Man in (Constant) Sorrow, what else ?

Les (plus) lucides (moins) cyniques compareront le nombre de morts dans les attentats de Paris de novembre 2015 avec les chiffres d’autres drames passés, présents ou futurs (pour rappel, 224 morts dans le crash de l’avion russe en Egypte il y a quelques jours seulement, des paquets de morts tout le temps dans des attentats sur des sites touristiques, centres commerciaux ou établissements scolaires ou universitaires en Afrique Centrale -la Centrafrique, le Cameroun …-, de l’Est, du Kenya à ce qu’il reste de la Somalie  ou même du Nord -l’hôtel en Tunisie, combien de victimes, déjà ?- et personne de civilisé ne sait combien de jeunes filles enlevées au Nigeria par la secte Boko Haram sont encore en vie, ni combien de carnages passent inaperçus un peu partout, entre quelques décapitations ordinaires ici ou là-bas, massacres impunis de moines et/ou religieuses pour s’entraîner quand fin manque de touristes, et génocides de Chrétiens dits d’Orient pas encore morts de tristesse, de faim ou de désespoir …) en France ou ailleurs, tandis que les (pires) professionnels de la (communication, récupération, instrumentalisation … what else ?) politique surferont sur l’évènement en se demandant plus ou moins face caméra ou en réunions discrètes sans téléphones portables s’il faut reporter les mondanités écologistes globales prévues dans quelques jours (au grand désespoir des propriétaires et employés d’hôtels multi-étoilés réquisitionnés par/pour les apparatchiks de haut rang de l’écolocratisme international voyageant sans compensation carbone très à l’avant des meilleurs avions publics ou privés, et des écolocrates qui prévoyaient de faire leurs courses de Noël à Paris pendant les séances de gangbang de mouches avec lectures de discours autosatisfaits et récitations de commentaires de powerpoint en globbish mal mis à jour), s’il ne faudrait pas envisager de délocaliser la prochaine sauterie footballistique programmée en 2016 en France, et comment gagner des points de sondages  en surfant (comme d’hab’ à chaque fois qu’un truc tellement gros arrive que le plus médiocre sous-directeur pistonné d’agence de propagande politicienne genre Bygmalion réussirait à copier-coller quelque chose à faire twitter aux stagiaires des conseillers en com’ de ses client(e)s politicien(ne)s) sur la vague tristo-compassionnelle (confessionnelle, c’est autre chose, encore que ça puisse se discuter).

Same old story sorrow (honni(e) qui « souri(re)s », voire « rats » y penserait) …

Byzeway, toujours pas d’amalgame, où il y a du changement, maintenant (que les conseillers en com’ du stagiaire de l’Elysée et de l’intérimaire de Matignon sont revenus de week-end prolongé du 11 novembre) ?

Reno – 16 novembre 2015

PS : on a tou(te)s perdu un frère, de l’humour (très noir), ou des (dés)illusions à cause des attentats de Paris

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Les nouveaux morts, c’est comme les (plus ou moins) nouveaux philosophes, tous ne se valent pas

Le pas toujours consensuel (honni qui « plus con que sensuel » y pense) Glucksman est mort (à peu de jours de Toussaint, comme de Gaulle en son temps -celui des « nouveaux philosophes » autoproclamés, d’ailleurs-, et comme le très respecté Helmut Schmidt, moins réputé comme philosophe mais décédé également ces jours-ci, qui était un poil moins jeune, notamment d’esprit, et bien plus en avance sur son temps, et sur ceux d’après, que Glucksman et tant d’autres Européens intelligents et pas trop belliqueux mais naïfs, voire idiots, crédules, et inégalement (in)utiles (ainsi futiles ?), du 20è siècle, et de celui d’après).

Ses supporters encensent l’homme épris de Liberté pour tou(te)s qui s’est passionné pour de nombreux combats soci(ét)aux et politiques de son époque ; ses détracteurs lui reprochent sa liberté personnelle qui l’a amené à s’enthousiasmer pour (et/ou contre) des gens et causes douteuses, voire contradictoires, et vice-versa de son temps plutôt que de consacrer son intelligence à des travaux académiques plus essentiels que le commentaire composé du polpotisme ou le constat désabusé que le sarkozysme était la chose la moins pire qui pouvait arriver à la France du début du 3ème millénaire … en tout cas, c’était une « figure » de la vie intellectuelle parisienne d’après Sartre et Aron, sinon un client assidu du coiffeur de BHL ou des plateaux TV de/pour amateurs de foot et jeux vidéos.

Bref, Schmidt et Glucksman sont morts, vive (les vivants visibles et les morts invisibles, et vice-versa, pour une certaine idée de l’avenir de) la Liberté !

Reno – 11 novembre 2015

PS : la prochaine fois, j’essayerai de caser « homme passionné de Liberté, toujours du chériras l’amer » …

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Une petite (mise en) bière ?

Je ne dis pas que les communicants ont été un peu légers sur les éléments de langage pour le 55ème anniversaire du cassage de pipe de Mongénéral, voire carrément négligents quand on compare avec les dialoguistes du bon temps d’Hara Kiri & Co., mais Audiard eût (évidemment) fait bien mieux, question hommage.

La (mise en) bière, ça ne s’improvise que si on a un sacré talent.

Reno – 10 novembre 2015

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