Some like Cars : Mondial Auto 2010 de Paris

Délocalisation du salon devant un grand hôtel de l’avenue Georges V, hier :  une vraie voiture et quelques virilités anecdotiques du genre tracteurs urbains à pneus lisses, coccinelles allemandes écrasées, fins de races latines sur le retour ou luxus asiatiques aseptisées pour banlieusards des beaux quartiers.

Dommage, le tank jaune américain qui rôde habituellement dans le 8ème arrondissement devait avoir d’autres macadams a malmener, une touche de couleur donne de la bonne Hummer, surtout en automne pluvieux (plus vieux ?). Quant aux cabriolets climatisés pleins de téléphones et de filles portables, rien en vue, la saison est passée et de toute façon ils fréquentent plutôt les terrasses branchouilles.

On aura beau dire, les voitures, c’est comme James Bond, il y a « the real thing » et « the others » et ça doit être horriblement humiliant de sortir du restaurant avec des clients désirés, des fournisseurs tarifés ou simplement un(e) partenaire aimé(e) et de devoir demander au voiturier une vulgarité … Pour certains, il va falloir trouver un autre endroit pour frimer ou alors charger la batterie de la vieille Alfa qui s’ennuie au garage et qui au moins fera sourire le concierge de l’hôtel et les passants qui aiment les voitures.

En attendant, les Aston n’étant plus les Martin qu’elles étaient, the real thing éclipsait donc toutes les gourmettes diesel devant l’entrée.

Mais n’est pas James qui veut et les autres sont au salon.

OSS 117

La CIA

Le KGB (modern style)

Les autres

Heureusement, il y a Mata Hari

Je veux pas cracher dans la soupe ni faire mon Eric Brunet ( http://livre.fnac.com/a2869616/Eric-Brunet-Dans-la-tete-d-un-reac ) et de fait je suis plutôt très content de ma … Renault (ma 1ère voiture fabriquée au 21ème siècle, d’occase évidemment), mais les bagnoles, même si c’est sûrement bon pour les vertèbres d’avoir un tour de cou chauffant pour l’hiver en cabriolet, si c’est sympa d’appuyer sur un bouton pour ouvrir la vitre et si ça évite de déformer les poches de ne plus avoir besoin de clé, c’est juste plus ce que c’était …

RF – 5/10/2010

Ps : le bonus, pour le plaisir, parce que some like cars hot

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Some like it short : Tony DCD

Nobody’s perfect, ciao Danny Wilde

Amicalement vôtre

L’aura-t’il ?

Il l’a eu !

Il l’a eue !

Happy End

Nobody is Perfect, ciao Tony

RF 30 Sept. 2010

ps : le bonus, ça lui aurait fait plaisir, il aimait avoir le dernier mot

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Christine Lagarde : la femme la plus puissante de France ?

Un bon livre sur Christine Lagarde vient de paraître chez Michel Lafon. ( http://livre.fnac.com/a2892678/Cyrille-Lachevre-Christine-Lagarde )

Christine Lagarde

Le livre est écrit par deux journalistes du Figaro (Cyrille Lachèvre et Marie Visot) bien informés et fatalement un peu suspects de parti-pris. Mais n’ont l’honneur douteux de la plume acide des Péan et consorts que les anges déchus. Et n’ont à la Fnac des Ternes droit à la tête de gondole que Carla pour un n’ième roman-photo à couverture aguichante et Attali pour encore une brève histoire de quelques choses ou quelques-uns dont on pourrait se demander qui écrit tout ça quand bien même la légende voudrait-elle que le grand homme ait la vitesse de plume de Hugo, la célérité cérébrale d’Einstein et se lève aux aurores pour pianoter avant ses cours, conférences et présidences.  J’ai râlé à la Fnac qui a l’excuse d’être en travaux mais a relégué la « Grande Dame » dans un bas de rayonnage : on verra bien s’ils enlèvent un manga ou un best seller sur l’avenir des retraites selon tel ou tel saint microcosmique pour laisser une petite place à un rang correct à la femme la plus puissante de France.

Quoi qu’il en soit, la photo de couverture de Christine Lagarde est à l’image du modèle, classique, forcément classique. Mais épatante et à ma librairie où je l’ai acheté pour faire marcher le petit commerce et parce que j’aime bien l’équipe, le livre est très correctement à l’honneur sur le présentoir principal.

Les 300+ pages en gros caractères (Times, forcément, c’est le Figaro …) se lisent bien, c’est flatteur ma non troppo, taquin pour ceux qui le méritent (ex. p.77) sans tomber dans le réglement de comptes, éclairant sur la personne qui a un jour déclaré « we need troublemakers » ou quelque chose d’approchant dans une interview où elle évoquait également le choix d’une moquette à motif de peau de zèbre pour son bureau à Bercy je crois, mais qui ne transige pas sur certains principes et valeurs, jusque dans les formes (ex. p. 173).

D’aucuns diront que ça manque de scandale, que c’est facile d’écrire sur certains sujets et que l’essentiel était déjà dans un article de 2009 effectivement très complet : http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/10/01002-20091010ARTFIG00088–le-joker-de-sa-r-kozy-.php .

Anyway, plusieurs citations sont séduisantes dans le livre de Visot/Lachèvre (par ailleurs un poil moins cher que le nauséabond « petits meurtres entre camarades » paru opportunément  juste avant le raout d’été du PS à La Rochelle, drôle parfois mais  beaucoup moins bon pour le moral des troupes françaises, même celles des droites ou des centres, qui sont bien obligées de cohabiter avec les éléphants roses ou rouges et autres souris vertes ou caméléons) :

– « Les femmes sont comme les sachets de thé, elles révèlent leur force quand on les plonge dans l’eau. » Je préférais à titre professionnel « le vrai enjeu du commerce extérieur est à l’intérieur », mais la nageuse de compétition a haussé son niveau de jeu.

– « Serre les dents et souris ». Personnellement, j’en reste à « Faire face », la devise de Guynemer, mais c’est parce que j’ai de mauvaises dents et un passé aéronautique.

– « Dans les grandes crises, le coeur se brise ou se bronze » (p.287). No comment, qui oserait commenter Balzac ?

– « Everything is possible ». Yes, if you don’t know that it is impossible, Yes you can …

Si on est très pressé, aller directement de l’amusante page 141 au chapitre « un ovni politique » page 187, en survolant le techniquement incontestable mais un peu hagio-anecdotique quand même chapitre « la Grande Dame » 😉

Ça ne vaut pas « le fil de l’épée » mais c’est une bonne enquête de journalistes, ça ne prétend pas être de la grande littérature. Et on ne peut pas souhaiter à la France 10 ans d’exil de Christine Lagarde à Colombay ou ailleurs pour méditer et écrire sur les guerres modernes politiques et économiques, mondiales ou franco-françaises …

A voir si l’éditeur Michel Lafon a prévu une version pour iPad.

RF 22/09/2010

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