Qu’emporter à (e-) lire à la (Paris) Plage (s) ?

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Ce serait ballot, même si on n’a pas de liseuse électronique, d’encombrer le rucksack de bouquins qu’on peut emprunter gratuitement au biblio-truc avec de gros fauteuils tout mous comme du sable, ou de journaux qu’on peut lire au bistrot avec le café sur le chemin de la plage.

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So what, pour ne pas porter trop de plomb, ni passer pour un boulet une fois arrivé ?

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Ben, des BD d’été évidemment, Banane mit Sauce ! On peut même en obtenir de très comestibles pour pas cher, en format A4 ou A5 comme pour les magazines de maintenant, à chaque plein d’essence (sauf si on collectionne les serviettes avec personnages de BD, auquel cas c’est dur de dépenser assez d’argent en pleins d’essence pour tout avoir).

BD pour Cafe du Matin a Paris 23 juillet 2013 c Renaud Favier

Ensuite, chacun ses goûts, en sachant que feuilleter ostensiblement « Gai Luron » dans le transat géant pour 3 ou 4 n’est plus seulement le signe d’un sens de l’humour de lecteur de « Pilote » (mâtin, quel journal) comme quand on pouvait manger de la carpe farcie convenable dans le Marais, que parcourir un « San Antonio » en BD fièrement rapporté d’un vide-grenier est non seulement un signal d’archéo-nostalgo-franchouillardisme pire que d’écouter Sardou, Dario Moreno ou Bernard Tapy en 45 tours, mais une assez pénible corvée même/surtout si on adore les bouquins de Frédéric Dard, que c’est toujours un peu délicat, voire franchement clivant, de déguster Reiser, Siné ou Wolinsky en public dans des lieux fréquentés par des bobos de moins de 40 ans, des réacs de toutes obédiences ou de simples citoyens manquant de références littéraires et historiques et susceptibles de brûler tout ce qui leur rappelle Charlie Hebdo ou Hara Kiri avant d’entamer le dialogue social, enfin que si on aime bien les BD oldschool « classiques » mais maintenant considérées comme « intellos » et susceptibles de vous faire cataloguer comme personne sachant lire, ce qui interdit toute intégration à des mouvements sociaux comme les clubs de supporters de football ou les chapitres militants de partis de politiciens professionnels, genre Astérix, Lucky Luke, Achille Talon ou Gaston Lagaffe, mieux vaut éviter les remakes, sauf pour Lucky Luke dont l’Homme de Washington, La Belle Province et Lucky Luke contre Pinkerton sont plutôt de très bonnes surprises, et ne pas trop se lancer dans les nouveaux  machins pour djeuns sans une très grosse dose de bonne volonté et d’indulgence, un portefeuille nettement plus épais que pour les vieilles BD d’occase chez les bouquinistes ou dans les brocantes, enfin et surtout, le synapse humour solidement calé entre le niveau zéro et un tout petit 1er degré, sauf quand ça parle de chat, du rabbin ou pas, et quelques autres exceptions notables mais confirmant la règle.

Lucky Luke contre Pinkerton et MacBook c Renaud Favier

Ceci twitté, tout le monde n’a pas la chance de rester à Paris Plages tout l’été.

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Tous les Français ne peuvent pas profiter des brumisateurs, des distributeurs d’eau minérale fraiche plate ou gazeuse, des parasols et chaises longues, du sable blanc désinfecté, des babyfoots géants, boulodromes partout, ateliers sympas de tout, et même de kayaks et petits bateaux à voile au bassin de la Villette, et de plein de restes über-cools, touça-toussa gratuit avec transport en commun cool et/ou parking facile (pour la gratuité, nothing like a free lunch, les impôts locaux et l’inflation des prix de ce qu’on achète aux sponsors se paye juste à crédit, à taux anormalement bas, genre vrai-faux AAA en saison de rasage financier global gratuit, jusqu’ici).

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Tous les geeks & twittos n’ont pas la chance d’avoir accès libre à une bd-thèque bien fournie (en vieux trucs pour dvieux).

BD 2 pour Café du Matin a Paris 23 juillet 2013 c Renaud Favier

Alors, si on préfère lire autres chose, e-lire autrement, ou juste carpe diem et laisser les bouquins faire des clins d’oeil, whatever works, de Paris-Plages à Copacabana.

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Pour paraphraser les communicants politiques du siècle dernier : lisez, lisez qui vous voudrez, lisez ce que vous voudrez, mais lisez, à la plage ou ailleurs.

Renaud Favier – 22 juillet 2013 – Facebook Café du matin à Paris – LinkedIn – English

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Net Land ArtMad in France      Frenchonomics          Compétitivité 2012 couverture

Le bonus : un instant de grâce pêcho dans Youtube, comme quoi le cloud n’est pas seulement qu’un monde de brutes épaisses du neurone, geeks primaires du synapse, et trolls ne sachant pas lire mais pas au-dessous de tout soupçon. http://www.youtube.com/watch?v=ZNt27HaOezQ

Le bonus 2 : Luchini, lecteur, gracieux dans son style … http://www.youtube.com/watch?v=BMcupFKAEfw

Le bonus 3 (pour ceux qui n’aurait pas cliqué sur toutes les images) : Chico, Rio … http://www.youtube.com/watch?v=DHTZSJAVJPk

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A propos renaudfavier

Ils semblent grands car nous sommes à genoux (LaBoétie) Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire servir un bon steak (Woody) De quoi qu'il s'agisse, je suis contre (Groucho) Faire face (Guynemer)
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3 commentaires pour Qu’emporter à (e-) lire à la (Paris) Plage (s) ?

  1. SpirituElle! dit :

    J’aime beaucoup à chaque fois l’illustration de tes articles ! ils sont géniaux… Merci !

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