Je n’aime pas dire du bien, mais il y a des gen(til)s qui ont de bonnes idées, et la journée de la gentillesse, c’est plutôt un truc plus frais que la majorité des conneries bienpensantes pour tous sur lesquelles on nous e-extorque une douche de larmes de croco et/ou du fric à gogo.
Crédit : nsp, mais c’est offert avec gentillesse
Je n’aime pas non plus Le Monde, ce gratuit pour fonctionnaires abonnés aux frais des tribuables et étudiants des grandes écoles à la française en prépa (c’est papa qui paye), en cours de scolarité (les piles de journaux chics à volonté sont à l’entrée aux heures de passage et à la cafétéria entretemps), pendant les 30 ou 40 années de tanguysme (on ne repasse plus les journaux comme au bon vieux temps à Londres, les petits marquis le déplorent même quand la secrétaire ou stagiaire qui apporte le journal est acorte), puis pendant la retraite privilégiée (l’abonnement gracieux perpétuel au Monde est un des petits avantages acquis des hauts fonctionnaires et autres titulaires de fromages de la République les moins coûteux pour les tribuables subventionnant les parachutes dorés), mais la papier sur le bouquin « Être gentil n’implique pas d’être con » va plutôt bien avec le café http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2014/11/13/franck-martin-etre-gentil-n-implique-pas-d-etre-con_4522673_4497916.html
Je n’aime rien, surtout pas les gen(til)s, mais aujourd’hui, je ne leur dirai pas trop, histoire d’être bisounours, parce que faut pas non plus me prendre que pour un gentil, j’ai bien vu que la journée de la gentillesse tombe juste au début de la saison des achats de cadeaux de Noël.
On ne peut que se réjouir, ne serait-ce que pour ne pas partager l’acrimonie de l’acariâtre (du) FN, de l’internationalisation de Renault, qui avait raté l’aventure américaine il y a quelques décennies et n’a pas eu les moyens de très grandes ambitions dans les BRIC’s quand VW et d’autres constructeurs globaux aux poches profondes prenaient des positions fortes dans ces pays en forte croissance, mais s’est donné la chance du mariage avec Nissan et a gagné le pari du Low-Cost avec Dacia, en même temps, si on répond à la demande des pays étrangers en y délocalisant des capacités d’assemblage de pièces produites dans d’autres pays, ayant vocation à y être progressivement fabriquées, et en laissant 51% du capital de l’usine au gouvernement du pays partenaire, ça ne va pas trop aider pour la croissance et l’emploi en France, ni d’ailleurs pour les comptes publics puisque Renault exile fiscalement ses bénéfices comme toutes les boites correctement gérées, fut-ce par des fonctionnaires défroqués au patriotisme économique exemplaire sous le contrôle de l’Etat actionnaire et stratège au conseil d’administration …
Le sinistre aux affaires du Quai d’Orsay fait son job de représentation aux inaugurations de chrysanthèmes à l’étranger (en France, c’est le job du stagiaire de l’Elysée), et le gamin de Bercy a profité de l’occasion pour préparer sa sortie chez Renault ou autre CAC, tout en s’éloignant un peu de Paris où ça tangue un peu autour de son élyséen parrain, Jouyet.
Tout cela est rassurant, la France est encore la 5ème puissance économique mondiale, il y a encore des entreprises qui ont survécu au cocktail mortel du code du travail ubuesque et de la fiscalité assassine servi par des fonctionnaires politisés et qui parviennent à fabriquer ou assembler (à l’étranger, certes) des produits et services compétitifs sur les marchés internationaux, et à ne pas se laisser totalement infantiliser à l’export par les machins genre chambres de commerces, agences locales du tourisme entreprenarial, ou pôles dits de compétitivité, danseuses régionales du redressement productif ou paliatifs nationaux « à la BPIFrance, Ubifrance ou Coface « , mais comme fait dire Audiard à Gabin dans un vieux film « … et il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre » http://fr.wikiquote.org/wiki/Le_Président