On dira ce qu’on voudra du Beaujolais Nouveau, aussi simplet et futile qu’un vieux 78 tours des années folles … « Yes, we have no Bananas Today » file la banane.
On dira ce qu’on voudra du Beaujolais Nouveau, aussi enfantin, voire vaguement vulgaire, qu’un cartoon d’entre les deux guerres … « Yes, we have no Bananas Today » file la banane.
On dira ce qu’on voudra du Beaujolais Nouveau, aussi ringard et ballot qu’une croisière promène-couillons en paquebot … « Yes, we have no Bananas Today » file la banane.
On dira ce qu’on voudra du Beaujolais Nouveau, à l’élégance aussi fine qu’une soirée à Berlin-Est au temps de Gagarine … « Yes, we have no Bananas Today » file la banane.
On dira ce qu’on voudra du Beaujolais Nouveau, aussi mollo cha-cha-cha sous le pagne qu’une chanson de Banana Airlines … « Yes, we have no Bananas Today » file la banane.
On dira ce qu’on voudra du Beaujolais Nouveau, aussi … (pas trouvé la rime) que la cuisine du chef suédois du Muppet’s Show … « Yes, we have no Bananas Today » file la banane.
Mais de toute façon, peu importe son goût de banane cargo, sa violette mal cachée ou son bouquet de fruits rouges pas mûrs, le Beaujolais, c’est comme Audrey … ça file la banane …
Santé, même aux ceusses qui n’aiment pas le Beaujolais Nouveau, la banane, ou les deux (quant aux ceusses qui n’aiment pas Audrey, les chansons des années folles, ou les deux, qu’ils aillent se taper une bière à la vodka dans un bar à kékés plutôt que nous les briser menu).
Renaud Favier – 20 novembre 2014
PS : le Beaujolais Nouveau, c’est comme tout ce qu’on nous fait avaler InRealLife, InZeweb ou ailleurs, ça passe généralement mieux avec un zeste d’humour …
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