Ortograf 2.016 : mots (maux ? morts ? momies ?) du temps présent en français du 21ème siècle

Sartre avait emprisonné (empoisonné ?) le concept des mots au vingtième siècle, qui fut celui de l’image, n’en déplaise aux écrivains disparus avant l’an 2000. Le 21è siècle pourrait être celui des mots libérés, n’en déplaise aux amateurs de Twitter et des films muets.

Artist : à tout seigneur, tout honneur, Jean Dujardin a fait bouger les lignes, faute de dire les mots à l’écran. Bref, ça farte pour Brice de Nice, c’est le pied pour un Gars et une Fille et OSS 117 fait flotter à Hollywood le drapeau de Mongénéral et du Président René Coty.

BRICS : à tout seigneur aussi … le Brésil est le premier dans l’alphabet et le plus excitant des grands pays récemment émergés. Et puis, avoir osé construire dés les sixties la capitale du futur puis réinventer Rio au 21è siècle, chapeau bas au pays de la Bossa Nova.

Crise : qu’on se fasse une montagne des opportunités ou un film des risques, ou vice-versa, il y a du changement dans l’air du temps, de la Chine réveillée dans le pipeline et du gaz dans la continuité du fleuve tranquille en Europe. Quoi qu’on en dise ou pense à Paris.

Dégage ! : à part en Chine et en Russie où le changement dans la continuité est bien organisé par le Parti démocratique unique, l’époque est plutôt à l’alternance dans les régions où le pluralisme est institutionnel ou rendu possible par les circonstances.

Energie : quoi qu’on dise des panneaux solaires chinois, qu’on écrive sur le gaz de schiste ou qu’on pense du nucléaire made in France, et vice-versa, le réchauffement climatique est peut-être une bonne nouvelle pour l’Europe avec le pétrole à 120 dollars le baril.

Femme : on dit et écrit depuis un moment que la femme est l’avenir de l’homme. Le sujet est un peu démago la veille du 8 mars et fatalement polémique en saison électorale en Europe, même si Angela Merkel est « le seul dirigeant » sûr(e) de passer 2012. Dont acte.

Globish : like it or not, globish is here to stay. Non pas que ce soit une surprise que la langue du business, de la musique moderne et de l’internet s’impose, ni un bonheur que le Français soit devenu un luxe, même en France, mais soyons réaliste, exigeons le possible.

Horreur économique : pour moins de 4 Euros en édition de poche, l’essai pédagogique de Viviane Forrester paru au siècle dernier est une alternative à la masse de papier publié « à chaud » sur la crise et aux tombereaux de « contenus » inégalement crédibles sur internet.

iTruc : quoi qu’on pense de Jobs ou dise d’Apple, et vice-versa, et même si on préfèrerait que les MacBook soient fabriqués chez les Beach Boys et aussi solides qu’au vieux temps, il faut être de très mauvaise foi pour ne pas reconnaître que la pomme n’en est pas une.

Jeune (s’écrit aussi « Djeun ») : aussi incroyable que cela puisse paraître, les djeuns d’aujourd’hui n’étaient pas nés à la disparition du mur de Berlin et la plupart d’entre eux sera bientôt née après l’an 2000. Evidement, il va falloir adapter les éléments de langage.

Kyi (Aung San Suu) : Cristina Kirchner la rebelle était très « tendance » jusqu’à ce que le principe de réalité impose à l’Argentine l’austérité comme partout ailleurs. Aung San Suu Kyi, la patiente « Mandela d’Asie », pourrait être plus « iconique » au début du 21è siècle.

Logement (mal) : on est passé, en moins de temps qu’il n’en fallait pour sauver Boudu des eaux (Renoir, 1932), des Don Quichotte de Saint Martin à Cantona et la loi « véranda ». En attendant, les « Tanguy » ne sont pas prêts d’être propriétaires à Paris à 9000 € le mètre.

Mondialisation : cette fois, il faut se faire une raison, le rideau de fer est tombé sur le siècle dernier et le bruit a réveillé la Chine ; Inde et Brésil sont devenus très sérieux depuis 1 ou 2 décennies et les producteurs de matières 1ères ont pris le train du siècle.

Nicosie : les supporters de foot ont généralement autant de sens de l’humour que les militants politiques et autres croyants en uniformes (ce sont souvent les mêmes, ceci expliquant cela) mais les Grecs et d’autres Européens sourient en pensant à Chypre.

Oligarchie : la roue politique tourne, on a essayé pas mal de mots en « isme » au siècle dernier et personne n’est très sûr de la différence entre ceux en « cratie » et ceux en « archie » mais il est à peu près établi que « olig » a effacé « aristo », advienne que pourra.

PME : du temps de Colbert, on plantait des forêts de chênes pour découvrir le monde ; de celui de de Gaulle, on rêvait de sequoia géant californien en chantant small is beautiful ; 2012, on met les bonsaïs à geler au balcon. On a l’esprit d’entreprise(s) qu’on (h)mérite.

Qatar : avant, l’Orient faisait rêver les enfants de mille et une nuits et les plus grands de danse des 7 voiles … maintenant les petits devenus grands vendent des Airbus à Qatar Airways et ceux qui sont restés militants regardent le champion de France sur TV Qatar.

Rire : si l’on voulait paraphraser les « Dead White Writers » d’avant iPad et autres humoristes plus optimistes que le regretté Desproges et le regrettable Bedos, on dirait que le 21è siècle aura le sens de l’humour ou ne sera pas. Saint Groucho, priez pour nous !

Siri : de la plume d’oie au clavier virtuel en passant par la Remington, le Bic et la sténo, malgré les écrivains publics et autres Dragons, on a depuis des millénaires un problème pour écrire un peu vite. En attendant mieux, Siri aidera peut-être à tourner une page.

Talent : le 20è siècle a cherché sa voie entre héritage à préserver et nouvelles vagues à surfer,  et décidé … de préserver une sorte de statu quo entre anciennes et modernes élites. Avec le réchauffement climatique, le talent pourrait redevenir déterminant au 21è.

Union : il n’est pas impossible que les politiciens français abandonnent, comme les Russes, le mot « Union » (pourtant supposé gage de force) si l’UMP suit le chemin électoral de l’UDF. L’Europe aura seule la responsabilité de fédérer les citoyens du vieux continent.

Vent : on ne sait toujours pas très bien d’avance où le vent peut mener, quelques siècles après la découverte des alizés et bientôt 20 ans après celle du GPS, mais il s’en lève de nouveaux un peu partout, changement climatique ou pas. C’est intéressant, voire excitant.

Watt : on a du mal à savoir si l’Iran souhaite acheter des EPR made in France et à prévoir l’impact de Désertec + la voiture électrique + le Smart Grid sur le mix énergétique en Europe mais il y a 100% de consensus, il faut consommer moins et mieux d’électricité.

X (Generation) : post baby boomers (13)

Youtube :

Zorba :

On n’est pas obligé(e) de se passionner pour ou contre la dernière réforme (méforme ?) de l’ortograf du/des Français, mais on a le devoir (de mémoire ?) de respecter les mo(r)ts, entre autres.

RF – 4 février 2016

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Right heure, ça veut dire leur juste ? #Writer

Writer Café

épicékomsaéssaitou !

Un blogueur, c’est comme un écrivain (un  writer, en globbenglish), mais qui n’a pas besoin de vendre ce(ux pour) qu’il/elle (d)écrit pour payer son café, en général (certains gagnent leur vie avec leur clavier et/ou de la pub plus ou moins clandestine, comme les écrivains les plus habiles), qui peut net-land-arter dans le web sans trop de contrainte genre droit d’auteur tant que le web restera un espace de (relative) liberté, et de (relative) gratuité (certains écrivains chopent aussi leurs idées, voire leurs textes, dans le web, mais plus clandestinement), et qui ne se sent (en général) pas contraint par les exigences d’un éditeur, les humeurs de (é)lecteurs (faut voir les délires de dingochiants en descente de Prozac que ça chatouille quand on s’assied sur le Larousse, que ça gratouille quand on bouscule le Bescherelle, qui comptent les lignes et les sous-parenthèses comme ils/elles coupent les cheveux en quatre à leur club de Scrabble, bref qui kaskouillent grave en mode zéro humour et tolérance sous la ceinture de chasteté quand on joue à faire vivre un peu le(ur)s mo(r)ts), les votes sur Twitter, les avis (et vices) des tchatcheurs trop vus à la TV ou sur Youtube, et vice-versa.

Reno – 4 février 2016

PS : ceci médit, pour les vieilles (pas) chouettes de tous âges et autres hiboux bileux en tous genres qui n’aiment pas les writers, ni les blogueurs, y’a les chanteurs (honni que « The Voice » y pense, quoique franchement pas mal des petits et grands gosses qui passent à ce TV crochet sur chaines pour vieux ne sont pas pires que ceux qu’on voit en video-clip sur les sites internet pour ados très en retard) et (les dessins animés à) la TV …

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La Geek-économie est une (d)économie comme les autres …

La Geek-économie (en bref, les ‪#‎StartUp‬, le #Tech, les pouponnières subventionnées pour gamins sans cravates se prenant pour Zuckerberg sous le regard gourmand de requins en blue-jeans, les apparatchiks souriants du numéricosme, haut-fonctionnaires plus ou moins défroqués et autres pirates de la politique pari-politicienne surfant entre un cocktail du digitalocosme, une conférence « SAM* » et un voyage gratis FrenchTech), c’est comme l’économie normale sans ouvriers (ou avec des ouvriers et des codeurs dans un paradis social bossant 24/7/365 pour la filiale à Hong-Kong ou Singapour d’un sous-traitant taiwananais de boite américaine, japonaise ou coréenne logeant ses profits en paradis fiscal), sauf que les néo-capitalistes de maintenant qui exploitent comme avant des cadres en instance de burnout qui pressurent des stagiaires pas payés et des informaticiens pas tous très  malins pour pigeonner des clients d’autant plus irresponsables qu’ils payent à crédit gratuit (ou avec du pognon qu’ils croient gratuit parce que « c’est l’état qui paye », c’est pareil sauf que ça engraisse un peu moins d’aigrefins financiers, ou un peu moins directement) en suçant des subventions ou du crowdfunding sont plus jeunes que les vautours, escrocs et vautours escrocs d’avant le numérique partout pour tou(te)s et croient/prétendent faire de l’économie sociale, voire solidaire, ou même disruptive (sinon verte) …

Geek Economie

Mais what else pour essayer de créer un peu de job un tant soit peu économiquement viable, sinon très durable, pour des djeuns d’ici et maintenant #InRealLife au pays des #Frenchonomics réels et de la déconomie mixte dirigée dans le mur en klaxonnant par les bêtes à concours administratifs n’arrivant pas à trouver de stage dans le privé et les partenaires (sic) sociaux (re-sic) les plus archéocrétins du monde ayant l’électricité (rappel : le communisme, c’était -supposé être- les Soviets avec l’électricité, et le socialisme à la française, c’est les syndicats -dits ouvriers et réputés patronaux- avec EDF) ?

Frenchgeekonomics …

Reno – 4 février 2016

*SAM : Société d’Autoadmiration Mutuelle, c’est comme un sous-Davos, mais avec des experts moins vus à la TV, ou un TEdX, mais avec moins d’humour

frenchonomics1-1

 

 

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