Tomber dans le panneau solaire … ou pas

Le solaire, on nous en bassine depuis qu’on a plus ou moins compris que le feu permet de débattre du cru et du cuit en toute saison, électorale ou pas, et de ne pas (se faire) baiser sans voir (par) qu(o)i, sinon d’inspirer des chanteurs de rock n’ roll et de faire chauffer du toxique plus ou moins légal, et/ou vice-versa (faut ramer, pour incruster « Sex, Drugs and Rock n’ Roll », mais ça vaut le coup, pour réveiller un peu les beatniks en short de télé, les bourgeois plus ou moins bohèmes ou pas, et les punks avachis à chien, entre autres #WeLoveGreenPeace au neurone dans le Permafrost ou agité dans le bocal) les uns parce qu’ils y croient, les autres parce que ça les arrangerait qu’on y croie, et la vérité, c’est que ça avance à vitesse d’escargot syndiqué malgré des paquets dingues de bla-bla, de pognon, et de bienveillance plus ou moins officielle …

Crédit image : Waisglass/Coulthart (1992)

Soyons concret, pas trop abscon, et court, parce que mi-novembre en hémisphère nord, non seulement les journées sont grises, en général, mais elles sont au plus court de l’année, alors pas la peine de rêver battre les records de production d’électricité solaire, moins encore de revente d’électricité pas autoconsommée à votre partenaire commercial énergétique favori.

Bref :

  1. Côté techno, c’est pas plus stabilisé que pour les bagnoles plus ou moins électriques, c’est plus opaque que si on veut acheter un ordinateur portable, et c’est guère plus made in patroloin, sinon en France, que tout le reste en général, mais on peut trouver des panneaux solaires et le toutime annexe nécessaires pour subvenir aux besoins électriques diurnes d’un foyer « normal » en couvrant un toit correctement exposé sans sombrer dans le prototypisme, on peut approcher de la frontière technologique avec des batteries pour la nuit, on peut faire un rien moins moche avec des mini-panneaux ersatz de tuiles, et on peut même s’amuser avec des gadgets jamesbondesques genre panneaux tournant avec le soleil, usage de la voiture électrique comme batterie, appli de suivi à distance (pour regarder les courbes … solaires en e-réunion chiante) et/ou domotique intelligente, tout le reste est bla-bla pas indispensable.
  2. Côté technique, rien d’impossible, sinon de faire joli (esthétique serait plus adapté, au moins pour la rime) mais à moins d’être vraiment compétent et d’avoir du temps et de l’énergie (sic) à consacrer au sujet, c’est mieux d’avoir un installateur capable et honnête, mais c’est juste pareil que pour la plomberie ou la menuiserie … en revanche, ce qu’il faut vraiment savoir, c’est que sauf miracle, votre installateur aura sous-estimé de 50% le temps (donc le budget, cf infra) nécessaire au chantier compte-tenu des transports, de l’inévitable oubli/manque de tel matériel ou tel outil, ou de telle ou telle fatalité aussi certaine que surprenante, et totalement zappé la mise à niveau du système électrique de la maison (dont le coût peut représenter 20%+ du projet, cf infra), ce qui peut être agaçant quand on découvre au fil de l’eau qu’il faut non seulement creuser au bulldozer, et changer plein de trucs notamment le tableau électrique (qui coûte une blinde, cf infra), mais les spécificités du triphasé …
  3. Côté financier, c’est grosso modo comme pour une voiture (normale) : une trentaine de mètres carrés de panneaux sur le toit opérationnels clef en main, ça peut revenir au prix d’une Dacia Sandero, ou coûter celui d’une Renault Espace, mais on peut être relativement indifférent au prix si l’on pense que c’est kifkif bourricot avoir des économies en banque qui ne rapportent rien, ou sous/sur le toit de son garage qui ne coûtent pas une fortune en entretien, carburant, assurance et autres frais, et puis il y a ceux qui se débrouillent pour faire subventionner leurs panneaux solaires comme ils se font payer du logement social(liste) loin des banlieues tristes, des vacances de comité d’entreprise pas tristes au bout du monde, des repas d’affaires à rendre obèse et cirrhosique non sans ruiner l’actionnaire ou le tribuable, une bagnole de fonctions toutes options plus énorme qu’un SUV pour famille polygame, subventionner les panneaux pour le tribuable, disais-je, même pour leur résidence secondaire, où d’ailleurs ils ne vont qu’en voiture de fonctions, ce que la morale, sinon le comptable de leur boite ou administration, pourrait réprouver. A noter que la vente de l’électricité non consommée, ça a eut payé, mais maintenant ce n’est plus subventionné.
  4. Côté réglementaire, enfin (pour le côté écolo, cf supra, en PS, comme ça quelqu’un ira peut être une fois lire un des 2 ou 3000 « ps » de mes billets, sinon cliquer sur un lien en bleu dans le texte, une image renvoyant ailleurs, ou une vidéo …), rien d’insurmontable : on est contraint, pour la puissance installée, de ne pas dépasser 6 KV (avant, c’était 9, mais c’était avant), ce qui semble essentiellement destiné à garantir à EDF qu’on restera dépendant (et fournisseur) du réseau même si on installe des batteries, et abonné (ce qui coûte une petite blinde, regardez votre facture), ce qui est insuffisant si l’on a des envies d’autarcie, mais permet de se faire une expérience, de lancer une 1ère tranche, comme l’on dit dans le nucléaire, avant d’aller plus loin, si et quand cela sera possible. On peut également être soumis à des barrières côté permis de construire, certaines légitimes, voire rigolotes (les préconisations des Bâtiments de France pour a couleur des panneaux, ça peut faire sourire quand le choix est entre rouge tomate et noir de marbre funéraire alors que le toit est comme tous les toits du monde, plus vraiment rouge si les tuiles l’ont été un jour avant de ternir, pas du tout noir sauf les jours de pluie et soleil simultané sur les ardoises), d’autres plus bureaucratiques, voire soviétisantes; il faut faire avec …

Bref.

RF – Paris, 11 novembre 2020

PS : côté écolo, rien de nouveau sous le soleil, y’en a qui braillent que le solaire c’est super bien pour l’environnement et les ours blancs pour de bonnes, de mauvaises, ou sans (dé)raison, et y’en a qui assurent sur les plateaux TV, dans les réseaux dits sociaux, et aux tables de repas familiaux ou d’apéros vidéos, que c’est super mal comme les éoliennes, le(s) nucléaire(s)*, les énergies fossiles, l’esclavage des enfants, les barrages qui noient des villages vus à la télé, et les vélos nucléaires dans Paris et orbi, et y’en a cultivent leur jardin en se réjouissant que leur bagnole roule à l’électricité produite par le soleil sans trop se faire de noeuds au neurone, et la vie est belle, surtout quand il fait beau, même s’il faut aussi de l’eau pour arroser le jardin, de la nuit pour que la nature se repose, du froid pour tuer des créatures vivantes dont y’en a trop et c’est pas bon, bref de tout pour faire une nature, humaine ou pas.

ça ne nous rajeunit pas …

*: pour les nucléaires, tous ne se valent pas, d’abord les vieilles centrales correctement construites par/pour des pays qui étaient à eu près sérieux lors de la construction, c’est moins dangereux que les nouvelles achetées dans des conditions floues ou construites idem par des intérimaires de sous-traitants de pays devenus flous, voire pire, ensuite la fusion nucléaire, décriée par principe par les gauchistes sous faux nez vert et autre nihilistes téléguidés par des obscurantistes ou pire, la fusion disais-je, ça ne produira pas de déchets dont on ne sait pas trop quoi faire comme la fission, mais c’est compliqué, et militant, comme toujours quand on blablate de vrais sujets sans s’en tenir aux obsessions des uns, lubies des autres, et idées fixées en bandes désorganisées d’un peu tout le monde ou presque.

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Gueule de B…iden à la Maison Blanche ?

Les élections américaines, c’est comme les coupes d’Europe de foot, ou le travail en général et des enfants en particulier : nous autre(s) français, on n’est pas, plus, ou très peu, concerné, mais ça nous donne une occasion de tchatcher dans la vraie vie pour les gens normaux, face vraie caméra ou micro pro pour les vrais et faux pros du blabla, ou dans le ouaibe texto et/ou vidéo pour tous, et on adore ça, de penser à d’autres trucs kivonpas que tout ce kivapa sous et autour de notre nombril et on en a bien besoin, et puis faut reconnaître que le scénario est plus convaincant que 10% qui a fini hier soir avec deux (ça permet de balancer plus de coupure de pub) derniers épisodes poussifs comme si les textes avaient été écrits par les scénaristes (sic) de Plus Belle la Vie, sauvés par les piliers de la série qu’on aime bien, et les guest stars Jean Reno émouvant pour les retraités qui ont connu le Grand Bleu en grand écran, et Sigourney francophone et rassurante pour les ex fans d’Alien qui se souviennent de l’humour et des pas de danse d’avant le rap et de l’amour libre du temps d’avant les virus tétanisants, sinon du choléra.

Bref, le film américain bien manichéen et brutal n’est pas si mal, même si on peut préférer les navets franchouillards (plus ou moins) gentillets.

Pas la peine de blablater durablement : Sleepy Joe a gagné l’élection, moins tsunamesquement qu’annoncé par les « experts » et souhaité par les ex fans d’Obama du ouaibe et d’orbi, mais incontestablement sauf si RealDonald essaye de er parvient à faire renverser sur tapis vert les (b)urnes qui lui ont mis fesses plus rouges encore que le maquillage à la mode de maintenant chez les plus ou moins vieux plus ou moins mâles professionnels du plus vieux métier du monde quand on n’est pas physiquement ou moralement apte à l’autre.

Tout le monde est (mé)content : les uns parce qu’ils ont été réveillés en plein American Dream hier au petit matin et ont eu leur chance d’un petit déjeuner au champagne (qui leur file une sacrée gueule de B…), les autres parce que dès Happy Hour le monde entier savait que le Père Noël avait livré assez de sacs de bulletins dans le Michigan, le Wisconsin, et autour de quelques autres cheminées bien ciblées grâce aux logiciels électoraux, pour que l’Amérique passe à l’infusion de quinoa à tous les repas pour quelques années.

Quel Président ? telle est la question …

RF – Paris (pas Texas), #Confinement2 j+7

Ceci blablaté, j’aime assez la théorie d’un Biden président de transition, plus policé mais guère plus gaucho-communautariste pro vieille Europe assistée que Trump, n’en déplaise au microcosme parisien, et je suis curieux de voir ce qui arrivera dans 4 ans, candidat(e) du sérail jeune et joli(e) comme chez nous après Hollande, ou outsider surprise …

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Et Dieu.x dans ce chaos ?

Être ou ne pas être … Crédit ; J Davis

Avant, Dieu jouait aux dés, mais le monde supposé réel reposait sur des lois physiques universelles soutenues par des maths classiques. On appelait un chat, un chat, ou pas, mais un chat était, ou n’était pas, épicétait(ma)tou. Et on s’aimait les uns les autres ou pas mais c’était pas le bouzin qu’on comprend plus rien à rien et qu’on s’entredéteste les uns les autres y compris soi-même, comme maintenant.

C’était avant les maths modernes, les physiques quantiques, les relativismes, (et Dieu.x dans) tout ça (?) …

Ma théorie du jour du chaos (chat haut ?) contemporain : d’abord, la religion, c’était Dieu avec les maths et la physique, fallait beaucoup bosser pour tout comprendre mais le truc était solide … ensuite, Dieu avec la physique mais sans les maths pour expliquer comment multiplier les poissons, fallait déjà plus avoir la foi pour croire sérieusement … maintenant, Dieu avec l’école laïque et les maths modernes, c’est normal que l’humour des croyants soit …

CQFDich, nicht ?

RF – Paris, 2 novembre 2020 – #Confinemenr2 j5

Ps : je ne veux pas divulgâcher, comme on dit au masque et à la plume à la radio pour les #okboomers, mais si vous allez assez loin dans votre zoom-psy, on devrait vous dire que vous n’êtes pas (o)Dieu (mais si on vous dit que (votre) Dieu n’existe pas, et que pour vous même c’est très incertain, c’est que vous vous êtes trompé.e de we-binaire …

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