Qu’en dirait … l’ours ?

Le mois de septembre a été exceptionnellement chaud (manchot ?) mais on ne parle plus trop de sécheresse et de boeufs en danger, ni du thon rouge et des boeufs qui veulent en manger. Mais comme Borloo jette l’éponge après Hulot, c’est sûrement que le climat s’est arrangé.

L’ours n’est pas du genre à paniquer pour un « oui » ou pour un « non », il est habitué à survivre à plein de trucs pénibles, du blizzard aux invasions de touristes en croisière plus ou moins scientifique et autres chercheurs de pétrole en doudounes qui laissent leurs détritus partout comme les premiers bronzés venus. Il s’adapte au monde tel qu’il devient, sans émotion particulière face à l’évolution de la politique et de la forme des valises.

L’ours n’a pas la TV (donc pas le droit de vote) alors il écoute les nouvelles avec sa radio solaire à remontoir de chez Bobo-Shop et se fiche probablement un peu qu’encore un ancien ministre dépromis d’un brillant avenir ni vraiment de gauche, ni vraiment de droite, ni vraiment d’un centre soit venu causer au comptoir avec Claire Chazal le dimanche après Dr House. De toute façon, le DSK-show l’aurait laissé de glace et le nulle part (ailleurs ?) de Borloo ne lui aurait fait ni chaud, ni froid à l’heure du dîner un jour de fermeture des bourses.

L’ours ne se passionne d’ailleurs pas beaucoup plus pour les chicayas des verts au Sénat gaulois, l’annonce de départ en croisière familiale de Nicolas Hulot ou les initiatives télévisuelles du ministre français en charge provisoire (du Grenelle ?) de l’environnement. Il a une vision assez lucide de l’écologie politique plus ou moins responsable.

S’il pouvait, il aurait « piscine » comme tous les surfeurs de l’écologie à l’exemplaire activisme à régime spécial (cheese only ?) au Sénat, au Parlement européen ou en d’improbables ailleurs financés sur générosité publique.

Mais comme les icebergs fondent toujours, l’eau refroidit vite pour l’ours. « Le monde est bien fait, il adore ça » diront ceux qui ont la chance de se baigner dans des eaux bien chauffées ou de naviguer confortablement en eaux plus ou moins troubles. Voire …

Bien sûr, la fonte des neiges a des avantages : la pêche au saumon, c’est plus sympa que la récolte des myrtilles ou la chasse aux racines. Mais c’est comme l’emploi artificiel ou la croissance fictive, et vice-versa, on peut en récolter quelques miettes mais on sent bien que ça ne peut pas durer.

On sent bien que la météo ne s’arrange pas trop.

On sent bien qu’il se passe des trucs pas clairs.

Et même si on est prêt à fermer un peu les yeux.

Faut pas non plus prendre les ours seulement pour des zélecteurs qui mangent du poisson cru d’élevage aux farines suspectes en ne lisant que des journaux gaulois et qui voteront toujours comme leur diront les zapparatchiks des clubs politiques du championnat de France et autres zélus professionnels plus ou moins amateurs de fromages et autres pâtes aux truffes, champions des promesses plus qu’en bilans (de compétences ?).

Quand ours fâché, ours parfois grogner.

Renaud Favier – renaudfavier.com – musique ! – 3 octobre 2011

          

Ps : pendant ce temps, comme les nationaux de l’étape ne semblent pas beaucoup plus performants en écologie qu’en économie et que les verts, anti-verts, quasi-verts, radicaux verts et autres verts des centres provinciaux sont concentrés pour ou contre le solaire local plus ou moins chinois ou pour et contre les éoliennes de terrain plus ou moins made in Allemagne ou Danemark ou ni pour ni contre le Sénat du moment qu’#EELV y a un « groupe », les ours doivent se débrouiller comme toutes les autres espèces plus ou moins en voie de disparition.

C’est fini pour aujourd’hui, en espérant que ce n’est pas encore le cas pour demain.

A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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3 commentaires pour Qu’en dirait … l’ours ?

  1. Ping : Qu’en diraient .. les Schtroumpfs ? | Renaud Favier : Café du matin à Paris

  2. photographe dit :

    Qu’en disent les auteurs des photos ?

    • renaudfavier dit :

      Bonjour, toutes ces belles photos sont parmi les « icônes » qui circulent beaucoup et depuis longtemps sur le web pour la bonne cause de la prise de conscience du changement climatique en particulier et de la défense de l’environnement en général mais je comprends votre question (quant au droit à l’image des ours et de leurs ayant-droits, c’est encore un autre sujet). Laquelle est de vous ?

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