(D)Ecrire comme Cendrars, ou écrire comme il faut maintenant, le 11 novembre ?

La vérité est la première victime de toute guerre, écrivait Churchill qui n’avait pas le clavier dans sa poche, ni le clientélisme trop chevillé au neurone. Et la paix n’est que la guerre par d’autres moyens, plus ou moins civils. Alors, (d)écrire des vérités, trop vaste programme ?

Non pas qu’écrire (ou moins difficile encore, lire) des éléments de langage pour vivre soit un métier notablement moins noble que d’autres moyens légaux (lire « toute pratique que la morale élémentaire devrait réprouver électoralement et/ou pénalement mais aboutissant généralement à une réélection confortable et à un non lieu ou au pire à une question préalable permettant de gagner du temps et de faire durer la procédure sur fonds publics jusqu’à la prescription, la mort du juge ou celle de l’accusé à tort ou à raison ou une transaction qui vaut toujours mieux qu’un mauvais procès surtout au prix des avocats qui connaissent des journalistes et autres gens influents ») de réussir à avoir une Rolex et une collection de voitures allemandes assez confortables pour rouler dans Marrakech, assez rapides pour arriver en Suisse avant les embouteillages à la douane et assez grandes pour y mettre les bagages et les sandwichs.

Non pas qu’écrire (et plus difficile au cas où le public serait attentif, voire caustique, lire) des plaidoiries et autres plaidoyers pour des causes plus ou moins indéfendables afin de payer les impôts locaux des résidences secondaires (il se dit sur Twitter qu’il y en aurait 6 millions en France malgré l’ISF, les hausses d’impôts sur tout y compris les successions, et l’augmentation des primes d’assurance à cause des cambriolages même avec les mutuelles pour profs pas assez payés pour pouvoir s’offrir une assurance privée pour leur résidence secondaire, ce que des esprits chagrins pourraient être tentés de comparer au nombre de logements manquants et/ou vacants dénoncé par le gouvernement et autres professionnels de l’indignation sélective et médiatique, pour autant pas toujours indigne, d’ailleurs) et le cirage (spécial et cher, forcément spécial et cher) des Berluti soit plus choquant que pratiquer d’autres métiers réglementés permettant de gagner bien plus qu’en étant entrepreneur sans prendre de risques (sauf pour fermier général -on dit TPG, maintenant que les mots, sinon les maux et choses, d’ancien régime sont abolis- en principe responsable sur ses propres biens, mais il n’y a aucune jurisprudence, bien entendu).

Non pas qu’écrire (ou faire écrire si on en a les moyens) des so(r)nnet(te)s (ou tirer des sonnettes, mais c’est en principe un autre métier) pour (être payé pour) passer à la TV et en profiter pour vendre sa soupe et/ou essayer de se faire lire, élire, acheter, relire, réélire ou racheter, du moment qu’il n’y a pas à faire la guerre, même économique, ait commencé avec les politiciens professionnels contemporains, les chanteurs vivants et autres intermittents exilés, et les morts-vivants chargés de rédaction de rapports pour le gouvernement (ou tout autre haut « machin » pouvant acheter des rapports de l’innombrable collection administrative made in France) soigneusement conservés en archives climatisées dans chaque bibliothèque subventionnée, ni que ce soit vraiment plus éloigné de la recherche d’une ou d’autres vérités que commenter la météo, les statistiques économiques officielles ou les déclarations de politiciens.

Non pas qu’on se trompe nécessairement en s’en tenant aux recos de Télérama, aux livres politiques écrits par les petites mains de gens avec qui on est d’accord par principe et aux prix littéraires qui ne sont pas tous élus (ni lus, d’ailleurs) par un jury de gens très bien choisis mais un peu fatigués entre la poire et le fromage servis en gants blancs : il y en a qui méritent d’être achetés, ne serait-ce que pour aider des écrivains sympas, de bonnes causes ou des maisons d’édition méritantes, ou vice-versa, voire d’être (é)lus …

 Mais pour avoir raison avec Cendrars, et quelques autres écriveurs (écrit-vain, c’est autre chose) recommandables, plutôt que tort avec tant d’autres maîtrisant mieux que lui l’orthographe classique, la grammaire à l’ancienne et la promotion moderne (entre autres), mais moins recommandables en général, il ne faut pas avoir peur de lire/écrire des phrases d’un peu plus de 140 caractères et des ouvrages pas stockés sur étagère au supermarché littéraire, des textes dont on parle un peu moins dans les journaux, à la TV, dans le cloud, aux meetings, au bistrot ou dans d’autres relais du communautarisme anonyme qui préfère les slogans bruyants et les idées courtes (et vice-versa, bien entendu).

Byzeway, Cendrars avait perdu son bras à ce qu’il était convenu d’appeler « 1ère guerre mondiale » avant que le 11 novembre ne devienne un RTT pour les morts pour la France comme les autres, en attendant qu’on le fusionne avec le 2 novembre pour tous les morts, voire avec Toussaint ou Noël pour tous les morts plus ou moins vivants. Peut-être eût-il (utile ?) préféré conserver son bras, sinon le souvenir de la « Grande Guerre », mais de là à enterrer vivante la mémoire en français comme le premier rapport de fonctionnaire ou politicien mort-vivant venu, il y a un monde (mort ?). Qu’en dirait Cendrars, s’il pouvait encore (d)écrire ? Jusqu’où devrait-il aller bourlinguer, cette fois, pour chercher des vérités fraiches, des nouvelles vivantes, ou vice-versa …

En même temps, Cendrars était plus du genre à (d)écrire au présent.

Ou au futur antérieur.

Voire au futur simple.

Ach, se/le(s) souvenir(s) de gens outre-tombe, c’est comme la mémoire de(s) guerre(s) ou des manuels d’économie, gross Malheur, kolossal Tristesse, jamais plus jamais et toussa-touça, mais ce n’est pas une raison pour ne lire que les éléments de langage du jour dont on twitte, ne regarder que les images en première page des journaux qu’on peut télécharger, et n’élire que les prix littéraires de la semaine dont on parle, ou vice-versa (ou pire, les élucubrations de Karine Berger, mais les délires de la génération tchatche, c’est comme les Dingodossiers ou les chansons de Claude François, un jour, ça deviendra über-culte, alors ne pas jeter tout de suite, conserver pour les vide-greniers d’autour de 2050) …

* * *

L’avantage, avec les morts, c’est qu’on peut leur faire dire ce qu’on veut, même qu’on aurait gagné une guerre depuis 3 siècles #11novembre

Je n’y peux rien. Le 11 novembre, je onzenovembre. Je pense à ces gamins de l’âge de mon grand-père qui sont morts avant d’avoir trente ans. Retweeté par Renaud Favier

Le 11 novembre, jour férié UN DIMANCHE. Sous Hollande, tout se perd décidément Retweeté par Renaud Favier

Et n’oublions pas la vague de pacifisme aveugle qui a suivi, laissant s’installer l’un des plus gds tyrans de notre histoire. #11novembre  Retweeté par Renaud Favier

#11NOVEMBRE Suivez en direct la cérémonie du 94e anniversaire de l’armistice de 1918 et l’hommage … http://bit.ly/Q5xxas  Retweeté par Renaud Favier

@LaurenceParisot Laurence Parisot « La fête de l’entrepreneur : 12 novembre 2012 http://flpbd.it/p9hXP   » – Sinon, regrouper au 11 novembre ?

Ach le risque de confusion mémorielle, gross Malheur, heureusement qu’on a la repentance, maintenant en #France

Les discours du 11 novembre honoreront-ils les morts de la guerre économique aussi bien menée par #France que les autres guerres mondiales ?

@lemondefr « Démission du patron de la BBC après la diffusion de fausses accusations http://lemde.fr/Xt6jfQ   » – Comme les Anglais sont bizarres …

Ecrire « Parce que » comme Cendrars, ou pour des prix et (é)lecteurs parce qu’il le faut bien, telle est la question http://viadeo.com/s/Usl2v 

L’écriture, c’est comme les mathématiques financières, quand on confond surréalisme et information, ça devient dangereux http://wp.me/p2LP8P-2A   Voir la photo

Ecrire « Parce que » comme Cendrars, ou pour des prix et (é)lecteurs, comme … tant d’autres, telle est la question ..…http://wp.me/p2LP8P-2A   Voir la photo

Ecrire « Parce que » comme Cendrars, ou pour des prix et (é)lecteurs, comme … tant d’autres, telle est la question … http://wp.me/p2LP8P-2A   Voir la photo

Pour une « politique d’ensemble cohérente » et un « choc de confiance », lire des rapports en allemand AUSSI serait une bonne idée … http://lnkd.in/NBQp5p 

« Sages » allemands (gratuits) ou consultants globaux, experts et banquiers français ? Berlin est + convaincant http://lnkd.in/NBQp5p  …

Entre « sages » allemands gratuits & consultants globaux ou banquiers français, que préfère le contribuable de #France ? http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202376444344-quand-berlin-se-penche-sur-la-politique-economique-de-la-france-509353.php …

Feuillage pourpre, planter les plus beaux arbres pourpres http://awe.sm/e7USC  #feuillespourpres Retweeté par Renaud Favier

@20Minutes « Nouvelle journée contre le projet Notre-Dame-des-Landes http://bit.ly/Z4sZlD   » – N’y a t’il plus d’équipe de foot à Nantes ?  Afficher la conversation

Donc #couac du jour à Rocard qui agace #EELV sur gaz de schiste ? Après Jospin et Gallois, c’est curieux ces cerveaux #PS qui se trompent tous

En Tunisie, la stratégie de dialogue avec les salafistes en échec http://bit.ly/S8KTOe  Retweeté par Renaud Favier

Coffee Time w/ Gotan Project – Mi Confesión (Live @ Casino de Paris) – http://bestcoffeeinparis.wordpress.com/  ♫ http://blip.fm/~1d70cc 

Éviter le métro et les centre commerciaux avec la pluie qui s’est décidée à arroser Paris, ruée genre courses de Noël sans la jolie musique

Le sujet du cumul des mandats électifs, par ailleurs enterré, devrait être étendu à celui du cumul des rémunérations issues d’impôts, non ?

@LeHuffPost « Quand l’Allemagne joue au prof avec la #France http://huff.to/VQtiAO   » – Ce n’est pas notre niveau. La Grèce donne des cours ?

En #France on n’a ni pétrole, ni permis de gaz de schiste, alors on (se) plante #compétitivité en enterrant les idées http://wp.me/pJjbe-5Fk 

Ce week-end, il y a moins de monde dans les cimetières, on peut visiter et piquer les fleurs plus tranquillement http://wp.me/pJjbe-5EQ 

* * *

Renaud Favier – 11 novembre 2012

PS : qu’on soit plus ou moins (in)sensible aux grandes commémorations, plus ou moins inquiet des risques de confusion mémorielle, plus ou moins émotionné par les repentances plus ou moins sincèrement instrumentalisées des uns pour les autres et vice-versa, plus ou moins pacifiste et/ou concerné familialement par le premier suicide européen réussi de 14/18 en particulier et les morts français à causes des guerres, y compris civiles, en général, lire de bons vieux livres « papier », Goncourt ou pas, sur l’art de la guerre à la française et quelques eBooks français de pendant la guerre économique mondiale ne peut pas faire de mal au neurone de ceux qui ne l’ont pas congelé pour mieux le conserver mais savent quand même encore lire des phrases avec des parenthèses dedans, ni à la mémoire de ceux qui ne l’ont pas vendue pour acheter un panzer avec sièges en cuir et air con…ditionné (où l’on voit que les mots ont du bon sens, eux), ni à l’environnement, mais c’est encore un autre sujet, une autre victime de toutes les guerres, dont on devrait entendre parler aujourd’hui entre une larme sur l’emploi des jeunes, un torrent d’émotion sur les plans sociaux (et l’incontournable référence à Mongénéral par tous les gens en campagne pour des élections en 2014 ou 2017, ou whatever fromage républicain genre l’Institut du Monde Arabe si affinités, mais c’est un autre sujet, la guerre politique franco-française, c’est comme le championnat de France de football, ça ne mérite plus qu’on écrive encore dessus alors que Jules César avait écrit l’essentiel et que Goscinny et Uderzo en ont fait une BD dés les Trente Glorieuses, du vivant de Mongénéral de de Pilote, mâtin quel journal, et quel Général !) maintenant que les discours officiels doivent honorer tous les morts pour toutes les guerres de toutes les Frances.

Sur Amazon (made in America) :

        

Sur Youscribe (made in France) :

               
               
         
           
        

Sinon, si on s’intéresse surtout un peu à l’économie réelle en France, rapport au pouvoir d’achat, au chômisme plus ou moins choisi (quant au bômisme, comment le critiquer, ce n’est qu’une autre manière d’être intermittent du triste spectacle professionnel), aux frais de scolarité des mômes, à la croissance mythique genre Trente Glorieuses dans le rétroviseur et aux budgets des mythomanes aux bureaux en étages élevés mais sondages hostiles avant même que les résultats des courses mal barrées soient connus, au déficit commercial et à toussa-touça, et à la compétitivité pas trop pathétiquement instrumentalisée, sans être radicalement fanatique des éléments de langage matignonesques et des notes en 1 page et 2 parties avec conclusion écrite d’avance par des fonctionnaires souvent très gris, sinon dégarnis, au-dessus du neurone mais cependant aux cheveux plus longs que les idées, ni adorateur du prêt-à-penser en phases de moins d’une ligne sans trop de ponctuation pour éléments de langage, la V4 du 4 novembre 2012  du #eBook « Compétitivité 2012″ (pdf, 216 pages) est en téléchargement gratuit sur Youscribe (plateforme made in France créée par une jeune équipe de startup sympa) : http://www.youscribe.com/catalogue/livres/ressources-professionnelles/competitivite-2012-v4-du-4-novembre-2012-1822197 

Et puis, si on est vraiment fanatique du commerce extérieur français qui ne s’est pas tellement amélioré depuis que la nouvelle Ministre achète des sacs à main made by France à l’étranger pour doper les chiffres de l’export en mouillant elle-même le chemisier, ou passionné par la compétitivité des entreprises françaises avant les éléments de langage des conseillers en communication de Montebourg ; le rapport Gallois ; l’avis du Haut Machin au Financement de la Protection Social(ist)e ; le Pacte Hollande au XXIè siècle, et/ou si on a un peu besoin de se documenter sur le sujet en mode un peu “think different” en dehors du prêt-à-penser, pour son boulot ou ses études ou la conversation au déjeuner dominical ou au dîner en ville du samedi soir, on peut aussi e-lire gratuitement sur la compétitivité et toussa-touça en France, en cliquant sur les images ci-dessous.

         
        

Sinon, il y a plein d’autre bonnes choses à lire avant la fin du monde, ou le repas, ou le premier évènement impédimentiel qui empêchera de se consacrer pleinement à des activités raisonnables, en cliquant sur Mix ou Remix ci-dessous, aux risques et périls du lecteur (la rédaction décline toute responsabilité en cas de consommation abusive et autres comportements addictifs déviants).

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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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