C’est pas parce que c’est l’été qu’il faut (se) négliger …

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Même en été, il ne faut pas négliger sa toilette, parce que si on commence à ne plus se raser soigneusement tous les matins, on peut vite commencer à penser n’importe quoi, et on ne sait pas jusqu’où ça peut ne pas aller, surtout si les circonstances débloquent et/ou si les amis vous lâchent, ou vice-versa …

Chabada Paris 9 juillet 2013 c Renaud Favier

… pas négliger de bien charger les batteries de ses portables, parce que si on commence à ne plus lire, écrire, dialoguer, et penser un peu sérieusement  tous les matins, on a vite fait d’avoir le neurone qui tourne façon politicien professionnel Asperger sans humour de pays où les zélecteurs tribuables sans mémoire les payent à ne rien foutre, les ovationnent pour leurs échecs, et ne les sanctionnent ni pour incompétence ordinaire, ni pour truanderie extraordinaire, ni pour récidivisme phénoménal …

Chabada Paris 9 juillet 2013 2 c Renaud Favier

… pas négliger de carpe diem chaque minute où c’est possible, notamment quand il fait beau tôt le matin, parce que l’avenir appartient à ceux qui boivent leur café du matin à Paris avec le sourire dés qu’il est servi (sinon, il est toujours possible de déguster gratuitement un des 850 petits noirs en stock au comptoir, d’aller liker un des quelques 3 ou 400 mugs de café gratuit déjà servis sur les tables, ou de s’offrir un des cafés longs disponibles sur Amazon ou Youscribe, à peine au prix du supplément croissant au beurre salé ou tartine confiture à l’orange amère) …

Chabada Paris 9 juillet 2013 3 c Renaud Favier

… ni, surtout, pas négliger de dire, twitter, linkediner, viadéer, youtuber, googleplusser, et facebooker, entre autres, ce qu’on pense, si on peut se le permettre, si on a des amis, e-lecteurs et autres ennemis mais pas tous lapins-crétins bornés sectaires comme voussavezki, qui ont le sens des réalités même qui agacent, le goût des vérités même qui contrarient, et l’envie que tout ne continue pas comme avant à juste chuter de gâchis moche de France en gâtisme nullissime à la parisienne (fluctuât, qu’ils disaient pour nous faire croire, mais mergitur à vitesse TGV, en vrai, les pépères …), voire pire urbi ou même orbi…

Chabada Paris 9 juillet 2013 4 c Renaud Favier

Je dis ça, je twitte rien, et il faut que je retrouve mon dossier pour la réunion de ce matin, et que je finisse le café vit’fait, et que je speede le noeud de cravate, maintenant, plutôt que de tsunamiser la batterie du iPhone en faisant des photos du chat et de profiter du soleil sur la terrasse (qu’il faudra bientôt rendre au proprio, hélas …), parce que c’est la crise, même si c’est les vacances (pas pour les Nordiques et Yankees qui bossent quand il fait jour longtemps et que la boite peut économiser sur les frais généraux de l’électricité pour l’éclairage sans devoir climatiser à donf parce que le bâtiment a été conçu n’importe comme et construit à la va-comme-je-te-pousse avec malfaçons pour truander sur les budgets, eux, ni pour les Asiatiques qui feront leur petits 2% de croissance pendant que les cigales iront des Rencontres Economiques pour déconomistes et apparatchiks et du Festival pour intermittents et apparatchiks d’Aix aux Universités d’été de la Rochelle et de Jouy-en-Josas en passant par chez les banquiers de Genève, les amis du Lubéron, les financiers de Côte d’Azur, les incontournables de Tulle, et la résidence secondaire de Ré) quand même …

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Je lis ça, je pense pas encore au déjeuner, mais si on mangeait du veau (au pluriel, on dit « des dévôts » ?), pour changer des navets nains à l’eau tiède bio ?

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Vaste programme …

Renaud Favier – 9 juillet 2013 – Facebook Café du matin à Paris – LinkedIn – English

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Le bonus : http://www.youtube.com/watch?v=BDuNM2rbYfU

Le rab’ de bonus : http://www.youtube.com/watch?v=S4ckKB7UzLM

Et un p’ti dernier (non, il ne s’agit pas d’un petit président présent dépassé, ou d’un petit président du passé proche mais trépassé, d’une république à tête réduite mais pleine de bizarre, et au vieux grand corps malade, toumaig, toufaib et toupouri malgré, ou à cause de, ses grandes vacances avec lunettes noires, tongs made in China et festivals plus ou moins notables mais toujours réservés à yceux pour les premiers rangs gratuits, parce que les touristes étrangers qui payent des billets et au restaurant ou les tribuables français qui payent des impôts, la SNCF et AirFrance, who cares au pays des longs fleuves tranquilles vers le soleil des paradis de l’exil fiscal, de la promo Voltaire de Solferino qui ne lit plus que le catalogue des ventes privées chez Zadig et Voltaire en fumant du Havane ou de la Beuh avec les pâtes aux truffes dans les salons VIP à Roissy ou au Bourget en attendant le vol pour Marrakech et l’arrivée des professionnelles, et des militants écoutant des salades de luxe en extase à Miromesnil après leur BBQ facebook du dimanche à la campagne dans lequel leurs « ténors » sachant faire  chanter les pigeons et perroquets ne devaient pas avoir mis seulement que de la violette ?) : http://www.youtube.com/watch?v=in1PzMT1SPY

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Business AND Pleasure, avec un peu d’humour, c’est possible, même le lundi

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Evidemment, si on est sérieusement rock n’ roll genre qui like « a lovely smile » avec son café, on s’intéresse difficilement à gérer durablement Virgin. Et si on est une (très) jolie « jeune » qui tchatche de 30 Glorieuses inconnues, on sourit, mais sans rien comprendre au business.

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Trente Glorieuses devant nous ? Avec Photoshop, tout devient possible …

Ceci twitté, avec une bonne santé, un peu d’organisation et des ami(e)s de boulot qui ont le sens de l’humour, on peut s’amuser beaucoup tout en étant socialement très valorisé et super bien payé (sans trop d’impôts français qui se tirent des balles dum-dum dans les pieds à la mitrailleuse lourde, si on voyage et RTTise un petit 6 mois pas an hors de France et/ou si on est payé en nature et/ou à l’étranger pour des prestations intellectuelles et autres services immatériels).

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Je dis ça, je dis rien parce que même s’il fait encore jour à Paris et si le ciel est clair (éclaire ?) à l’heure du premier café du matin, c’est lundi quand même, et tout le monde n’a pas envie de rigoler avant de retourner à l’usine (ou pas) comme Pépère 2 quand il en raconte (encore) plus ou moins consciemment une bien bonne et que son public captif est obligé de la trouver drôle parce qu’à la guerre économique ou d’opérette, comme à la vraie.

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Ni de sourire comme Pépère 1 quand il voit les chiffres de vente de tickets BBQ de la fête de la violette de son fils spirituel (façon de parler) et la tête de l’autre au pays des rillettes et des 24 heures qui crise grave, et qui croit maintenant qu’il suffit de lever le petit doigt et d’attendre un peu pour que son rival soit déclaré définitivement  inéligible.

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Parce que même au pays des affaires à plaisir et des jours de RTT payés 39 heures, on n’est pas encore en vacances permanentes, ou alors c’est qu’on est déjà/encore chômiste. Et quoi qu’on raconte de la flexi-sécurité en (sou)riant dans les conférences de dialogue social au Trocadéro ou au sous-Davos à Aix pour fonctionnaires français sans budget condamnés à suivre l’Eurogroup ou l’Ecofin sur twitter, et sous-banquiers français sans invitation pour les vrais raouts de maîtres du monde genre Bildeberg ou China-Davos, forcés de supplier leur n+1 pour pouvoir prendre le TGV en classe adulte pour ne pas passer pour des nains losers de boites ruinées, tout le monde n’a pas la banane sans arrière-pensée le lundi matin à Paris et orbi (tiens, l’affaire Urba, c’était un truc marrant, du temps des Berluti où les courants du PS se bouffaient entre eux), même s’il fait enfin normalement soleil pour les vacanciers en France (pour partir à l’étranger cette été alors que la météo est potable et que le tourisme est un des seuls trucs sauvables pour créer du job pour les mômes, faut être un sacré mauvais français pas patriote ou avoir vraiment besoin d’aller voir son banquier hors les murs ou l’avancée des travaux de plomberie de la datcha pour l’exil fiscal).

Chabada Paris 8 juillet 2013 c Renaud Favier

Ceci (d)écrit, on a connu de pires … lundis, surtout depuis que tout se dérègle, que quand ce n’est pas le boeuf transformé en France vendu au Anglais qui est du cheval, limite du rat, ou le boeuf anglais vendu aux Français qui est flou, limite tuberculeux, on ne voit plus  le soleil de tout le printemps en France et quand internet n’est pas ralenti par France Télécom pour nous forcer à passer au 4G et à la fibre optique, c’est Obama les grandes oreilles qui écoute encore plus ce qu’on twitte sur facebook que nos propres barbouzes à moustaches.

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Et du moment qu’on a (eu) le temps de liker un café, le lundi matin, au soleil, avant la réunion de direction pour vérifier si quelqu’un sait (savait) où on se dirige, le comité de stratégie pour faire semblant d’en avoir une, et le brainstorming sur l’ordre du jour du déjeuner dit « de travail » de préparation au dialogue social pour quand l’emploi sera arrivé de derrière le coin de la rue …

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… tout va comme un lundi matin de business en France et orbi, avec nettement plus de plaisir parce qu’il fait très (normalement) beau, et que le café a de l’humour et des rêves, à Paris.

Renaud Favier – 8 juillet 2013 – Facebook Café du matin à Paris – LinkedIn – English

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Café à Rio de Janeiro avec Carlos Lyra … plus Carioca, tu meurs ;-)

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Il ne viendrait à aucun(e) Carioca digne de ce nom l’idée saugrenue de se baigner en hiver (austral), mais il ne viendrait à l’idée d’aucun(e) Carioca fidèle aux traditions l’idée sacrilège de ne pas passer l’après-midi du dimanche à la plage (Copacabana en principe, Ipanema pour changer et aller regarder les parapentes une ou deux fois par an au maximum, jamais jamais jamais plus au Sud, exceptionnellement au Nord pour la fête des sauveteur à Praia Vermelha, une séquence nostalgie à Botafogo ou un voyage jusqu’à Niteroi), à attendre le coucher de soleil en écoutant de la bossa nova, avec une bière « stupidamente gelada » dans une coque de vieux sagex au pied du fauteuil pliant à deux balles, le « Jotabe » trainant dans le sable et une radio, visiblement assez vieille et moche pour ne pas intéresser les voleurs, négligemment pendue à une bretelle du parasol.

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Renaud Favier – 7 juillet 2013 – Facebook Café du matin à Paris – LinkedIn – English

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