Si Brassens avait le droit (d’auteur) de pasticher Mallarmé, j’ai bien le droit de copier-coller Brassens quand je manque d’inspiration sur le virus, la santé, les remèdes à ceci ou ceux-là, toussa-touça, en espérant que ce n’est pas un symptôme avant-coureur de pire, voire encore plus pire !
Le truc mieux avec le Covid_19 qu’avec les pestes d’antan, les guerres plus ou moins froides d’avant, et la mort plus ou moins subi(t)e avec olus ou moins de sang-froid de toujours depuis que l’homme a inventé Dieu, ou vice-versa, c’est que nous on peut profiter avant d’y passer dans plus ou moins d’atroces souffrances d’être plus ou moins confortablement confinés avec de plusnou moins bons bouquins, des écrans inégalement médiocre, et un truc plus ou moins confortable dans lequel se vautrer pour lire, écouter, ou même regarder du Desproges en attendant le pire, ou même le dernier sous-pire …
Etonnumourich, nicht ?
RF – Paris, dimanche 29 mars 2020, #ConfinementJour14
Ps : heureusement que personne n’a (encore) mis en cause les poulpes, pour cette regrettable affaire de virus chinois qui ventile ce(ux) que nous avons connu(s) façon puzzle et bourrepife notre mode de vivre ensemble en plein printemps urbi et orbi (enfin, dans l’autre moitié du monde c’est l’automne et en fait plein de nos camarades confinés ni très au nord, ni tellement au sud, ignorent d’autant plus le concept des quatre saisons qu’ils croient que Vivaldi est une société productrice de jeux vidéos) malgré les règles de confinement généralisé (le confinement, pas les règles, me prenez pas non plus pour un poulpe mou du Bescherelle) un peu partout et la distribution de masques pour presque tous quand ils ne serviront plus à rien ou de gin-tonic pour aider à pleurer les victimes sans trop de regrets, sinon de remords … heureusement pour les poulpes, sinon il y’a aurait un tsunami de poulpe bashing comme l’on canarde les politiciens jugés pas à la hauteur de la situation (et les autres), comme l’on vilipende les Parisiens émigrés dans des lieux de villégiature pour y vider les stocks de PQ et y remplir les hôpitaux, et comme l’on reproche au pangolin d’avoir fauté avec une chauve-souris …
J’ai beau avoir pas mal retourné l’appartement de fond en comble (façon de parler, pas encore été à la cave, et on n’a pas de grenier, ni de chambre de bonne), je ne retrouve pas cette fameuse K7 grise de musique « des mers du Sud », une curiosité allemande qui devait être intitulée « Süd See Melodien » et dont je ne me lassais pas jusqu’à l’année du bac, de même que je dégustais les bouquins d’Antoine sur ses voyages autour du monde en voiliers (d’abord le mythique Damien OM, puis un navire plus court baptisé « Voyage », je crois, plus adapté à la navigation solitaire lointaine, enfin un catamaran qui s’appelait peut-être « Voyage 2 ») et qui était encore plus fait pour pénétrer les lagons imposant un très faible tirant-d’eau, le clou de ma bibliothèque antoinesque ayant été acheté et dédicacé un peu plus tard, au salon nautique de Paris l’année de prépa … bref, je ne trouve pas mon crincrin d’ascenseur polynésien qui file la banane (jaune, si on est allergique, comme 99% des gens ayant des oreilles en état de marche autour d’un neurone au goût de ch… plus standardisé), même pas sur Youtube, et ça nuit gravement à mes expérimentations au hasard sur les sons susceptibles de faire repartir à sa niche le virus chinois en courant la queue entre les jambes comme un bébé pangolin nain poursuivi par une meute de chauve-souris excitées comme des tapirs en rut de printemps, et c’est bien dommage pour l’humanité confinée dont la survie au-delà du 1er mai est gravement menacée par la perspective de manque de papier à imprimer les autorisations de déplacement pendant la grève rituelle de la CGT Transport pour les vacances scolaires de Pâques.
N’empêche, je suis sûr, d’abord d’avoir vu cette satanée K7 quelque part au cours des 4 dernières décennies, ensuite qu’il doit bien y avoir dans le ouaibe des enregistrements authentiques des années d’avant le fonctionnariat de masse de Papeete à Mururoa et le tourisme généralisé de Bora-Bora à Rangiroa, enfin j’ai digitalisé le disque du Ukulélé Club de Paris trouvé chez je ne sais plus lequel des épatants marchands de vieux disques du Quartier Latin …
Nous tiendrons !
RF – Paris, 28 mars 2020 #ConfinementJour12
PS : c’est pas gagné d’avance, sans la K7 de musique polynésienne …