Après avoir compté sur Montebourg pour sauver jusqu’au moins 2017 les couseuses de soutiens-gorges de France profonde, les ouvriers de l’automobile, et quelques syndicalistes des derniers vestiges de l’industrie lourde en Lorraine ou dans d’autres circonscriptions ministérielles ; après avoir espéré que le bien nommé le Foll trouverait une martingale pour empêcher l’agriculture normale, les élevages de fraises bretonnes et les abattoirs de porcs élevés en Allemagne de sombrer entre les tsunamis de bolognese industrielle écrasant le pot au feu maison et les tempêtes de jus d’orange inondant les vergers et vignobles pas encore rachetés par des Chinois ; après avoir, par amitié pour sa clientèle électorale parisienne en cols paillettes, par souci de justice envers ses bienfaiteurs du show-business, et pas charité pour les saltimbanques exilés fiscaux à l’étranger mais revenant chanter en France pour ses meetings, enfin par amour pour les gens disposant de sam’suffits pour escapades à Marrakech ou en Corse soutiens du PS, fait semblant de s’intéresser aux fantasmes de Filippetti pour sur l’industrie culturelle viable économiquement et créatrice d’emplois, fussent-ils intermittents, en France, François Hollande a même quelques temps cru que Ayrault saurait faire quelque chose d’utile pour l’emploi et la croissance.
Le Président, qui n’était ni assez farfelu, ni assez bigleux pour accorder le moindre crédit à Nicole Bricq qui prétendait que le « vivre mieux et plus vert », avec « silver economy » et « green-washing » à la clef, serait l’implant mammaire des poitrines exportatrices nationales, qui sait depuis toujours qu’il n’y a rien à attendre des brainstorm des zécolos après chili con carne aux herbes pas de Provence, et qui n’accorde d’entretiens au pingouin du Medef que parce que les petits patrons pas encore complètement ruinés, exilés ou délocalisés, ont encore assez de réserves sur les comptes de l’UIMM pour payer en souriant les petits fours et le champagne aux grandes conférences sur le dialogue socialo-libéral pour une économie verte et solidaire au Trocadéro, et les campagnes électorales média des pactes de compétitivitude sociale de marché, de haute responsabilitude entrepreneuriale et financière, et de dopage de l’image de la France et de ses élites politiques et économiques à l’étranger … ce Président regarde maintenant d’un coin d’oeil lubrique la jeune et jolie Fleur Pellerin s’agiter face caméras GoPro dans le bocal numérique parisien.
What else, maintenant que les clowns d’avant l’entracte ont fini leurs numéros ?
Les impôts, crédits d’impôts, et emplois subventionnés à crédit, ça va devenir compliqué …
Le tourisme et la promotion de l’art de vivre à la française, c’est déjà devenu compliqué …
L’économie sociale et solidaire, c’est comme la politique et le sport, un business qui ne peut prospérer que si plein de gens bossent dans la sphère économiquement réelle, quand les rentier monoglotes ne se promènent pas en hélico sur la côte d’Azur, en panzer 4/4 à Marrakech ou en yacht du bon côté du Lac Léman, et les entrepreneurs anglophones (on dit « forces vives » en(tre) vieux français) pas à Londres, en Asie ou aux Amériques.
Le business du sexe est sur le point (G ?) d’être réservé aux VIPeople, à Paris.
Reste donc l’arlésienne de l’économie virtuelle à la française : plan recalcul en big data, minitel vidéo, pôles glocaux, toussa-touça dont on dialogue socialement en groupes de travail à Paris sous le haut patronage des think-tanks syndicaux et/ou sénatoriaux, entre deux promenades de politiciens accompagnés de hauts fonctionnaires, et vice-versa, à la Halle Freyssinet, chez les Chinois du 12ème arrondissement (les restaurants avec 2 heures de parking gratuit chez Tang, c’est dans le 13ème, mais pour le déplombage des iPhones rapportés des USA ou la réparation des tablettes achetées à Shanghai ou Bangkog, c’est derrière la coulée verte, niveau commissariat-mairie) et/ou à Silicon Valley, pendant que ça avance à vitesse supersonique partout ailleurs dans le monde réel.
La dernière bouée de sauvetage pour le paquebot de l’économie France en phase de naufrage avancé, ce seraient donc les stagiaires et consultants externes de pôles de compétitivité glocalement irresponsables envers quiconque ayant déjà vu une entreprise de l’intérieur et n’en ayant pas été viré pour incompétence avant d’être recasé dans un fromage républicain par son réseau d’anciens de la même « grande » école et/ou ses copains politiciens, mais régionalement subventionnés via le guichet unique local de la BPI et les « machins » régionaux « à la Royal », à Pôle Emploi pour tous ceux qui avaient encore un vrai job à peu près économiquement viable, il n’y a qu’un petit pas de côté pour les politiciens fonctionnaires de Bercy aux longues jambes, un grand bond vers le bas pour l’attractivité et les lecteurs de l’Humanité, autant que pour les abonnés aux Echos, le retraités connectés sur le site internet de Valeurs Actuelles et les visiteurs du salon de l’Etudiant.
Vaste programme (informatique ?) sur lequel on peut lire du un chouïa plus technique en cliquant sur : http://madeinfrance2012.wordpress.com/2014/02/03/numerique-bricq-veme-republique-ces-trucs-en-hic-pour-tangeeks-de-leconomie-privee-publique/
Wahou ! ou pas …
Renaud Favier – 3 février 2014 – Facebook Café du matin à Paris – LinkedIn
Bonus : Faudra-t’il une e-Révolution ? http://www.youtube.com/watch?v=pibSbfAPE-g
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PS : Le numérique serait-il ailleurs ? http://www.youtube.com/watch?v=DYUInn-TNL4
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Le mot qui me vient….Riche !……
Et aussi , concernant Woody…. A suivre !…..