La Grèce est à peu près aussi moderne, productive et compétitive que la Corse, mais la phobie fiscale de ses notables prédateurs y est encore plus redoutable, et le train de vie de sa population de fonctionnaires, loueurs de mobylettes et retraités n’est pas exclusivement financé par des subventions, mais aussi par de la dette, ce qui finit par créer un problème quand l’investissement le moins stérile est un pont pour aller au stade olympique en Porsche Cayenne achetée à crédit gratuit, quand les créanciers lucides sont amenés à demander des taux d’intérêt reflétant le risque grandissant de faillite plus ou moins volontaire, voire à exiger le remboursement « normal » des échéances pour éviter la ruine à leurs actionnaires et déposants, et/ou l’escroquerie de leurs citoyens contribuables …
A suivre, le peuple grec pris entre l’étau de la démagogie gauchiste et du froid réalisme financier trouvera peut-être une troisième voie avant le naufrage …
RF – 30 juin 2015


