Certains flirtent avec l’idée d’un vote extrême, surtout au premier tour des élections pas proportionnelles, quand c’est en principe « sans danger » de filer un avertissement sans frais aux partis « normaux », de pousser un bon coup de gueule en s’encanaillant par un vote pour l’un ou l’autre des fronts, foire pour tel ou tel groupuscule d’un bout ou l’autre. Ce n’est pas nécessairement sans danger.
C’est pas parce que les lapins crétins des gauches « normales » (infantiles, mais pas les courants trop hystériques) et des droites fréquentables (celles qui savent lire, sinon élire, ou en tout cas font semblant) sont à poil qu’il y a quelque chose (moins encore des c…) au centre.
Si ça commence par « m », et que ça finit par « e », c’est une marmelade (bonne) …
Marmelade de Mirabelle – Crédit : cuisine.Journaldesfemmes.com / OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Bien sûr, un mot en « m…e », ça peut être un cri du coeur du genre qu’on pousse en(tre) français quand on s’est coincé un rouston dans la lunette du toilette, qu’on s’aperçoit pour qu(o)i on a voté, ou quand on découvre que quelqu’un a fini le paquet de café et qu’il n’y en a plus dans le placard …
Mais, « m…e », ça peut évidemment aussi être ce genre de chose qui peut être magique si c’est bien écrit, bien joué, et écouté dans des conditions pas trop bousillées par du connard bruyant (y’a le modèle faisant du bruit incongru avec sa bouche ou tout autre orifice qu’il contrôle mal, celui qui pompe l’air avec son moteur, sa sono, et/ou son p… de téléphone portable que n’importe quelle amibe polio connait l’option « silence »), de l’abruti puant (y’a le classique qui fume du Cubain ou assimilé parce que c’est moins cher pour essayer d’oublier, ou faire oublier, qu’il pue du bec, le toxique qui partage avec ses voisins son goût pour les éléphants roses et les yeux rouges devant le neurone embrumé, et le juste tragique qui pue parce qu’il n’a pas de fric pour se laver et/ou que sa religion personnelle, politique ou spirituelle lui interdit le savon, et qui s’assoit toujours à côté de vous quand vous écoutez Tom Jobim dans le métro, Mozart dans une salle de concert, les Beach Boys à une terrasse de bistrot, ou n’importe quoi de bon à se mettre dans les oreilles avec ou sans casque …) …
En fait, ça peut être plein de trucs, « m…e », avec un peu de vocabulaire (et/ou bon dictionnaire), pas trop de déficit d’imagination (ni trop de censure, d’auto-censure, ou de sectarisme godillot genre supporter politique, groupie automobile, ou militant de foot, ce qui revient au même), et le minimum syndical de bonne humeur : mince, martingale, marguerite, masque, malice migraine, ministère, mirage, mollusque, moulàgaufresque, mule du Pape, matraquage, murmure, marredelapolitiquepoliticienneàlafrançaise …