La mode néo-rétro ne pouvait épargner longtemps le petit Gaulois et son compagnon un peu enveloppé. Mission correctement accomplie par les deux gars, Ferri au scénario et Conrad aux pinceaux, auquels Uderzo, 86 ans, a passé la main : ce 35ème opus n’est pas le pire.
Couverture de l’album, «Astérix chez les Pictes», de Jean-Yves Ferri, Didier Conrard, Albert Uderzo, (Image Editions Albert René)
Avant, c’était comme en 1981, les « vieux riches » fuyaient la France par anxiété fiscale et politique. Mais c’était avant. Maintenant, à part des nantis attachés à leur club de golf, et des fonctionnaires irrécupérables dans le privé, même les « normalement » lotis fichent le camp.
Ceci dit, depuis longtemps, des sportifs préfèrent s’entrainer ailleurs qu’à Paris, et ça ne peut guère empirer avec le changement …
Depuis longtemps, les usagers des privilèges fiscaux ont dépassé le stade de la villa en Corse et autres niches fiscales hexagonales, ce n’est pas le changement qui va convaincre les renégats de revenir en Île de France, ni accélérer les départs, déjà en mode TGV (ceci twitté, ça tombe bien que les lignes TGV aient été pour l’essentiel construites vers les havres fiscaux de Genève, Bruxelles et Londres, parce qu’aux prix de maintenant, seuls les riches peuvent payer les billets SNCF).
Depuis longtemps, le pacte social français a un problème, écartelé entre « toujours plus pour tous », et « Dieu reconnaîtra les siens« . Le changement ne fait qu’accentuer le hiatus entre les promesses pour tous et les tristes réalités pour la plupart.
Mais que les gens partent par non consentement à l’impôt, par idéologie, pas désespoir, pour chercher du boulot où il y en a, ou pour entreprendre dans un environnement plus normal, si tous les patrimoines hormis quelques antiquaires et marchands d’art, tous les bras pas trop cassés ni enchaînés, et tous les cerveaux pas trop rasés sur le neurone s’en vont, maintenant.
Même si on peut compter sur le patriotisme économique des exilés de 1981 et après pour acheter « made by France » et aider la balance commerciale pour éviter que le pays ne perde la maîtrise de son avenir, investir dans les entreprises françaises cotées en bourse pour éviter leur prise de contrôle par des intérêts étrangers, privilégier le luxe (encore plus ou moins) français, et ne pas (trop) spéculer contre l’Euro, la dette française ou l’emploi en France.
Plus ça change, moins ça marche … sauf pour s’exiler en courant.
PS : sinon, on n’est pas obligé de ne boire que du lait d’ânesse maternisé, de ne voir que du laid, de ne vouloir écouter et lire que des laids … il y a aussi café du matin. C’est de Paris, mais ce n’est pas parisien, et c’est sur internet ; ça n’a pas de prix, mais c’est gratuit (si on veut aider à financer le chauffage de l’eau du café, et les mugs de vide-greniers, on peut acheter un eBook du même « auteur » sur Youscribe ou Amazon, ça coûte le prix d’un café-croissant à un comptoir pas bling-bling et il y a plus à boire et à manger que sur les TV et sites internet dits « d’information ») ; c’est parfois un peu noir, mais toujours avec humour (on n’est pas obligé d’avoir le même …), et amour d’une certaine idée de l’humanité en général (on est obligé d’avoir la même, autant essayer de ne pas en faire un enfer sur terre) et de la plupart des gens, en particulier, ne serait-ce que parce que … What else ? http://www.facebook.com/cafe.matin.paris
PS : sinon, on n’est pas obligé de ne boire que du lait d’ânesse maternisé, de ne voir que du laid, de ne vouloir écouter et lire que des laids … il y a aussi café du matin, c’est de Paris, mais ce n’est pas parisien, et c’est sur internet ; ça n’a pas de prix, mais c’est gratuit (si on veut aider à financer le chauffage de l’eau du café, et les mugs de vide-greniers, on peut acheter un eBook du même « auteur » sur Youscribe ou Amazon, ça coûte le prix d’un café-croissant à un comptoir pas bling-bling et il y a plus à boire et à manger que sur les TV et sites internet dits « d’information ») ; c’est parfois un peu noir, mais toujours avec humour (on n’est pas obligé d’avoir le même …), et amour d’une certaine idée de l’humanité en général (on est obligé d’avoir la même, autant essayer de ne pas en faire un enfer sur terre) et de la plupart des gens, en particulier, ne serait-ce que parce que … What else ? http://www.facebook.com/cafe.matin.paris