Amok à Bali … Tristes Tropiques

https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-mardi-27-aout-2019

Les contemporains de l’auteur de « Tristes Tropiques » se réjouissaient de la perspective d’un tiers-mondisme en chantant, d’un esprit de Bandung qui illuminerait le chemin d’un monde nouveau bla-bla-bla pendant que les uns promettaient de nouvelles frontières, les autres des lendemains lyriques …

Bref, pas le temps de dialectiquer sur Levi-Strauss (le structuralisme, pas les fringues) versus De Villiers (SAS, pas le Puy du Fou), mais le G7 de Biarritz pendant que Brasilia déforeste et Jakarta achève les orang-outangs, après le COP21 de Paris en orchestre du Titanic, ce n’est plus la révolution verte en chantant, c’est le requiem pour un monde enterré sous les algues vertes et menacé par la montée des … non, pas seulement des eaux, « ismes » (ça, c’est pas nouveau).

We ( used to ? pretend to ? would like to be able to ?) love green …

RF – 29 août 2019

#Amok Vous avez voulu l’auto-détermination en chantant à Bandung … vous aurez l’auto-destruction décidée par Jakarta … c’est curieux, chez les humains, non, pas ce besoin de faire des phrases, cette pulsion de mort

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L’alarme du colibri

Quand les colibris basanés migrent en Alaska, les ours blancs (entre autres, et le bronzage de retour de vacances ne change rien à l’affaire) ont du mouron à se faire …

20 millions de dollars proposés par le G7 au Brésil pour l’aider à lutter contre les incendies en Amazonie … minuscule larme de colibri dans l’océan des agressions contre la nature en Amazonie et partout ailleurs … maladresse con…descendante des grands de ce monde fragile en CDD et en villégiature à Biarritz, envers un pays grand comme 20 fois la France qui n’est pas un mendiant attendant une petite pièce de charité internationale donneuse de leçons de morale depuis sa luxueuse université d’été.

N’empêche, qu’on soit stoïquement lucide, voire tristement cynique sur les causes et conséquences des incendies qui rongent entre autres les poumons de la terre en cours de déforestation sur tous les continents pour satisfaire les cupidités imbéciles et sur/malnourrir les obésités généralisées, ou qu’on soit plutôt en sympathie avec les symboliques agitations d’indiens dans la ville et autres manifestations d’activistes plus ou moins tartuffes, plus ou moins instrumentalisés, plus ou moins (contre) productifs, ça ne peut pas faire de mal que les leaders maxi mo(r)ts du G7 consacrent un petit bout de leur agenda à discuter d’enjeux environnementaux, et évoquent le sujet dans leurs communiqués de presse, faute de DJ #WeLoveGreen pour animer un peu la fête.

Bravo, et peu importe que la préoccupation environnementale soit du théâtre, voire du greenwashing plus ou moins con…sensuel, ca aurait pu être bien pire, profitons du moins pire tant que ça dure.

RF – 27 août 2019

PS : mais sans vouloir tomber dans le gnangnantisme pour enfants et zadistes à chèvres, je préfère la minimaliste sincérité spontanée (discutable, tout est discutable) du petit gourou des colibris, au concours de discours de retour de vacances tout bronzés de managers de transition cons…ternés du monde en crise répétant les éléments de langage de leurs cons…eillers et cons…ultants.

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À poil les shorts !

The Big Short n’est pas un nouveau code vestimentaire pour gamins blasés des pantalons sacs à patates à exhiber la raie des fesses, mais un film assez convaincant, voire accablant sur la dernière (jusqu’ici) grande marée basse boursière qui a mis pas mal de gens sur le sable.

Le boursicoteur amateur le plus inexpérimenté sait, comme l’étudiant en école de commerce en 1ère année de club d’investissement, et le lecteur des « western financiers » de vacances de feu Sulitzer, qu’on peut gagner (ou perdre) un pognon dingue en ne se contentant pas d’investir ses économies en actions de père de famille montant placidement en crachant du dividende permettant de payer les frais et les impôts, mais en jouant, comme les professionnels profitant autant de la cupidité de leurs confrères que de la naïveté des pigeons amateurs, et vice-versa, sur les écarts, voire à la baisse, via des options et autres warrants pour les besogneux, sur plein d’autres supports que les actions.

Bref, jouer à la baisse peut s’avérer formidablement rentable quand on sent bien venir les coups de grisou et autres forts mouvements de yo-yo sur tel ou tel marché, mais quand la mer descend, on voit au milieu des coques échouées qui se baignait à poil avec une bouée crevée …

Je dis pas que ceux qui ont bu la tasse parce qu’ils avaient piscine pendant le (petit) rebond boursier du vendredi 16 août vont se noyer, je dis que c’est l’occasion ou jamais de sourire en se rappellant la joyeuse formule du temps de la vraie corbeille : à poil les shorts !

Bon week-end.

RF – 17 août 2019

Bonus (à déguster très vite car le youtubeur qui a mis en ligne en vf, en détournant le titre, et en changeant légèrement la vitesse sans toutefois trop déformer les voix, ne trompera pas très longtemps les robots chargés de nettoyer les pirateries)

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