Le ciel montre sa « super lune », à Paris : c’est super … romantique. Mais pas très subliminal

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Les twittos poètes et autres grands enfants se réjouissent, parce que, la pleine lune géante par temps clair, non seulement c’est joli, mais ça fait rêver (et si on voit le ciel par dessus les toits, les « toi », les nuages et autres barrières anti-bonheur plus ou moins de saison, c’est que les temps sont moins pires qu’on le dit dans les journaux dont les propriétaires veulent faire baisser la bourse pour investir moins cher, et dans les TV dont les propriétaires vendent plus cher aux publicitaires la minute de temps de cerveau quand tout le monde est scotché devant des images de fins -faims ?- de mondes). Ceci twitté, dire qu’on nous prend pour des c… comme la lune (byzeway, le phénomène marketing dit de lune géante, c’est quand sa trajectoire un poil elliptique rapproche le plus notre satellite le plus romantique de la planète de Cyrano de Bergerac -mais « pas que », hélas- et on fait alors tout un foin pour la pleine lune dans Twitter avec photos plus ou moins retouchées, diaporamas sur Flicker comme pour les mariages, articles marronniers dans les journaux encore en vie, et toussa-touça) serait sinon très exagéré, à tout le moins incorrect.

People ride the Luna Park Swing Ride as the Super Moon rises on Coney Island

Bernard Tapie, qui est un grand poète à sa manière (et accessoirement un ancien ponte du vélo professionnel du temps où les coureurs se racontaient des poésies pour passer le temps pendant que les seringues coulaient), se tape sur les cuisses comme quand les journaux qu’il ne possédait pas encore ont raconté que l’enveloppe chez son pote avocat d’affaires de Valenciennes était un malentendu à l’insu de son plein gré et qu’à peine il s’était rendu compte qu’il avait acheté un club de foot aussi avec l’argent qu’il n’avait pas et dont il se servait normalement pour fermer des usines et vendre les machines à chômage plus cher qu’il n’avait acheté, parce que pendant que ses gardiens à vue et autres vrais-faux amis de 30 ans ou faux-vrais ennemis plus récents regardent la lune (ou le doigt qu’il leur montre, pour les moins agiles du neurone), il peut se carapater discrètement en anticipant sa libération sous caution (ou pour vice de forme, ou pour non-lieu, ou pour insuffisance de preuves, ou whatever works), sans même dépenser le premier centime de ses 400 millions en frais d’avocats ou (se) poser de question préalable de constitutionnalité. Coluche dirait « La lune, c’est beau, bon, on se casse ? ».

lune

Les organisateurs du Salon du Bourget (et les visiteurs, officiels avec coupe-file pour éviter la queue sous la pluie, über officiels avec guide polyglotte en uniforme pour la promenade même si on sait qu’ils n’ont en général plus de carnet de chèque pour faire acheter des jouets géants avec l’argent des autres, ou à pouvoir d’achat réel avec badge VVIP, accès à volonté à l’open Bar by invitation only, et promène couillons genre voiturette de golf avec chauffeur et capote anti pluie, ou pas, juste gens vraiment normaux, passionnés d’aviation, espions de base, électeurs chômistes invités par tel ou tel machin en charge de la formation professionnelle, et/ou sérieux tribuables intéressés pour voir dans quoi voyagent les autres avec leur argent, de combien ont grandi cette année les pavillons des Chinois et des Brésiliens, ou avec quoi on perd toutes les guerres depuis 1812) et autres héritiers plus ou moins spirituels des faucheurs de marguerites, qui sont des poètes dans leur style janusien de vendeurs très virils d’avions fort civils le matin, et marchands parfaitement corrects de matériel de guerre parfois rustiques le soir, ou vice-versa, sourient comme tout le monde en prenant des photos plus ou moins réussies, mais un peu jaune en pestant contre le beau temps arrivé avec une semaine de retard, qui plus est en dehors des heures d’ouverture, alors même que les contrôleurs du ciel français n’étaient plus en grève et que tout avait fait dans les règles auprès de Météo France et autres décideurs officiels pour garantir, et annoncer bien entendu, le beau temps (honni soit qui s’offusquerait des méthodes utilisées pour essayer de faire la pluie et le beau temps, ou s’amuserait des titres enthousiastes de la presse appartenant aux organisateurs du Salon sur une 50è édition dont le moment le plus excitant en français aura été l’arrivée en A400M de François Hollande au Bourget, de justesse devant la visite de Nicole Bricq, et le cocktail du Pôle de Compétitivité Aerospace Valley). Audiard, qui s’y connaissait, dirait « La lune, ça ose tout, c’est même à ça qu’on la reconnait ».

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Quant aux Brésiliens, ces poètes du « futebol » à visage humain dans les favelas où on est plus pauvre que des chômistes français en période d’indemnisation mais ça ne semble trop pas grave pour eux, et plus heureux avec moins de Caïpirinha et autres substance importées d’Amérique Latine que les bobos et people clients nocturnes de « Favela Chic » à Paris, et ça semble plus grave pour la France, de l’avenir qui le reste longtemps et du Carnaval dans les rues partout maintenant alors qu’il y a Rio de Janeiro, un sambodrome et le mois de février pour ça, comme ils ne demandaient pas la lune, leur leader maxima a fait un geste sympa et tous les twittos avec iPhone do Brasil devraient se remettre à bosser après leur apéro-facebook géant, pas comme en France ou personne n’a de boulot, avant ou après  l’apéro et c’est pas le dialogue social à la française de Pépère de la Lune qui va nous faire trouver du job sous les sabots de bouricots comme Montebourg. Mongénéral, qui préfèrerait se taire au sujet de Montebourg parce que même lui manquerait de vocabulaire, et ne rien dire sur le Brésil parce qu’il sait qu’il dit souvent des vérités qui fâchent et que ça fait pas avancer les schmilbicks dans nos anciennes colonies (la vérité oblige à reconnaître que la France Antarctique, comptoir français à Rio qui aurait pu être le début d’un Empire, mais le temps n’était pas encore à Napoléon 1 qui n’a d’ailleurs jamais atteint l’Amérique, moins encore au numéro 3 qui a foiré dans les grandes largeurs au Mexique, et déjà plus aux grands Bourbons qui n’ont même pas réussi à conserver la Louisiane et le Canada, n’a pas été l’initiative coloniale française la plus aboutie), sourierait en se souvenant qu’il avait proposé la « participation » aux citoyens-électeurs gaulois quand il était encore temps pour les veaux de ne pas envoyer volontairement les générations suivantes à l’abattoir, dirait : « Demander (à) la lune, vaste programme ».

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Bref, hier, dans le ciel, à Paris (et ailleurs, semble-t’l) il y avait la lune. Et c’était beau. Les bourses mondiales en ont profité pour descendre un chouïa pendant que tout le monde regardait en l’air, mais ça n’a aucune importance, c’est même plutôt en-déçà de la volatilité « normale », « maintenant », d’autant que personne n’a compris ce qu’a annoncé la FED américaine (en un mot comme en cent, l’inondation de liquidités pourrait, ou pas, baisser vers l’été … 2014, mais d’ici-là, ou en tout cas jusqu’à la fin du mandat de Ben vers la saison du ski 2014 en hémisphère nord, on peut continuer à spéculer 7/24 pour les uns, bosser pour rien pour les autres, rêver d’un vrai boulot au pays de l’exception culturelle et de Montebourg (comme quoi on peut avoir mauvais fromages et dessert étouffant) mais tout le monde préfère rester dans le noir et croire que ça sera bon pour eux, même les chômistes et futurs chômistes de France, plutôt que de demander à Bernanke d’expliquer ce qu’il n’a pas voulu dire. Ou d’exiger que Montebourg la ferme. Audiard, qui s’y connaissait aussi en Montebourg, dirait : « Quand on est comme la lune, à ce point là, ça devient gênant« .

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Ceci twitté, quand le ciel nous montre son c…l, faut vraiment être c…n du genre à ne même pas comprendre les paroles d’un 45 tours de Joe Dassin, pour ne pas capter le message, pas tellement subliminal, de la lune.

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Il n’est de pire politicien aveugle que celui qui ne veut pas écouter voir (et sans vouloir inquiéter personne, je dis ça, je dis rien, mais si on voit un Q en regardant vers le haut, c’est qu’on est loin derrière son avenir et mal parti pour s’accrocher au train (arrière, of course), même au pays où les Trente Glorieuses sont supposées devant parce qu’on regarde dans le rétroviseur avec une très haute idée de soi …), claire nuit de pleine lune à Paris ou pas.

Renaud Favier – 25 juin 2013 – Café du matin à Paris – Compétitivité – English

Byzeway, si on veut quelque chose à lire pour attendre le lever de la lune, ou l’effacement des nuages, on peut télécharger les livres électroniques extraits de café du matin sur la plateforme française Youscribe (nb le format pdf disponible sur Youscribe est assez pratique sur grand écran et moins fantaisiste que ePub à l’impression en format A4), ou sur Amazon. Quelques exemples en cliquant sur les icônes ci-dessous.

               
               
         
           
          

Et il y a aussi du plus « atypique » (et gratuit).

Bad in France Couverture         

Et du plus « business » (gratuit, of course).

Frenchonomics Small           

Le bonus : http://www.youtube.com/watch?v=rz23t4nvLfw

L’incontournable supplément d’âme : http://www.youtube.com/watch?v=u-76QFqqwLI

Et pour les romantiques amateurs de Paris qui ne parlent pas français, ou qui aiment bien les films Hollywoodiens du bon vieux temps d’avant Arditi et Bejo (tient, ça fait presque Barjot, heureuhasardisch, nicht ?), guerre pour la défense de l’exception culturelle (lire : le billet de première gratuit pour les culturocrates amis et intermittents influents des spectacles politiques et/ou artistiques invités à se la couler douce aux frais du tribuable au Festival d’Avignon après celui de Cannes et Roland Garros, avant un peu de dialogue social à l’Ile de Ré et/ou dans le Lubéron, puis l’université d’été de leur parti unique et un saut de puce à l’étranger avec convention de non double imposition pour crédibiliser le subterfuge d’une résidence à l’étranger 6 mois et un jour dans l’année) ou pas : http://www.youtube.com/watch?v=jpAAuf4iL1A

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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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