On se bat pour une place au soleil, mais certains mourraient pour une éternité à l’ombre, au Panthéon #VaComprendre

Pantheon Paris Café Gay Lussac Le Parisien 27 mai 2015 c Renaud Favier

Paris, 27 mai 2015, un café noir au Gay-Lussac, près du Panthéon

Tous les quarts d’heure de gloire ne se valent pas, toutes les gloires de la République ne sont pas égales, et tous les client réguliers de l’Hôtel des Grands Hommes (on voit régulièrement juste devant l’entrée, bien rangées côte à côte, respectant la place pour handicapés, une prétentieuse Porsche Cayenne bleue made by Germany (le modèle de 2 mètres de haut avec des pneus grand comme des testicules de mammouth genre pour faire le Paris-Dakar ou la chasse à l’éléphant rival dans les zones limitées à 30 à l’heure dans Paris, pas celui qui ressemble à une bite plate pour rouler à 250 sur l’autoroute limitée à 130 avec une paire d’objets sexuels à l’arrière, comme avait le communicant de DSK sur la photo Place des Vosges avec encore son ex milliardaire, au retour d’Amérique de l’ex futur président de la République), et une exclusive Fiat 500 blanche et rouge, toutes deux immatriculées au Luxembourg et appartenant soit à d’exemplaires exilés fiscaux, soit à des financiers patriotes venant inciter à l’exil fiscal, soit à d’autres genres de prostitué(e)s appréciant la fréquentation de Grands Hommes de la République) non plus.

Porsche Fiat Pantheon 19 fevrier 2015 c Renaud Favier

Paris, Place du Panthéon, une certaine idée du « Bleu, Blanc, Rouge » devant l’Hôtel des Grands Hommes

De l’ombre à la lumière, et vice-versa, il y a si peu de pas …

Pantheon Paris 26 mai 2015 c Renaud Favier 2

Panthéon Paris 26 mai 2015 c Renaud Favier

Quant aux résidents du Panthéon, où Charles de Gaulle refusa d’avance d’être installé post-mortem parce que le lieu est « sans air et sans lumière », force est de constater que si la plupart d’entre eux sont aussi remarquables qu’il est possible à l’être humain de l’être, ça manque de nanas, et on doit s’emm… aussi ferme qu’à un pince-fesse de ministère en saison pré-électorale, à une conférence de presse du président de la République à l’Elysée ou ailleurs, ou à une remise de décoration ou autre honneur avec petits fours et champagne à volonté en échange de la tenue de rigueur et de la claque réglementaire après chaque discours convenu (tiens, dans « convenu », il y a « c… » et « venu », amüsich, nicht ?).

Pantheon Paris 26 mai 2015 c Renaud Favier 3

Panthéon Paris 26 mai 2015 c Renaud Favier

Hommage aux « Grand(e)s » Français(e)s du Panthéon, respect aux « Grand(e)s » qui n’y sont pas (ou plus, quelques-uns ont été expulsés, notamment des « Républicains » au retour des Bourbons, au premier rangs desquels Mirabeau, pourtant premier locataire arrivé sur place, Voltaire ayant la chance de n’être que déplacé par un souverain ayant assez de sens de l’humour, sinon d’amour des Lumières, pour le caser dans un coin où il est forcé d’écouter toutes les messes), et chapeau bas aux Grandes Dames de France qui y sont, n’y sont pas, y seront, et/ou n’y seront pas (en même temps, celles qui n’y sont pas échappent au discours de presqu’une heure de François Hollande …).

Reno – 27 mai 2015

PS : pour le discours de François Hollande en trois partie (style HEC, tandis qu’à ScPo et à l’ENA on préfère les notes en deux parties « thèse-antithèse », ce qui explique beaucoup de choses sur la politique en France) conformes à la devise de la République, Liberté, Egalité, Fraternité, il est recommandable, si les communicants d’agences de com’ et autres scribouillards d’éléments de langage élyséens n’ont pas instruction de cliver pour de sombres motifs électoraux (c’est sûr que tout faire pour aider la le Pen à éjecter l’UMP/Les Républicains du second tour de 2017 est de bonne politique politicienne pour le candidat probable du PS), d’éviter le mot « drapeau », en conclusion, parce que même si le poème du néo-panthéonisé Jean Zay (20 ans quand il l’écrivit, sous le coup d’une indignation et d’une émotion qu’il n’est pas interdit de trouver légitimes, pas 40 lorsqu’il fut condamné à la déportation à vie par les égarés de Vichy après avoir été ministre du Front Populaire et réformateur exemplaire de l’Ecole de la République, à peine plus quand il fut assassiné par des miliciens alors que les Alliés avaient déjà débarqué en Normandie, cf un topo équilibré du Point http://www.lepoint.fr/histoire/jean-zay-l-eternel-proces-27-05-2015-1931382_1615.php) est une manière d’hymne à la paix, et une virile dénonciation du gâchis meurtrier de la « grande guerre patriotique », c’est mieux de rester consensuel.

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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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