Il ne viendrait à aucun(e) Carioca digne de ce nom l’idée saugrenue de se baigner en hiver (austral), mais il ne viendrait à l’idée d’aucun(e) Carioca fidèle aux traditions l’idée sacrilège de ne pas passer l’après-midi du dimanche à la plage (Copacabana en principe, Ipanema pour changer et aller regarder les parapentes une ou deux fois par an au maximum, jamais jamais jamais plus au Sud, exceptionnellement au Nord pour la fête des sauveteur à Praia Vermelha, une séquence nostalgie à Botafogo ou un voyage jusqu’à Niteroi), à attendre le coucher de soleil en écoutant de la bossa nova, avec une bière « stupidamente gelada » dans une coque de vieux sagex au pied du fauteuil pliant à deux balles, le « Jotabe » trainant dans le sable et une radio, visiblement assez vieille et moche pour ne pas intéresser les voleurs, négligemment pendue à une bretelle du parasol.
Renaud Favier – 7 juillet 2013 – Facebook Café du matin à Paris – LinkedIn – English








