Brave New World : if you can’t avoid it, enjoy it …

Skier à Davos, ça permet d’écouter en live les discours volontaristes en Français, rigoristes en Allemand, innovatistes en Anglais ou whatever nouvel « iste » could work, mais c’est super has-been. Don’t be nazebeen, écoutez en podcast en skiant à Dubai : « là-haut », ça farte !

Rouler sans souci jusqu’à Roissy (à 5h du matin un samedi, c’est fluide) quand il n’y a pas de neige ni de tanks ou de camions citernes de glycol dans les rues ; enregistrer sans faire la queue super cool et être surclassé (pour un vol d’une heure, guère d’intérêt, mais c’est le principe) au guichet « Flying Blue » parce qu’on a encore le statut « Gold » alors qu’on voyage en billets primes gratuits ; prendre une super douche gratos avec des sentbons de l’Occitane et chiper des spéculos pour une semaine et récolter 1kg de journaux y compris le Canard et le dernier Beaux Arts Magazine au salon Air France (comme tout le monde, y’a même des gens qui se font des doggy-bags de petits pains au chocolat) ; se dilater (un peu jaune quand-même) la rate en voyant la couverture du dernier magazine d’aéroport de décembre-janvier qui titrait sur Tunis, Alger et Casa comme destinations phares pour les voyages d’affaires, ayant juste oublié Le Caire et plus si affinités ; s’envoler sans avoir jamais fait sérieusement la queue, eu de contrariété plus insupportable que d’avoir été reculé de quelques rangs alors que les sièges étaient en principe réservés sur internet ou subi de contrôle plus ennuyeux que d’enlever les chaussures et de sortir le MacBook du sac à dos au contrôle anti-bouteille d’eau : Air France est parfois à la hauteur de son slogan « faire du ciel le plus bel endroit du monde ».

Roissy no souci, but Christmas comes more often

Se balader le nez en l’air une journée dans Amsterdam frais mais ensoleillé pour 6 euros de train rapide et confortable entre l’aéroport et le centre ville ; visiter 2 ou 3 trucs sympas où on fait l’effort de parler dans la langue des touristes sans les avoir obligés à réserver à l’avance ou à faire la queue 1 heure ; boire un café noir à 2 Euros avec vue sur la ville en haut du Metz puis une excellente bière blanche à 3 dans un genre de cave vintage avec une manière de Hemingway qui noircit des cahiers au fond de la salle alors que des jeunes skypent au bout du monde en wifi gratuit ; se faire des ampoules aux pieds mais réussir à ne pas se faire écraser par les nuées de vélos fous : faire escale à Amsterdam plutôt que de prendre un vol direct, si on a un peu de temps, non seulement ça réconcilie avec les aéroports et c’est moins coûteux (y compris en miles avec les billets primes), mais c’est délicieux et plein de charme(s).

Etre vivant de sexe féminin à Amsterdam : Hamster Dame ? Le porc est à deux pas ...

Voler de nuit no souci en s’endormant avant même le plateau-repas (avoir assez gloutonné et goûté de bon mousseux , français, d’un producteur identifié) en internetant au lumineux salon KLM grâce toujours à la carte Air France Gold ; avoir comme principaux ennuis un voisin un peu envahissant en classe éco et la malédiction du film dont on ne voit jamais la fin parce la diffusion s’arrête 30 minutes avant l’atterrissage ; arriver dans un aéroport géant mais no stress à Dubai et avoir comme questions existentielles principales de savoir si le truc qu’on voit au loin dans la brume matinale depuis l’autoroute est bien l’érection la plus grande du monde du fric mâle foldingo (c’est) et si le joli mirage surgit du désert que j’ai cru apercevoir à 100 mètres de l’autoroute était bien un oryx ou assimilé (c’était, j’en suis 99% certain) ; et puis avoir un chauffeur de taxi souriant pas entourloupeur efficace et serviable pas au point de descendre les valises du coffre (j’aurais dû me douter qu’un gros pourboire est toujours bon contre le lumbago) mais assez pour attendre et vérifier qu’on est bien attendu, qu’on ne s’est pas trompés d’adresse ; enfin avoir comme pire malheur d’arrivée que la bouteille de Suze ait cassé dans la valise (pas super glop mais un truc rouge ou plus cher, ç’aurait été nettement moins cool) : quitter Parigris et froid en saison de télé des primaires et de foot médiocre pour aller voir aux pays du jasmin calme si on y est, y’a pire.

Crise de priapisme dans le désert : ça doit faire mâle ?

Evidemment, c’est pas très bon pour la préparation aux compétitions de ski ce genre de fantaisie, déjà que le réchauffement climatique avait saboté le week-end d’entraînement de début janvier et que la saison de la fondue est bouleversée. Quoique …

Au Saint-Moritz Café de Dubai, la cheminée et la fondue avec vue sur les skieurs sont très honnêtes et réchauffent bien après quelques descentes de blanc

Le monde est fou ? Oui, un peu, so what ? If you can’t avoid it, enjoy it ! En plus, comme on travaille le dimanche à Dubai, les touristes en décalage horaire peuvent skier le week-end avec des pistes libres comme un lundi.

Renaud Favier – 30 janvier 2011 – http://www.renaudfavier.com

Le bonus : You know what ? …

C’est fini pour aujourd’hui (heureusement, quand ça farte trop, on ne peut que redescendre)

Look better

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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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