aux « lignes nerveuses » et jantes Lugano 19″ en option proposé en 4ème de couverture du supplément week-end, hommage paradoxal à l’existentialisme.
Bien sûr, l’investissement dans les « garde-temps » à complications est finalement moins ravageur pour la biodiversité et les paysages que le mitage des garrigues, le tourisme « off limits » ou la chasse au grand gibier.
Enfin, peut être quelques artistes et artisans poètes fabricants de « petits cosmos mécaniques » font-ils écho dans un trou de l’espace-temps au talentueux photographe invité du magazine, spécialisé, ça ne s’invente pas, en … natures mortes !
Dont acte, le temps efface, emporte … il est temps.
Beau temps ?
Temps pis ?
Temps présent. Précieux.
* note pour la rédaction : programmer pour dans 30 ou 40 ans les suppléments hommages aux anniversaires des disparitions du dernier tigre sauvage, du dernier ours blanc en liberté et du dernier thon rouge résistant.