Bien sûr, avec les DVD reçus pour Noël (si on n’ouvre pas les cadeaux avant le 25, cette année, on prend quand même un risque, entre les cambriolages annoncés pendant la messe de minuit et la fin du monde avant celle de la bûche rituelle), on peut ne choisir que les meilleurs épisodes, mais comment être sûr sans les (re)voir tous au moins 2 ou 3 fois ?
Demander conseil ? Pas fiable.
Se doper pour aller plus vite ? Dangereux.
Prier ? Très incertain (Dieu a franchement d’autres chats à fouetter en ce moment).
Espérer un miracle ? Et pourquoi pas un love speed dating internet qui marche ?
C’est contrariant.
C’est même agaçant.
Mais ce n’est pas si grave, pense le Doc.
Ça se soigne, dit le toubib, qui justement cherchait, comme qui dirait, un cobaye.
Enfin, un genre de patient.
Un beau cas pour amuser son équipe.
Mais vite, parce que les réveillons (et peut-être la fin du monde, aussi), c’est über bientôt, maintenant.
Ce n’est pas qu’on ne s’amuse pas à faire le sapin en famille, mais ça fait des lustres que la mairie et les commerçants du quartier gaspillent du nucléaire avec leurs décorations en LED plutôt que d’offrir le parking gratuit pour tous : il faut passer (penser) à autre chose, maintenant.
Non pas que Noël ne puisse pas apporter encore quelques satisfactions. Sur un malentendu. Si on aime la neige (c’est comme pour les crêpes au sucre, les phrases trop courtes avec une ponctuation oldshool ou autres kloug sans chantilly, ça manque d’humour, en général, mais s’il y a des gens qui aiment ça, autant boire son café et les laisser avec leur vin chaud de crise à 7 euros et supplément s’il y a du soleil).
Si on croit au Père Noël, et qu’on n’a pas la télé, et que tout le monde, y compris le chien, fait un effort pour ne pas pisser sur le sapin cette année, et que personne ne parle d’autre chose que de foot (la politique, on peut maintenant : il n’y a pas d’élections entre français avec des gens dont on connait les noms programmées avant au moins Pâques 2017, et les partis dits « de gouvernement » font rigoler ceux qui s’intéressent encore un peu aux talk-shows entre commentateurs pour plus vieux que les spectateurs de Roselyne et Audrey sur Direct 8) pour s’extasier sur Zlatan sans référence au PSG, aux bagnoles allemandes ou aux compétitions à l’étranger, Noël pourrait bien se passer.
Mais, Noël, maintenant, on s’en fiche presque autant que des (d)ébats sur le mariage et le divorce selon la taille du sexe de tous les anges, de la politique sociale et environnementale en faveur du logement des ours blancs du Nord Mali expulsés de Syrie où ils s’étaient réfugiés, de l’avenir de la SNCM comme compagnie spécialisée sur le Maghreb quand elle aura fini de renflouer et vendu son navire amiral à un ferrailleur plus travailleur que les Français du continent ou un naufrageur aussi réaliste qu’un investisseur indien ou un armateur norvégien, ou les lois contre le port d’armes à proximité de l’arbre de la paix bio ou le transport en fauteuil à roulettes de veilles banderolles dans les forêts nantaises.
C’est comme ça, maintenant (enfin, sauf exception, parce que si certain(e)s aiment ça, il n’y a pas encore de loi pour gâcher leur plaisir avant l’arrivée du Père Noël, du moment qu’ils ne se l’autorisent qu’une fois par an, discrètement).
Non pas que fin 2012 ne soit pas capable de « décevoir un peu en bien » quand même, comme on dit au bord du Lac des exilés, d’offrir encore quelques « plaisirs minuscules » comme on dit quand ont veut montrer qu’on était lecteur de Télérama avant mai 2012, d’apporter un chouïa de bonheur malgré la neige, comme on dit quand on ne trouve pas de chaines à la taille de ses pneus dans les supermarchés ou les stations essence du coin et que météo France annonce du blanc pendant les prochaines grève des transports en commun.
Déjà, on est un peu à la diète à cause de la crise, mais si on est vivant(e) et que le toubib ne demande pas le règlement des factures avant le dégel l’an prochain, fin (faim ?) 2012 ne s’annonce pas si dépressivant que ça.
Ensuite, entre les vacances des pervenches, les congés en résidence secondaire des parisiens, les RTT en famille des provinciaux, le chômisme jusqu’en banlieue Ouest maintenant, et la gratuité des parking les jours fériés, on va pouvoir circuler et se garer en ville jusqu’à 2013 (byzeway, attention, maintenant, non seulement les contrôles sont hyper fréquents rapport aux déficits budgétaires d’un peu tous les machins publics et toutes les couches du Christmas pudding adminstratif, mais comme les prunes sont passées en mode digital comme tout le monde avec la e-administration, on n’a plus de papillon sur le pare-brise et aussi bien on est déjà taxé deux ou trois fois pendant qu’on se croit à l’aise pour offrir le café gourmand à la jolie fille qui faisait aussi ses courses de Noël … et évidemment ne pas promener la voiture dans les coins où les autochtones désoeuvrés ont le briquet facile entre Noël et Nouvel An, sauf si on est bien assuré par une compagnie à l’actionnariat étranger et qu’on veut en changer pour soutenir la filière automobile nationale par une certaine idée du patriotisme économique).
Et le truc vraiment frais et stylé, au-delà de tous ces excellents vins de vrais vignerons et champagnes de vrais récoltants dont on va (encore) pouvoir se régaler avec modération, c’est qu’avec tous les restes des réveillons, surtout qu’avec les familles recomposées et touça-toussa on a un genre de tunnel de dîners sérieux jusqu’à 2013, on va pouvoir nourrir le chien à l’oeil jusqu’à l’année prochaine (pour le chat, c’est moins sûr, entre le saumon d’élevage qui n’est plus ce qu’il aimait du temps ou c’était un produit de luxe et pas un basic des buffets de clubs-meds un trident et hôtels-clubs en Tunisie pour bénéficiaires du RSA, le foie gras qui est, pour celui que les gens normaux et/ou pas trop fous furieux peuvent lui offrir, malaxé à partir de foies plus ou moins exotiques gavés à coup de bouillies d’OGM au mieux, et la charcutaille qui manque cruellement d’honnêteté depuis qu’elle doit être halal et casher et aux normes des fonctionnaires européens buveurs de thé e des lobbyistes des exportateurs de corned-beef et de pâtés en tube) et ça sera toujours ça d’économisé pour pouvoir offrir des pizzas de fêtes et du Red Bull aux ados et une bouteille d’eau minérale collector à Madame.
Mais, la musique de Noël écoutée en regardant ensemble dans le rétroviseur, les Glorieuses d’il y a plus de 30 ans regardées en noir et blanc (avec la redevance TV à 6 euros d’encore toujours plus d’impôts) entre un de Funès et un Belmondo des familles, et les indignations paléo-larzaciennes inter-générationnelles avec des logos et slogans même pas au niveau de ceux des boring eighties, c’est presque fini, maintenant. Il va falloir sérieusement commencer à réfléchir au futur et à ce qu’on va faire pour Saint Sylvestre, maintenant que les histoires de messe de minuit, d’arrivée des rois mages dans la crèche et de compte twitter de sa Sainteté sont presque réglées.
Le plan restau chic et tenue de soirée avec un pianiste malgré-lui et la langouste décongelée par les remplaçants des Tamouls en RTT forcé à cause de l’inspection du travail, c’est hasbeen tendance avant le départ pour Katmandou en 2 CV de Séguéla, ça ne fait pas trop rêver de passer en 2013 …
Le plan réveillon casual-chic dans un coin paradisiaque, comme quand on pouvait payer en 24 fois sans frais en espérant la grosse inflation et une augmentation, quand on pouvait emprunter avant la crise des banques et le chômisme plus ou moins garanti pour tous, quand la vie était sérieusement moins chère au soleil et qu’un homard à Rio avec vue sur Copacabana coûtait le prix d’un oeuf-mayo-café au comptoir à Paris, c’est plus ça.
La grosse fête avec open bar à champagne (français, of course), cotillons (biodégradables of course), orchestre jusqu’au bout de la nuit et touça-toussa, c’est mort, depuis que ceux qui n’ont pas encore trop de cholestérol aux standards bancaires pour les emprunts immobiliers ont une peur bleue d’en avoir plus bientôt, et que ceux qui auraient encore de quoi payer l’addition sur leur compte en France et/ou sur frais de société ont, à tort ou raison selon leur situation fiscale et professionnelle, peur de ne plus en avoir toujours plus qu’assez.
Alors quoi, quand on aura fini le calendrier d’avant de twitter les chocolats du calendrier de l’Avent ?
Noël bientôt, ça ira mieux après, répètent Miss météo, les boursiers, Matignon, Bercy et Najat : c’est cela, oui … http://joyeuxnoel2012.wordpress.com/
Heureusement que c’est bientôt la trève des con(fiseur)s, ou la fin du monde, ou les deux, ou pas, whatever works … Parce que choisir entre Parent 1 Sardou retraité et Parent 2 Pardieu qui bosse, c’est dur. Comme s’il fallait avoir déraison avec Sartre et Aron ensemble. Ou le contraire.
Ce serait politiquement incorrigible de dire publiquement que le Depardieu de maintenant, tellement bouffi dehors qu’on a du mal à croire que le neurone du dedans soit opérationnel ou même réceptif aux réalités du monde en général et de la France en particulier (ça, c’est la formule pour faire « liker » les franc-maçons, pas un tic verbal, merci de ne pas confondre clientélisme professsionnel et art futile, fut-il littéraire), pourrait avoir de bonnes raisons de ficher le camp comme tout le monde en tant qu’entrepreneur en France (byzeway, ses poissonneries, restaurants et vignobles, ça doit créer quelques jobs directs et indirects, et un peu de satisfaction pour les clients, et un peu d’avenir pour les apprentis en alternance, et peut-être même un peu d’exportation et de dépenses de touristes étrangers, voire d’attractivité pour Paris P(a)lace et quelques hostelleries de provinces) même s’il donne un moins bon exemple aux mômes de banlieues qui voudraient faire intermittents du spectacle que quand il se tapait une super canon de rive droite et pouvait s’offrir une béhème neuve (les occases, même volées pas cher ou reçues de papa à Noël, ça n’a pas la délicieuse fausse odeur du neuf, c’est moins bien pour emballer et ça fait moins bander, surtout si on a abusé du chichou ou d’une drepou pas claire) avant même l’âge de la collection de Rolex et de l’incontinence en avion (sur les plateaux TV, c’est toléré, voire encouragé pour faire l’audimat et décomplexer les vieux politiciens qui profitent de la présence d’une star sur le plateau pour promouvoir le dernier bouquin copié-collé par leurs communicants). En tout cas, ça prêterait le flanc à la suspicion d’ambiguité.
Mais ce serait médiatiquement condamnable de ne pas penser publiquement et automatiquement comme dans une chanson de Sardou ou une déclaration de ministre, maintenant que c’est dépénalisé, comme le Rock n’ Roll, le buzz en saison pré-électorale et/ou de promo d’albums en vente pour les retraités aisés qui votent encore et achètent encore des CD (parfois pour offrir à Noël aux mômes avec un iPod, comme quoi ils ne comprennent vraiment plus rien, ces larzaciens qui écoutent Sardou en mastiquant des pâtes aux truffes), les week-ends aux mamounias, Lubéron et autres îles de Ré pour abonnés aux Inrocks et au Monde mais lecteurs clandestins des annonces immobilières du FigMag, du Point et du NouvelObs’, ou vice-versa, et les autres comportements déviants susceptibles de nuire gravement au neurone individuel et à la santé mentale collective, surtout si on a déjà tendance à être un schnock exemplairement pontichiant comme Séguéla et éternellement bronzé comme les pubeux un rien moins cacochymes mais également sourdingues et disponibles le dimanche pour les plateaux TV pour redire tout et son contraire, ou l’inverse.
Ceci (d)écrit, rien n’est tout blanc (sauf un costard d’Eddy Barclay), rien n’est tout noir (sauf les robes des veuves d’Eddy Barclay), surtout avec Sardou.
Qui n’a pas toujours chanté que des daubasses commerciales pour les Noëls des hospices ou des sucreries héritées de son artiste de père (pour la carrière de son artiste de fils qui semblait promis à un bel avenir d’intermittent du spectacle dans la République héréditaire de France en succédant à Jean Sarkozy en 2008 dans une super-production du très cérébral « Oscar » d’après la presse spécialisée en théâtre, ça fait moins le buzz, maintenant, à croire que le droit héréditaire aux fonctions et subventions publiques aurait été aboli comme les privilèges des exilés : http://people.plurielles.fr/news-people/davy-sardou-remplace-jean-sarkozy-3698510-402.html) en hommage aux travailleurs de France (lire : les gens dont le pouvoir d’achat dépend peu ou prou de leur capacité à produire quelque chose d’un tant soit peu utile à quelqu’un de solvable prêt à payer pour). http://www.youtube.com/watch?v=f317gvBq26Q
Ni chanté que des trucs que ça la ficherait mal de dire qu’on aime bien à un dîner en ville, d’avouer à sa femme et à ses enfants qu’on écoute dans l’iPod en métro et seul en bagnole (en hiver, quand les vitres sont fermées et que personne n’entend ce qu’on écoute, ou vice-versa), ou de se reconnaître à soi même que c’est moins bien que Joseito Fernandez et moins exaltant que les Choeurs de l’Armée Rouge du bon veux temps, mais plus écoutable que Biolay ou Bruni, dans le genre chanteur à voix populaire pour gens qui regardent la TV en direct aux heures pour chômistes et achètent des CD à la FNAC alors qu’on y va pour les machines à café, le four à raclette transparent et les aspirateurs automatiques, maintenant. http://www.youtube.com/watch?v=WTeK56MLU5A
N’empêche, Sardou, c’est pour les vieux, genre qui ont connu (pas bibliquement, honni soit qui mal y pense) le ministère de la culture quand on savait y lire (des bouquins de propagande) et écrire (des éléments de langage), sinon compter (mais ça, c’est dans tous les ministères, même à Bercy) et le commerce extérieur piloté, sinon équilibré (mais ça, on ne peut pas reprocher qu’au PS de nommer n’importe pourquoi), du temps d’autour de Jack Lang jeune (des siècles avant qu’il ne renonce à candidater spontanément à la Présidence de l’Institut du Monde Arabe, sans qu’on sache très bien si c’est parce qu’il y a du boulot, parce qu’il faut laisser la place à Ségo qui est un peu moins hors des limites d’âge que lui et dont personne ne veut plus sur un truc où elle pourrait interférer avec la politique française en France, ou parce que quelqu’un dans un autre pays co-financier du restaurant terrasse de l’IMA avec vue sur Notre-Dalme, aurait mis son veto), genre prostatiques à vouloir ; faire croire que Lénine était cool, entre autres vessies défaillantes de Depardieu et lanternes faiblardes de Sardou. http://www.youtube.com/watch?v=Yvt4YF7gxQ0
N’empêche, il vaut mieux avoir tort (et pisser … de rire, même en mauvais anglais) avec Depardieu que raison (et être con…stipé, même en bon français) avec Sardou. http://www.youtube.com/watch?v=agy4VJcAxDU
Quant à vouloir avoir tort en écoutant Sardou en saison de Noël alors que Depardieu a créé plein de business autour de la bonne bouffe et ne s’exile qu’à 100 mètres de la frontière alors que la moitié des zélites plus ou moins zélées pour faire haro sur le baudet, plus ou moins zélues pour être zexemplaires, et autres sportifs et zéquipes icônes nationales plus ou moins consternantes selon les mi-temps équipe ses villas en Miele, achète du saumon norvégien en grandes surfaces et sert dans les saladiers à drepou du caviar d’esturgeons russes en voie de disparition pour ses réveillons, circule en panzer allemand à siège en cuir anglais (il reste quelques invertis qui roulent en anglaises made by India ou Germany, mais surtout dans de très vieilles familles chez qui on ne lit pas la presse économique, chez les petits patrons excentriques et exhibitionnistes, et parmi les promoteurs immobiliers qui roulent surtout leurs clients et n’ont pas besoin d’une caisse qui engraisse moins les garagistes que les pompistes. Si on avait le temps, on raconterait cette délicieuse petite blague sur les huiles Castrol et Motul …) entre ses agences bancaires de France et de Navarre, et … ce serait non seulement manquer de goût et de patriotisme gastronomique, voire se tromper de dégoût, mais ce serait pécher en saison de l’Avent, pire que rompre carême, faire semblant de croire que ça ira mieux dans deux ans par la grâce de Dieu, ou copier avec iTunes un CD de Sardou emprunté à la médiathèque sous pseudo. http://www.youtube.com/watch?v=fDXu6W6NEAM
Quelqu’un qui serait hostile à Depardieu serait pire qu’un(e) groupie de Sardou, un pas généreux du coeur ou un intermittent de la fraude sociale, fiscale, whatever doesn’t work. http://www.youtube.com/watch?v=gvcltmtT6WI
Donc, #France préfère écouter un vieux chanteur populaire intermittent à comprendre un Cyrano entreprenant mais (désab)usé ? Petit 2012 … http://rf2012.wordpress.com/